| Bercheux | |||||
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| Communauté | |||||
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| Arrondissement | Bastogne | ||||
| Commune | Vaux-sur-Sûre | ||||
| Code postal | 6640 | ||||
| Zone téléphonique | 061 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Bercheutois(e) | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 49° 54′ 08″ nord, 5° 32′ 08″ est | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Région wallonne
Géolocalisation sur la carte : province de Luxembourg
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Bercheux est un village de la commune belge de Vaux-sur-Sûre, commune située en Région wallonne dans la province de Luxembourg.
Bercheux est situé en Ardenne centrale au pied sud de la ligne de crête méridionale qui suit l’axe de la dorsale du Massif ardennais, plus communément appelée la « dorsale ardennaise », ou le tracé de l'ancienne ligne de chemin de fer 163 Libramont-Saint-Vith via Bastogne et Gouvy (l'actuel Ravel).
Le point culminant du village est situé au lieu-dit Tainière, altitude 550 m. À cet endroit se situe un réservoir d'eau anciennement communal, aujourd'hui propriété de l'actuelle SWDE. On peut également y observer depuis plusieurs kilomètres aux alentours la tour radar météo de l'IRM.
Une autre particularité moins visible est que cet endroit se situe à la limite des bassins versants de la Meuse et du Rhin.
D'un point de vue infrastructure, Bercheux s'étend le long de la route nationale N85 qui relie Bastogne à Florenville (en passant par Neufchateau). Une autre voie principale la traverse au niveau de la « croisade ». Vers le nord-ouest, elle la relie vers Libramont/Saint-Hubert (route de Wideumont ou aussi localement nommée route de la gare). Vers le Sud, elle la relie vers Ébly/Léglise (route du Paradis ou aussi localement nommée route de Juseret). À un kilomètre au sud-est (entre Bercheux et Juseret) passe l’autoroute A26/E25.
Les lieux-dits principaux qui nomment sa campagne sont tantôt classiques (Noir bois - Gros bois - Bois de hêtre - Sur le frêne - La terre aux renards - La ronde fagne - Au dela de l'eau) tantôt surprenants (L'eau machot - Herguennet - Fonson - Gerataine - Le torry - Nazareth - Les cuvalles - Coûrè) ou simplement rappellent le passé (Derrière les tombes - Les huttes - Bois le Maire - Susseret).
L'origine du nom Bercheux pourrait être celtique, latine, germanique, francique ou multiple.
Traces de tombelles à Lionfaing.
Le Luxemburger Wort du dans sa rubrique "Grenze und Nachbarschaft" indique que deux archéologues de l'institut archéologique ont découvert une tombe celte. Une telle découverte avait déjà été réalisée en 1942.
Bercheux dépend de Nives (Nervia), la situation excentrée de Bercheux par rapport aux sièges de pouvoir a peut être donné à ses habitants une sensation de liberté.
Au cours des VIIIe et IXe siècles, les paroisses catholiques prennent leur identité définitive et les églises mères sont fondées. En raison de sa position aux confins de grands domaines, Bercheux reste pendant longtemps une quartes-chapelle (quarta capella) qui dépend de l’église pleine de Nives (integra ecclesia Nervia).
Saint Martin était souvent vénéré par les premiers chrétiens de l'Ardenne. Saint Martin est le patron de Bercheux et de son église-mère, Nives.
Saint Martin est aussi le patron de la paroisse de Martelange, fondée en 817.
Vers 1400, les campagnes sont dénudées de leurs forêts. Les habitants de Bercheux doivent s'approvisionner en bois dans la forêt d'Anlier ou se chauffer au genêt.
En 1527, Bercheux est pillé par les Français dans la guerre opposant François Ier et Charles-Quint.
Exactions commises par la bande de Robert II de la Marcq, seigneur de Sedan surnommé le «Sanglier des Ardennes»
Les habitants de l'époque deviennent méfiants envers les étrangers.
En 1591, des biens de la communauté sont vendus pour subvenir aux grandes nécessités des plus pauvres.
