Autopont

Au second plan : un autopont du Mans, avenue Félix-Geneslay.

Un autopont est un pont construit pour améliorer la circulation routière et emprunté uniquement par des véhicules à moteur.

De façon générale, un autopont enjambe un carrefour ou un axe plutôt encombré d'ordinaire et permet à la circulation sur un axe privilégié et majoritairement chargé de s'écouler sans avoir à subir les arrêts (feux tricolores ou stop) d'un carrefour classique. La vitesse y est limitée, le plus souvent à 50 km/h. Il est très rare que des poids lourds, et plus encore cyclistes ou piétons puissent emprunter ce type d'ouvrage.

Le plus souvent, il s'agit d'une structure métallique « provisoire » supportant une chaussée bitumée à une voie de circulation dans chaque sens et, pour toute séparation entre ces voies, une ligne blanche continue. Le « provisoire » est le plus souvent d'une dizaine d'années.

Histoire des autoponts en France

Autopont de Grenoble en construction en 1967 par l'entreprise Debernardy
L'autopont à sens unique survolant la place Latule, à Bordeaux.

En , le Ministère de l’Équipement a lancé un concours pour la fourniture d'éléments d'autoponts standardisés pour faciliter la mise en œuvre de ces ouvrages dont on avait de plus en plus besoin. Le nom de ces ponts modulaires était viaduc Métallique Démontable (V.M.D). Chaque élément de tablier faisait 3,50 m de large et avait une longueur comprise entre 9 m et 30 m par pas de 3 mètres.

La Compagnie Française d'Entreprises Métalliques (CFEM) remporta le concours et le premier viaduc fut construit sur la rocade sud de Rennes en . 34 autres viaducs ont été construits par la suite suivant ce procédé.

En 1972, le système a été amélioré marginalement et les VMD de deuxième génération ont vu le jour. Le premier a été mis en service en à Savenay. 42 autres viaducs ont été construits représentant approximativement 12 000 tonnes d'acier laminé soudable.

Progressivement les VMD ont été démontés (remplacés par des carrefours plus urbains) et ont été stockés au Centre national des ponts de secours où, reconditionnés, ils sont loués pour rétablir en urgence ou provisoirement des communications.

Voir aussi

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Articles connexes

Notes et références

  1. ↑ « L'autopont a besoin d'une bonne toilette », sur lemans.maville.com, par Ouest-France, (consulté le ).
  2. ↑ X. S., « Circulation à Bordeaux : l'autopont de la place Latule fermé pour plusieurs jours », sur sudouest.fr, (consulté le ).
  3. ↑ Philippe Gallini, « Marseille : ces beaux projets d'extension qui déraillent », sur laprovence.com, (consulté le ).
  4. ↑ Sophie Manelli, « Marseille : au sud, le chantier du tram commencera-t-il… par la fin ? », sur laprovence.com, (consulté le ).
  5. ↑ « L'autopont des Chartreux rend son tablier », (consulté le ).
  6. ↑ Laurent Vanderbeken, « La déconstruction de l’autopont des Bruyères en 1990 », (consulté le ).
  7. ↑ Céline Lutz, « Lobau presque tout beau », sur lasemaine.fr, (consulté le ).
  8. ↑ Sylvie Callier, « Le Havre : l'autopont de Graville définitivement fermé, son démontage commence », sur france3-regions.francetvinfo.fr/normandie, (consulté le ).
  9. ↑ « [En images] Il n'y a pas si longtemps, les voitures roulaient sur des toboggans à Toulouse », sur actu.fr (consulté le )