| Titre original | Beau Masque |
|---|---|
| Réalisation | Bernard Paul |
| Scénario |
Bernard Paul Jean-Patrick Lebel Richard Bohringer d'après le roman de Roger Vailland |
| Acteurs principaux |
Luigi Diberti Dominique Labourier Jean-Claude Dauphin |
| Sociétés de production |
Francina International Cinévision UPF Verona Produzione |
| Pays de production |
|
| Genre | Drame, romance |
| Durée | 100 min |
| Sortie | 1972 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Beau Masque est un film franco-italien réalisé par Bernard Paul et sorti en 1972, adaptation du roman homonyme de Roger Vailland.
Dans une région de l'est de la France, Pierrette, une jeune ouvrière de l'usine locale de filature, se consacre entièrement à son action syndicale au détriment de sa vie privée, qui est réduite à pas grand-chose depuis qu'elle s'est séparée de son époux et qu'elle a confié leur enfant à la garde d'une parente. Elle rencontre deux hommes qui vont changer sa vie. Elle croise d'abord le chemin d'un émigré italien surnommé « Beau Masque », camionneur de son état. Ensuite, lors du bal organisé par le Parti communiste, elle fait la connaissance de Philippe Letourneau, le directeur de l'usine, un jeune fils de famille poussé par ses parents, actionnaires majoritaires de l'entreprise. Bien qu'attirée par Philippe, Pierrette ne donne pas suite à leurs premiers contacts, ne voulant pas compromettre son engagement syndical. C'est avec Beau Masque qu'elle noue une relation amoureuse. Mais une vague de licenciements, que le directeur ne maîtrise pas, précipite les protagonistes dans le drame.
Françoise Arnoul : « Christian Ferry, à la Paramount-France, s’est tout de suite intéressé au projet Beau masque. Les Américains exigeant une vedette dans la distribution, Bernard pensa à Jane Fonda. Ils avaient gardé de bonnes relations depuis Les Félins, de René Clément, où Bernard était assistant avec Costa-Gavras. Grâce à Élisabeth qui avait hébergé longtemps Jane et Vadim, nous avons réussi à la joindre au moment où, toujours fidèle à ses options, elle s’était engagée dans un nouveau combat, à Détroit aux côtés des Noirs. Bernard prit un charter et, au milieu des prises de parole de militants, Jane donna son accord pour être la Pierrette de Beau Masque. Le cœur battant, j’ouvris le télégramme de Bernard : « Jane is OK. » C’est tout ce qu’il savait dire en anglais. Christian Ferry mit en marche la production. […] D’abord, en y regardant de plus près, les Américains finirent par trouver que cette histoire faisait la part un peu trop belle à l’idéologie communiste. Ils traînèrent tellement les pieds avant de donner un accord définitif que, de report en report, Jane Fonda ne fut plus disponible. Bernard proposa alors à Christian Ferry d’engager une actrice moins connue. »
Françoise Arnoul : « Nous avions remarqué Dominique Labourier, et je m’étais même permis de suggérer à Jean Renoir de la rencontrer pour jouer la petite bonne du Roi d'Yvetot. Et, après avoir vu toutes les stars du cinéma italien, Bernard choisit pour le rôle de Beau masque un jeune acteur de théâtre, Luigi Diberti. »
Françoise Arnoul : « Nous avons cherché, Bernard et moi, les raisons pour lesquelles Beau masque n’était pas réussi. Il nous a semblé qu’il avait été gêné par son obsession de fidélité à l’œuvre de Vailland. Il avait changé l’époque du roman et s’était laissé piéger par un certain discours politique langue de bois, lié aux années d’après-mai 68. En revanche, ce qui reste de beau dans le film, ce sont les rapports entre les personnages, les relations de tendresse et d’amour. Ce qui vient de lui, de sa chair. »