En 1598, signature du traité de Paix de Vervins qui met fin à la «Longue Guerre de France». Les villages de Haute-Sûre poussent un soupir de soulagement. Ils ont évité le pire et n’ont pas subi le sort de Bercheux, littéralement laminé par un siècle de misère.
De 1618 à 1648 se déroule la guerre de Trente Ans. En 1626, les manants des trois villages Lescheret Juseret et Bercheux remboursent 1700 florins à Robert du Monceau qui avait obtenu juridiction sur ces 3 villages. Bercheux dépend du marquisat d'Arlon et de la prévôté de Bastogne. En 1636, une épidémie de peste frappe la population. Cette épidémie de peste entraine la disparation du village de Susseret (étymologiquement "village en contre-haut"). Ses habitants déménagent vers Juseret (étymologiquement « village en contrebas »).
Ons Hémecht du publie un relevé cadastral attestant qu'en 1681 :
« Ferdinand d'Everlange, écuyer, tient du roi de France un quart de la Seigneurerie du Chêne sauf un douxième, la moitié du fief d'Obange à Bercheux, la moitié du fief de Vaux les Chêne.
Salomon d'Everlange, écuyer, tient du roi de France la moitié de la Seigneurerie foncière de Hollange et la moitié du fief d'Obange à Bercheux. »
Le roi en place à l'époque est Louis XIV.
En 1798 en Luxembourg a lieu la «Guerre des gourdins» (en luxembourgeois : Klëppelkrich) explosion de colère aussi naïve qu’inutile. Une embuscade au bois des Huttes tourne mal et deux Bercheutois sont condamnés à la guillotine en : Henri-Joseph Leroy et Pierre Gillet.[réf. nécessaire]
En 1802, Bercheux, Juseret et Lescheret, curé, vicaire et agents municipaux en tête, manifestent une opposition irréductible à la France. Le territoire subit une réorganisation administrative. L'abbé Reding fut un des prêtres contestataires du temps de l'Empire. Les prêtres contestataires appelés stévenistes du nom de l'évêque Mgr Corneille Stevens, refusaient de prêter le serment de fidélité à Napoléon comme en avait décidé le concordat de 1801. Bercheux et les villages voisins comptaient quelques foyers stévenistes au sein desquels se réfugiait l'abbé Reding poursuivi par la police impériale. Des offices clandestins sont célébrés dans la chapelle castrale de la ferme du Monceau.
Dans son livre L'Ardenne, ma famille (éditions Weyrich), Pascale Leyder raconte une anecdote comme quoi le mot stéveniste, quelques années plus tard, était plutôt perçu comme révolutionnaire.
Le 6 mars 1802 (15 ventôse an X) Bercheux et sa région font partie du département des Forêts (1795-1814). Bercheux est repris dans l’Arrondissement de Neufchâteau, canton de Sibret qui regroupe 19 localités.
En 1823, Bercheux intègre la commune de Juseret avec les villages de Lescheret, Ebly, Chêne, Maisoncelle et Vaux-lez-Chêne.
La population connait entre 1821 et 1900 une augmentation importante, grâce aux progrès réalisés dans l'agriculture. On passe en effet de 214 a 370 habitants.
En 1869, la Grande Compagnie du Luxembourg publie dans l'édition du Luxemburger Wort du les heures d'arrivée et de départ des trains (pour voyageurs et marchandises) effectifs à partir du .
3 trajets ont lieu entre Bastogne et Libramont. Les heures fixées en gare de Wideumont-Bercheux sont 7h01,10h18 et 3h56.
Les horaires dans le sens Libramont Bastogne sont : 8h30, 11h54 et 5h39.
La durée du trajet est de 1h00 à 1h15.
Cette ligne ferroviaire (ligne 163) est mise à l'arrêt pour les voyageurs en 1993, soit 124 ans après sa mise en service.
Elle est aujourd'hui réservée aux promeneurs et cyclistes (réseau RAVeL)
Dans son édition du dimanche 16 et lundi le journal L'Indépendance luxembourgeoise relate une étude à faire à propos d'une route reliant Bercheux à Freux ou Moircy en passant par la station de Wideumont.
