| Bellac | |||||
Vue générale de la ville depuis les rives du Vincou. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Nouvelle-Aquitaine | ||||
| Département | Haute-Vienne (sous-préfecture) |
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| Arrondissement | Bellac (chef-lieu) |
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| Intercommunalité | Communauté de communes Haut-Limousin en Marche (siège) |
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| Maire Mandat |
Pierre Autef 2026-2032 |
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| Code postal | 87300 | ||||
| Code commune | 87011 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Bellachons | ||||
| Population municipale |
3 537 hab. (2023 |
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| Densité | 145 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 46° 07′ 23″ nord, 1° 03′ 01″ est | ||||
| Altitude | Min. 175 m Max. 301 m |
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| Superficie | 24,42 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Bellac (ville-centre) |
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| Aire d'attraction | Bellac (commune-centre) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Bellac (bureau centralisateur) |
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| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Haute-Vienne
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
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| Liens | |||||
| Site web | www.bellac.fr | ||||
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Bellac est une commune française située dans le département de la Haute-Vienne, en région Nouvelle-Aquitaine. Ville du comté de la Marche sous l'Ancien Régime, Bellac est une des sous-préfectures du département : son arrondissement couvre huit cantons et 63 communes.
Ses habitants sont appelés les Bellachons.
La commune de Bellac est labellisée Village étape depuis 2010.

La ville de Bellac se situe près des monts de Blond, dans le Nord-Ouest de la Haute-Vienne et dans le nord du Limousin. La ville bénéficie d'un environnement préservé fait de paysages pastoraux et de forêts, traversé par de nombreux cours d'eau dont les plus importants sont la Bazine, le Vincou (affluent de la Gartempe et apprécié pour la pêche).
Bellac se situe dans le Centre-Ouest de la France, permettant ainsi la proximité de nombreuses villes importantes. Ville charnière entre le Limousin, les Charentes, le Poitou et le Berry, Bellac est à 380 km de Paris, 230 km de Bordeaux, 330 km de Toulouse, 245 km de Clermont-Ferrand, 105 km de Châteauroux, 100 km d'Angoulême, 80 km de Poitiers, 70 km de Guéret et 45 km de Limoges.
Les communes limitrophes sont Berneuil, Blanzac, Blond, Peyrat-de-Bellac, Saint-Junien-les-Combes et Val d'Issoire.
Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs.
Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.
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Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat complétée par des études régionales prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et en service de 1996 à 2012 permet de connaître l'évolution des indicateurs météorologiques. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après.
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| Températures (°C) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de chaleur date du record |
18,2 05.01.99 |
23,3 15.02.98 |
25,2 19.03.05 |
30,5 30.04.05 |
32,2 30.05.01 |
36,9 27.06.11 |
36,5 21.07.06 |
39,5 09.08.03 |
34,2 03.09.05 |
29 01.10.11 |
22,3 02.11.11 |
17,7 07.12.00 |
39,5 2003 |
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| Maximale moyenne | 8,1 | 9,8 | 13,3 | 16 | 20,2 | 24,1 | 25,6 | 26 | 22,3 | 17,6 | 11,2 | 8,2 | 16,9 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Moyenne | 4,8 | 5,7 | 8,3 | 10,6 | 14,6 | 18 | 19,4 | 19,6 | 16 | 13 | 7,6 | 4,9 | 11,9 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Minimale moyenne | 1,6 | 1,6 | 3,3 | 5,2 | 9 | 12 | 13,1 | 13,1 | 9,8 | 8,4 | 3,9 | 1,6 | 6,9 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de froid date du record |
−11,9 09.01.09 |
−17,5 09.02.12 |
−12,6 01.03.05 |
−3,4 17.04.12 |
−1,4 14.05.10 |
2,9 03.06.06 |
5 22.07.08 |
3,7 29.08.98 |
−1,3 25.09.02 |
−6,9 30.10.97 |
−10 24.11.98 |
−12,8 31.12.96 |
−17,5 2012 |
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| Précipitations | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Hauteur (mm) | 76,4 | 65,8 | 73,7 | 86,5 | 88,9 | 64,7 | 59,9 | 74,4 | 62,6 | 85,4 | 97,5 | 86,5 | 922,3 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Au , Bellac est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle appartient avec Peyrat-de-Bellac à l'unité urbaine de Bellac, une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est ville-centre,,. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bellac, dont elle est la commune-centre,. Cette aire, qui regroupe 11 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants,.

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (71,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (72,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (65,7 %), forêts (16,2 %), zones urbanisées (8,3 %), zones agricoles hétérogènes (5,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,4 %), mines, décharges et chantiers (1 %). L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).
Bellac se situe au croisement de la RN 145 (route Centre-Europe Atlantique - RCEA), de la RN 147 (qui relie Angers à Limoges en passant par Poitiers), de la D 951 (reliant Bellac à Chasseneuil-sur-Bonnieure en passant par Confolens), de la D 675 (qui relie la limite de la Vienne à la limite de la Dordogne en passant par Saint-Junien et Le Dorat), et au croisement de l'itinéraire Bis Paris - Espagne.
Toutes ces routes sont desservies par la déviation contournant la ville de Bellac (mise en circulation en ) et permettent donc de rejoindre le centre-ville.
La ville est également desservie par :
Le territoire de la commune de Bellac est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses, et à un risque particulier : le risque de radon. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle.
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d'être affectées par le risque d'inondation par débordement de cours d'eau, notamment le Vincou et la Bazine. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1988 et 1999,. Le risque inondation est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du plan de prévention des risques inondation (PPRI) de la « Vincou/Gartempe », approuvé le .

