
Le calendrier celtique était le calendrier de la civilisation celtique. Selon les sources irlandaises, branche celtique qui a subsisté, l'année celtique était rythmée par quatre grandes fêtes religieuses au caractère obligatoire, dont deux majeures : Samain au ou (selon notre calendrier) et Beltaine au ou , et deux de moindre importance : Imbolc le 1er ou le et Lugnasad le . La source majeure qui nous renseigne sur le calendrier celtique est le calendrier de Coligny, qui date de l'époque gallo-romaine.
Les druides, qui tiraient leur nom du mot celtique deru signifiant chêne[réf. nécessaire], étaient vraisemblablement chargés de régler la division du temps chez les Gaulois. Leurs années étaient purement lunaires[réf. nécessaire] et regroupées par périodes de 30 ans. ils mesurent le temps par le nombre des nuits et non par celui des jours, la nuit précède toujours le jour. Ils comptaient donc par nuits et non par jours. C’est par un reste de cette coutume que les Anglais disent encore aujourd’hui dans leur langue : « this day sennight, this day fortnight » (dans sept nuits, dans quatorze nuits). Les anciens Germains, avaient aussi le même usage. Les paysans, dans plusieurs provinces de France, disent aussi « à nuit, » au lieu « d’aujourd’hui », ce qui pourrait bien être un reste de l’ancien usage de compter par nuits. En occitan, anuèit signifie « aujourd'hui » (du gaulois *ad-noxt ?)[réf. souhaitée].
Le calendrier de Coligny, principal témoignage sur le comput du temps chez les Celtes, indique une année de douze mois, chacun divisé en deux quinzaines. Le cycle commence avec le mois de samonios (vers novembre) et s’achève avec cantlos (octobre). L’année débute au premier quartier de lune précédant la fête de Samain, qui marque la transition entre l’année ancienne et la nouvelle. De nature lunaire, ce système fait commencer mois, années et cycles de trente ans au sixième jour de la lune, lorsque celle-ci est « dans toute sa force » mais avant la mi-parcours, ce qui rend toute correspondance fixe avec notre calendrier impossible. Les dates ne retrouvent une équivalence que de manière cyclique, tous les dix-neuf ans.
L’année est divisée en deux moitiés : la période sombre (samonios à cutios), correspondant approximativement à novembre-avril, et la période claire (giamonios à cantlos), de mai à octobre. Conformément au témoignage de César, les Gaulois mesurent le temps en nuits plutôt qu’en jours, faisant débuter la journée avec la nuit. Ce principe, cohérent avec un calendrier lunaire, imprègne à la fois le découpage annuel et les repères festifs.