De 1876 à 1878 est construite l'église actuelle du village.
En 1893, la grosse entité est séparée en deux communes : Juseret (trois villages et 2333 ha) et Ebly (quatre localités et 1851 ha). La paix est enfin revenue aux champs, après des siècles de misères.
En 1926, le maître d'école Martin reçoit du renfort en la personne du jeune instituteur Jean Jacquet.
Le bourgmestre de l'époque est Joseph Godenir, père de Léopold.
Dans la journée du , quelques familles quittent le village et participent sans le savoir à ce qui sera nommé plus tard l'exode.
En 1942, un aviateur anglais s'écrase au lieu-dit Aux Cuvalles. Il repose au cimetière de Bercheux.
Un monument aux morts et aux combattants des deux guerres est érigé à quelques mètres de l'église.
L'arrêté royal du officialise la fusion spontanée des communes de Vaux-lez-Rosières, Morhet et Nives. Celle-ci sera effective à partir du . Vaux-sur-Sûre est né et remplace Vaux-lez-Rosières.
Juseret fusionne avec Vaux-sur-Sûre lors de la fusion des communes de 1977.
Non loin de Bercheux se trouve Lionfaing, là où la Sûre prend naissance, à partir de plusieurs sources dispersées sur un plateau se situant à une altitude de 510 m.
Les sources et fanges sont nombreuses dans les environs, d'où l'utilisation courante du suffixe "-fange" "-faing" "-fagne" dans des dénominations de lieux-dits.
Notice explicative - Carte hydrogéologique de Neufchâteau - Juseret 65/5-6 (wallonie.be)
À la fin du XIXe siècle, l'instruction en milieu rural est souvent l'affaire des enseignant(e)s et des prêtres.
Parmi les enseignants jusqu'à la moitié du XXe siècle figurent : Martin, Jean Jacquet, Anna Huberty (épouse Dessoy), Palmyre Remacle.
Parmi les prêtres durant la même période.
| 1662-1674 | N. Senocq |
|---|---|
| 1676-1715 | Jean-Théodore Bontaillant |
| 1718-1752 | Joseph Philippin |
| 1752-1766 | Léonard Joseph Godart |
| 1768-1777 | Nicolas Gobert |
| 1778 | J. Mouzon |
| 1780-1796 | Jean-Conrad Reding |
| Guillaume | |
| Noël | |
| Docquier | |
| Bastin |
La paroisse de Bercheux est dédiée à saint Martin et englobe les villages de Juseret et Lescheret. L'église paroissiale actuelle a été construite de 1876 à 1878. Elle a fait l'objet de différents travaux de restauration : peintures et toiture.
La fête du saint patron donne lieu à un repas annuel l'un des premiers samedis du mois de Novembre.
Durant l'hiver, la troupe théâtrale locale, les Arlequins, interprètent depuis plusieurs années des comédies (en français et en wallon) lors des représentations théâtrales, pour le plus grand plaisir des habitants locaux ou voisins.
La kermesse annuelle a lieu le premier week-end du mois de Juin. Sa date a été déplacée car elle était fixée auparavant au week-end précédent la Pentecôte (Trinité).
Le village compte un club de football. Jusqu'en 2007, il porte le nom de R. US Bercheux (matricule 4344). Ce cercle s'illustre en atteignant les séries nationales du football belge en 2003. Relégué après deux saisons, le club revient en Promotion en 2006. Au terme du championnat, le matricule 4344 est de nouveau relégué. La direction de l'époque, atteinte par la lassitude et la démotivation, prend alors la décision drastique de cesser ses activités et de dissoudre le club. Le but est de renouveler les cadres et de redémarrer en bas de l'échelle. Un nouveau cercle est alors créé sous la dénomination de « FC Bercheux » auquel l'URBSFA attribue le « matricule 9510 ». Comme la province de Luxembourg ne compte pas de 4e provinciale (P4), le cercle débute en 3e provinciale (P3). En 2012-2013, il évolue en P2.
En sport automobile, le Rallye-Sprint de Bercheux se dispute chaque année aux environs de la mi-juillet.