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 11,4 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (27 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national métropolitain). Depuis le , en application de la loi ÉLAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort,.
La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999.
Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d'exposition de la population aux rayonnements ionisants. Selon la classification de 2018, la commune de Bellac est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif.
Il existe plusieurs hypothèses fantaisistes sur l'étymologie du nom de lieu Bellac : bella (la guerre), bel (le lieu) et acum (élevé), Bella aqua : un lieu arrosé par de belles eaux, et pourquoi pas le beau lac ? ou encore 'bella' en dialecte marchois : en utilisant les monèmes du parlé ancien, bella peut dire 'bel' (fort) et 'la' (lieu) qui a muté en belle cité (bellac).
Toutes ces hypothèses, énoncées au XIXe siècle avec imagination, ne tiennent plus aujourd’hui. La toponymie possède ses règles et seules les formes anciennes peuvent donner la clé : Belac, vers 1175 ; de Bellaco, 1185 ; de Belaco, vers 1315 (pouillés de la province de Bourges, chronique d'Adémar de Chabannes). Au-delà du folklore, nous ne devons retenir que son étymologie gallo-romaine formée du nom d'homme latin Bellus et du suffixe -acum signifiant « le domaine (agricole) de Bellus ». Cette étymologie suggère que le site était occupé dès l'antiquité.
Ce nom de personne est peut-être un nom d'origine gauloise ou du moins un calque du gaulois belo, bello qui signifie « fort », « puissant », ce qui peut s'appliquer à un personnage (Belisama = « La très puissante », avec suffixe superlatif -sama) ou à la géographie (Bellodunon = « la muraille, ou forteresse, puissante » pour la chaîne alpine de Belledonne).
Le nom de la commune est prononcé [bə.la] ou [bɛ.la] en marchois, dialecte du Croissant, langue de transition entre l'occitan (ici dialecte limousin au sud) et la langue d'oïl (ici dialecte berrichon au nord).
Dans la première moitié du Xe siècle, le comte de la Marche, Boson le Vieux fonde sur un éperon rocheux au-dessus du Vincou, un château de bois aujourd’hui disparu.
La bourgade se développe grâce aux échanges commerciaux qui font du site de Bellac un carrefour entre le Limousin, la Marche, le Poitou et le Berry. Au milieu du XIIe siècle, Aldebert III, descendant direct de Boson, donne aux bourgeois de la cité une charte de libertés qui accélère le développement du commerce et la diversification des produits vendus. Un siècle plus tard, des tanneurs s’installent au bord du Vincou.
En 1531, Bellac est rattachée définitivement à la Couronne. Un an plus tard, François Ier autorise les bourgeois à établir quatre foires par an et un marché hebdomadaire, confirmant ainsi le destin commercial de la ville. À la même époque est fondé un hôtel-Dieu. Un siècle plus tard les Pères jésuites installent un collège.
Du 6 au , les Ligueurs assiègent sans succès la ville, puis se retirent.
En 1663, Jean de la Fontaine séjourne quelques jours à Bellac où il écrit la fable intitulée Le Coche et la Mouche.
En 1800, la cité marchoise devient l’une des sous-préfectures du département de la Haute-Vienne.
Sous le Premier Empire, le 138e régiment d’infanterie s’installe à Bellac. Le régiment disparaît après la débâcle de 1940.
De 1923 à 1928, au 4bis de la rue Denfer-Rochereau, des ateliers du garagiste Louis Jousset sortiront une douzaine de voitures, conçues et construites à Bellac (aucun exemplaire ne subsisterait aujourd'hui).
Le commandant Dumas, chef du maquis de Bellac, décide de créer plusieurs petits foyers de résistance dans le nord de la Haute-Vienne, dont un à Châteauponsac.
Au début de son existence en , il est composé de 14 hommes basés dans la grange d’une ferme isolée au Mas Jude.

En matière de sécurité, la ville possède une brigade de gendarmerie nationale et une police municipale. Concernant la justice, un Tribunal d'instance existait jusqu'au dans le centre-ville. Rayé de la carte judiciaire, il laisse place au niveau territorial à une simple médiation judiciaire organisée sous forme de permanences. Pour accéder aux tribunaux du ressort, il faut donc se rendre à Limoges. Les locaux de l'ancien Tribunal, qui datent du XIXe siècle, ont été reconvertis depuis en une médiathèque intercommunale donnant accès à tous les supports les plus complets en termes de références comme de qualité technologique, tout en ayant soin de préserver les qualités architecturales du bâti.
Dans son palmarès 2025, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008.
En 2023, la commune comptait 3 537 habitants, en évolution de −7,12 % par rapport à 2017 (Haute-Vienne : −0,34 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
La ville est dotée d'un hôpital sur le site Jolibois (hôpital intercommunal du Haut Limousin), d'un laboratoire d'analyses, de kinésithérapeutes, d'infirmiers, de cabinets dentaires, de cabinets médicaux, d'une clinique vétérinaire ou encore de pharmacies. La municipalité dispose également d'un centre pour handicapés adultes : l'A.R.E.H.A (Association Rééducation Éducation Handicapés Adultes).

La ville est dotée depuis 2002 d'un théâtre créé sous l'impulsion du festival de Bellac.
Le festival de Bellac est un festival de théâtre et d'arts de la scène, créé en 1953 en mémoire de Jean Giraudoux, natif de la ville. Il présente de nombreux spectacles de théâtre, de marionnettes, de cirque et d'arts de la scène.
Les armoiries de Bellac se blasonnent ainsi : |
« Conclusion : Marchois = dialecte occitan très influencé par les langues d'oïl, notamment le français »