Behind the Mask est une archive en ligne consacrée aux militants LGBT africains et aux droits des personnes LGBT en Afrique éditée à Johannesburg, en Afrique du Sud.
L'archive est fondée en 2000 par le journaliste néerlandais Bart Luirink et dans ses premières années, l'organisation est hébergée au sein des GALA Queer Archive.
Entre fin 2005 et début 2006, l'équipe du projet comprend onze personnes. À l'exception de quelques postes, la majorité du personnel était sud-africaine.
Le projet cesse ses activités en 2012 et le contenu de son site web est presque entièrement perdu. Bien que le site ait disparu, une partie des archives physiques et documentaires de Behind the Mask est préservée auprès de GALA Queer Archive.
L'objectif de l'archive est de soutenir les mouvements LGBT africains en leur fournissant des informations. Les articles sont rédigés en anglais, et certains sont traduits en français. Behind the Mask se concentre principalement sur l'Afrique du Sud, mais documente également les militants LGBT d'Afrique de l'Est et d'Afrique centrale, d'Afrique australe et d'Afrique de l'Ouest,.
L'une des missions principales du site est de contrecarrer la rhétorique de dirigeants politiques et religieux conservateurs africains (tels que Robert Mugabe au Zimbabwe ou Sam Nujoma en Namibie) qui affirment que l'homosexualité est un « produit d'importation colonial non-africain ».
Contrairement à d'autres sites web commerciaux ou communautaires LGBT de l'époque, Behind the Mask faisait le choix délibéré de ne pas afficher de contenus ou d'images à caractère érotique ou dénudé. Cette approche discrète vise à permettre une consultation plus anonyme et sécurisée, tout en mettant l'accent sur l'information brute.
Pour assurer son indépendance, le projet dépend entièrement de bailleurs de fonds étrangers (principalement européens et nord-américains). Parmi ses soutiens financiers historiques figurent les organisations hollandaises Hivos, Mama Cash et le Netherlands Institute of Southern Africa (NiZA), ainsi que les fondations américaines Atlantic Philanthropies et Astraea Lesbian Foundation. En raison de sa connaissance fine du terrain et de ses nombreux contacts, les donateurs occidentaux demandent fréquemment à l'équipe de Behind the Mask de se porter garante ou de valider la crédibilité de nouvelles organisations militantes africaines qui sollicitaient des financements.
Cette dépendance exclusive aux fonds du Nord vaut à l'organisation des critiques les accusant d'être les « marionnettes » des donateurs occidentaux. L'organisation défend cependant son autonomie éditoriale et sa capacité à adapter ces ressources aux réalités discursives africaines.