Patella (mollusque)

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Patella
Description de cette image, également commentée ci-après
Patella vulgata en Galice
Classification
Règne Animalia
Embranchement Mollusca
Classe Gastropoda
Ordre Archaeogastropoda
Super-famille Patelloidea
Famille Patellidae
Sous-famille Patellinae

Genre

Patella
Linnaeus, 1758

Patella est un genre de mollusques gastéropodes brouteur vivant dans la zone de balancement des marées (estran).

Noms vernaculaires

Les espèces de ce genre portent divers noms vernaculaires : patelles, arapèdes, berniques, bernicles ou bernaches. Ce sont des dénominations régionales qui, selon les interprétations, peuvent désigner tout le genre ou les quelques espèces qui vivent dans la région en question. Patelle est le nom le plus générique en France.

La DGCCRF retient les appellations :

Description

Radula de Patelle vue à la loupe binoculaire
Bioérosion d'un rocher basaltique par sédentarisation des Patelles

La coquille de ce mollusque prend la forme d'un « chapeau chinois » appliqué contre les rochers. Les bords de la coquille s'adaptent parfaitement au relief de la roche. Ainsi, à marée basse, la patelle ne se dessèche pas.

Respiration

Equipée de branchies lui permettant de respirer dans l’eau de mer, la patelle ne dispose pas d’organes permettant une respiration aérienne. L’adhérence de la Patelle au rocher lui permet de conserver de l’eau de mer dans la cavité ménagée entre la coquille et le substrat, autorisant le maintien des échanges de gaz respiratoires. Par ailleurs des voies métaboliques anaérobies sont mises en œuvre pendant les périodes d’émersion.

Comportement alimentaire

Grâce à une radula très longue (sorte de ruban brun muni de petites dents), la patelle râpe les petites algues à la surface des rochers. Une équipe de chercheurs a découvert que ces petites dents ont la résistance à la traction la plus élevée du règne animal : entre 3 et 6,6 gigapascals. Bien plus qu'un fil d'araignée et égale aux fibres synthétiques. Cela est dû à des nanofibres de goethite.

Pour se nourrir, Patella vulgata quitte temporairement (4-5 heures) son point d'ancrage, généralement pendant la nuit, au cours de la marée haute, s'éloignant jusqu'à 1-1,5 mètre pour brouter des micro-algues. Au cours de ce déplacement elle dépose du mucus à la surface du substrat, formant une piste. Ensuite, elle retourne à son point de fixation en suivant sa piste afin de digérer son repas, se rétablissant dans l'orientation initiale, les contours de la coquille épousant parfaitement son empreinte laissée dans le rocher, où leur coquille peut user une rainure circulaire dans la roche, même lorsque celle-ci est dure[pas clair]. Dans les substrats tendres comme la roche calcaire elle creuse grâce à une sécrétion acide une cavité appelée cupule dans laquelle elle s'encastre : cela lui permet de mieux résister à l'assaut des vagues.

Rôle écologique

Outre les micro-algues, la patelle commune (Patella vulgata) consomme également les grandes algues (ascophylles et fucus), détruisant les vastes zones végétales que celles-ci forment sur le littoral atlantique, notamment en Bretagne, et qui constituent un abri pour de nombreuses espèces de l'estran.

Alors que l'on considérait que l'absence d'algues brunes sur les côtes rocheuses battues par les vagues était due à l'action mécanique de la mer, ce sont les brouteurs et essentiellement les patelles qui sont les premiers responsables de cette situation. L'élimination des patelles sur une zone s'étendant entre l'île de Man et le sud du Portugal s'est suivie d'une recolonisation des rochers par les algues brunes, particulièrement nette dans le nord de la zone étudiée.

La patelle joue un rôle important dans la préservation de l'écosystème de la zone intertidale.

Pêche et utilisation culinaire

La patelle est très facile à pêcher, puisqu'elle est visible à marée basse sur les rochers. Il faut cependant se munir d'un bon couteau. Néanmoins, elle est peu pêchée : sa chair est réputée assez coriace, notamment chez les spécimens les plus gros. Elle peut être consommée crue ou cuite : hachée, par exemple dans une sauce « bolognaise » aux patelles, ou poêlée dans du beurre aillé ou persillé. Certains en dégustent sous forme de pâté.

En Bretagne particulièrement, elle est consommée depuis très longtemps, car elle constituait le plat du pauvre. On la prépare souvent au four, avec une persillade et des pommes de terre. Il est recommandé de retirer la radula de la tête avant de cuire les patelles, sans quoi elles auront un goût amer et seront particulièrement dures. Pour ce faire, on presse le centre du mollusque de manière à faire sortir la radula et la tête : on peut alors l'extraire facilement à l'aide d'un couteau. La cuisson est ensuite réalisée au four en une dizaine de minutes.

Liste des espèces européennes

Liste des espèces européennes :

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Liens externes

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Notes et références

Références taxonomiques

Références

  1. ↑ Sandrine Heusser, « Vivre fixé : une adaptation des fonctions végétatives », Université Jean Monnet de Saint-Étienne, (consulté en )
  2. ↑ « Le matériau le plus solide du monde vivant est fabriqué par la bernique », sur industrie-techno.com (consulté le ).
  3. ↑ Selon le DORIS, Données d'Observations pour la Reconnaissance et l’Identification de la faune et de la flore Subaquatiques ((fr) DORIS : espèce Patella).
  4. 1 2 3 4 http://www.tela-botanica.org/page:ceintures_fucacees?langue=en.(starving_limpets) .
  5. ↑ Coleman, R.A., Underwood, A.J., Benedetti-Cecchi, L., Aberg, P., Arenas, F., Arrontes, J., Castro, J. Hartnoll, R. G., Jenkins, S.R., Paula, J., Della Santina, P. & Hawkins, S.J., 2006. A continental scale evaluation of the role of limpet grazing on rocky shores. Oecologia. 147:556-564.
  6. ↑ Christiaens, J. 1973. Révision du genre Patella (Mollusca, Gastropoda). Bull. Mus. natl Sci. Nat. 182: 1305-1392.