| Fatouville-Grestain | |
Vue de Fatouville vers la vallée de la Seine. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Eure |
| Arrondissement | Bernay |
| Intercommunalité | CC du Pays de Honfleur-Beuzeville |
| Maire Mandat |
Brigitte Pourdieu 2026-2032 |
| Code postal | 27210 |
| Code commune | 27233 |
| Démographie | |
| Gentilé | Fatouvillais |
| Population municipale |
701 hab. (2023 |
| Densité | 68 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 24′ 28″ nord, 0° 19′ 45″ est |
| Altitude | Min. 0 m Max. 112 m |
| Superficie | 10,26 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Honfleur (banlieue) |
| Aire d'attraction | Le Havre (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Beuzeville |
| Législatives | 3e circonscription de l'Eure |
| Localisation | |
| modifier |
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Fatouville-Grestain est une commune française située dans le département de l'Eure en région Normandie.
Situé en rive gauche de l'estuaire de la Seine, la commune est connue notamment pour contenir l'ancienne abbaye de Grestain et d'autres édifices protégés au titre des monuments historiques.
Elle dispose également d'un riche patrimoine naturel avec de nombreuses zones protégées au titre de l'environnement.
Fatouville-Grestain est une commune du nord-ouest du département de l'Eure située au bord de l'estuaire de la Seine et à proximité du département du Calvados.
Selon l'atlas des paysages de Haute-Normandie, elle appartient à la région naturelle du Lieuvin. Toutefois, l'Agreste, le service de la statistique et de la prospective du ministère de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt, la classe au sein du pays d'Auge (en tant que région agricole).
La commune est à moins de dix kilomètres à l'est de Honfleur, à autant de Beuzeville et à environ dix-sept kilomètres de Pont-Audemer.
Elle se trouve dans l'aire d'attraction du Havre, dans l'unité urbaine de Honfleur ainsi que dans son bassin de vie, et dans la aire d'emploi de Honfleur - Pont-Audemer
La superficie de la commune est de 1 026 hectares, l'altitude varie entre 0 et 112 mètres.

La commune est située dans le bassin Seine-Normandie.
Elle est limitée au nord par l'estuaire de la Seine, et est également drainée par le canal de Retour d'Eau, la Vilaine et un de ses bras,,.
Le canal de Retour d'eau, d'une longueur de 10 km, prend sa source dans la commune de Berville-sur-Mer et se jette dans la Seine à Honfleur, après avoir traversé cinq communes.
La Vilaine, d'une longueur de 11 km, prend sa source dans la commune de Beuzeville et se jette dans le canal de Retour d'eau sur la commune, après avoir traversé cinq communes.
Deux plans d'eau complètent le réseau hydrographique : le plan d'eau 1 de la commune de Fatouville-Grestain (1,1 ha) et l'Inglemare (0,2 ha),.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 893 mm, avec 12,8 jours de précipitations en janvier et 8,7 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Boulleville à 6 km à vol d'oiseau, est de 11,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 851,2 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 41,3 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12,3 °C, atteinte le .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Au , Fatouville-Grestain est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022.
Elle fait partie de l'unité urbaine de Honfleur, une agglomération inter-départementale dont elle est une commune de la banlieue,.
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction du Havre, dont elle est une commune de la couronne,. Cette aire, qui regroupe 116 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants,.
La commune, bordée par la baie de Seine, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit.

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (75,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (75,6 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (50,9 %), forêts (23,7 %), terres arables (18,5 %), zones agricoles hétérogènes (6,2 %), eaux maritimes (0,7 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).
La commune est constituée de plusieurs hameaux répartis sur le plateau, autour du bourg de Fatouville, généralement à une centaine de mètres d'altitude ; c'est le cas pour les hameaux de la Côte, de la Terrerie, du Feugré et pour la plaine d'Inglemare, par exemple. D'autres sont situés à des altitudes plus proches du niveau de la mer, c'est le cas pour les hameaux de Joble, Grestain et Carbec.
En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 433, alors qu'il était de 431 en 2016 et de 403 en 2011.
Parmi ces logements, 70,6 % étaient des résidences principales, 23 % des résidences secondaires et 6,4 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 97,6 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 2 % des appartements.
