Black Belt

Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voir Black Belt (homonymie).

Si ce bandeau n'est plus pertinent, retirez-le. Cliquez ici pour en savoir plus.
Si ce bandeau n'est plus pertinent, retirez-le. Cliquez ici pour en savoir plus.

Cet article ne cite pas suffisamment ses sources ().

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références ».

En pratique : Quelles sources sont attendues ? Comment ajouter mes sources ?
Comtés dont plus de la moitié de la population est noire en 2020 aux États-Unis.

La Black Belt (en français : « ceinture noire ») est une zone géographique en forme de croissant située dans le sud-est des États-Unis. Elle se caractérise par une très forte concentration de population afro-américaine,. Elle englobe généralement environ 600 comtés répartis dans treize États : l'Alabama, l'Arkansas, la Floride, la Géorgie, le Kentucky, la Louisiane, le Maryland, le Mississippi, la Caroline du Nord, la Caroline du Sud, le Tennessee, le Texas et la Virginie.

Histoire

Origine du nom et société de plantation

Le terme « Black Belt » désigne à l'origine une bande de terre fertile et sombre, héritée d'anciens fonds marins du Crétacé. Cette richesse agricole a permis l'essor de vastes plantations de coton et de tabac, qui reposaient massivement sur l'esclavage au XIXe siècle.

Densité de population noire par comté, selon le recensement de 2000.

Dans son autobiographie Up from Slavery (1901), l'éducateur Booker T. Washington décrit cette évolution :

« On me demande souvent de définir ce qu’est la Black Belt. Pour autant que je sache, ce terme fut d’abord utilisé pour désigner une région du pays dont la terre avait une couleur caractéristique. [...] Plus tard, en particulier après la guerre, ce terme ne fut plus utilisé que dans un sens politique, pour désigner les comtés où la population noire était plus importante que la blanche. »

Le terme a également été utilisé pour désigner le quartier afro-américain de South Side à Chicago, du début du XXe siècle jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Déclin agricole et Grande Migration

La fin de la guerre de Sécession et l'abolition de l'esclavage bouleversent l'économie locale. Par la suite, l'érosion des sols et la propagation du charançon du cotonnier portent un coup fatal à la culture du coton. Le métayage s'impose alors comme le principal mode de production.

À partir de 1945, la mécanisation de l'agriculture accélère la Grande Migration : de nombreux Afro-Américains quittent la région pour le Midwest et la côte Ouest. Le terme « Black Belt » finit par désigner les comtés où la population noire dépasse 25 % ou 50 %, selon les définitions retenues.

Caractéristiques socio-économiques

Aujourd'hui, ces comtés connaissent un fort déclin rural et souffrent de graves lacunes dans leur système éducatif. Ils cumulent les difficultés sociales : pauvreté, problèmes de santé, habitat dégradé et chômage,. Si ces difficultés touchent majoritairement les Afro-Américains, elles n'épargnent pas non plus les Blancs de la région.

Un pôle de production automobile

Depuis les années 1990, ces États ont considérablement développé leur industrie automobile, concentrant aujourd'hui près de 15 % de la production nationale. Alors que les « Big Three » (General Motors, Ford et Chrysler) restent majoritairement implantés dans la Manufacturing Belt, les constructeurs japonais (dont Toyota) ont bâti leurs usines dans le Sud-Est. Ils y trouvent des salaires moins élevés, une faible syndicalisation et un dumping fiscal omniprésent. Cette dynamique profite particulièrement au Tennessee, au Kentucky, à l'Alabama, aux deux Carolines et à la Géorgie.

Notes et références

  1. 1 2 3 (en) « Black Belt », sur Encyclopaedia Britannica (consulté le )
  2. ↑ (en) « Black Belt, The », sur Oxford Reference (consulté le )
  3. 1 2 (en) Ronald C. Wimberly et Libby V. Morris, The Southern Black Belt: A National Perspective, Lexington, TVS Regional Development Institute, (ISBN 978-0945083153)
  4. ↑ (en) James Edward Mills, « What Black history has to do with the Cretaceous period », sur National Geographic, (consulté le )
  5. ↑ (en) Booker T. Washington, Up from Slavery, New York, Doubleday, Page & Co., , 108-109 p. (lire en ligne)
  6. ↑ (en) « Bronzeville », sur Encyclopaedia Britannica (consulté le )
  7. ↑ (en) « Statistical Atlas of the United States », sur Smithsonian Libraries (consulté le )
  8. ↑ (en) « Great Migration », sur New Georgia Encyclopedia (consulté le )
  9. ↑ (en) Ia Polyt et Erstad Ic, « Quality of Life Trends in the Southern Black Belt, 1980-2005: A Research Note », Journal of Rural Social Sciences, vol. 25, no 2,‎ , p. 175-182 (lire en ligne)
  10. ↑ (en) Ruth D. Peterson, Lauren J. Krivo et John Hagan, The Many Colors of Crime: Inequalities of Race, Ethnicity, and Crime in America, New York, New York University Press, , 122-137 p. (ISBN 978-0814767207)
  11. 1 2 3 Laurent Carroué, « Le cœur de l’automobile américaine a cessé de battre », Le Monde diplomatique,‎ , p. 18 (lire en ligne)

Voir aussi

Bibliographie

Liens externes