
Le Car Allowance Rebate System (CARS) est un programme fédéral américain destiné à inciter les citoyens américains à acquérir une automobile neuve, plus économe en essence, tout en se départissant de leur vieux véhicule. En anglais américain, le programme est surnommé cash for clunkers (littéralement, « [argent] comptant pour tacots »), alors qu'en français, c'est plutôt « prime à la casse ».
Lorsque le programme a été lancé en , un montant de 1 milliard USD a été versé dans son fonds de « compensation ». Au début d', le Congrès des États-Unis a bonifié le programme en y ajoutant 2 milliards USD supplémentaires. Le programme a vu son terme officiellement fixé le à 20h00 EST.
Le programme a officiellement démarré le , mais le traitement des demandes a commencé le . Le fonds initial de 1 milliard USD était épuisé au , bien en avance sur la date prévue du ,. Devant ce succès imprévu, le Congrès des États-Unis a voulu le prolonger en tentant de trouver 2 milliards USD additionnels. Le , la Chambre des représentants des États-Unis a approuvé le prolongement du programme. Le Sénat des États-Unis a approuvé la prolongation le .
Vers la mi-, environ 457 000 tacots ont été échangés contre des automobiles neuves, ces échanges ayant coûté environ 1,9 milliard USD.
Le , le Secrétaire au Transport des États-Unis Ray LaHood a annoncé que le programme se terminait officiellement le à 20h00 EST,. Après cette annonce, plusieurs concessionnaires ont décidé de cesser de participer au programme dès le , à cause des délais et d'une certaine lourdeur bureaucratique.
Au total, près de 700 000 véhicules ont été achetés grâce à cette prime qui a coûté plus de 2,8 milliards de dollars.
Plusieurs modèles des marques Audi, BMW et Acura sont considérés comme des tacots par la loi, ce qui rend peu crédible la définition que fait cette loi du mot « tacot ».
Selon une journaliste du Washington Post, le programme est une « subvention déguisée pour l'industrie automobile », car la loi, ne s'appliquant pas aux automobiles usagées, incite les gens à s'endetter encore plus et n'oblige pas à ce que les véhicules achetés soient nettement moins gourmands en essence.
En pratique, le programme a permis le remplacement de voiture polluantes (en moyenne 14,89 l/100km) par des voitures moins polluantes (9,2 l/100km), soit une amélioration de 61 % par auto.