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Fatouville-Grestain en 2022 en comparaison avec celle de l'Eure et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (23 %) supérieure à celle du département (6,2 %) et à celle de la France entière (9,7 %).
| Typologie | Fatouville-Grestain | Eure | France entière |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 70,6 | 86,1 | 82,3 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 23 | 6,2 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 6,4 | 7,6 | 8 |
L'aménagement du territoire de Fatouville-Grestain est abordé au travers de trois documents :
La commune a inauguré en une nouvelle salle des fêtes (l'ancienne salle qui n'étant plus aux normes a reçu une nouvelle affectation), par ailleurs, il est projeté de bâtir une nouvelle école.
En dehors de la commune mais à proximité de celle-ci (à moins de 5 kilomètres au nord à vol d'oiseau), deux équipements majeurs sont projetés pour la zone industrielle et portuaire du Havre :
Situé dans une région riche en voies de communication (voie navigable de la Seine, deux autoroutes A13 et A29, deux franchissements routiers de la Seine avec le pont de Normandie et le pont de Tancarville), le territoire de la commune est traversé par deux routes départementales qui sont sur l'itinéraire de Pont-Audemer à Honfleur : la D 180 située sur le plateau et la D 312 qui longe l'estuaire de la Seine de la Risle jusqu'à Fiquefleur-Équainville.
Fatouville-Grestain est bordée au nord par la Seine ouverte au trafic de navires de gros tonnages.
Les transports publics sont accessibles dans les communes voisines de La Rivière-Saint-Sauveur (arrêt sur la ligne de car Trouville/Honfleur/Le Havre), de Pont-l'Évêque et du Havre (gares SNCF de voyageurs sur la Ligne de Paris-Saint-Lazare au Havre et la ligne de Paris-Trouville/Deauville).
Le nom de la paroisse est mentionné sous la forme Fastovilla (cartulaire de Préaux) vers 1140 , Fastouville en 1782 (Dict. des postes).
Il s'agit d'une formation médiévale en -ville au sens ancien de « domaine rural », composée avec le nom de personne vieux norrois Fastulfr ou germanique Fastulf. C'est ce même nom qui aurait été repris par Shakespeare sous la forme altérée Falstaff. Il existe plusieurs autres Fatouville en Normandie, mais pas ailleurs en France, ce qui fait préférer l'hypothèse scandinave. FastulfR ou Fastúlfr sont les formes norroises du nom de personne, le vieux danois a Fastulf. Il s'agit d'un composé des éléments germaniques FAST « dur, ferme » et ULF « loup ».
Le nom de l'abbaye et de la localité sont attestés sous les formes Grestano vers 1050 ; S. Maria Gresteni en 1113 (roul. des morts) ; Grestanum (Neustria pia) ; Gresten en 1185 (Robertus de Monte) ; Grestenus en 1228 (cart. de Jumiéges) ; Gratin en 1249 ; Gratain en 1254 ; Grestain en 1257 ; Grestanus en 1254 (Gall. christ.).
Il s'agit peut-être d'un type toponymique issu du vieil anglais great « grand, élancé » + stān « pierre » (il faut comprendre grēat, forme écrite du vieil anglais, great étant de l'anglais moderne). Dans ce cas, il serait synonyme de Garston (Lancashire, Grestan 1094.)». Cependant, les formes suivantes ne vont pas nécessairement dans le sens de la forme précoce latinisée Grestano. En effet, le type Gresteni ou Gresten dont le second élément est -sten(i) implique plutôt d'avoir recours au vieux norrois steinn « pierre », le toponyme n'étant pas par ailleurs attesté sous la forme *Grestan. En ce qui concerne le premier élément Gre-, il n'existe aucune trace de la présence d'un [t] qui puisse confirmer l'hypothèse great, bien que l'alternance des formes en gre- et en gra- soit compatible avec l'articulation de la diphtongue ēa du vieil anglais. En revanche, on peut y voir l'ancien scandinave gráa, forme déclinée de grár « gris », d'où le sens global de « pierre grise » qui pourrait faire référence à un mégalithe en grès ou en calcaire gris (sorte de calcaire qui contient de la silice), à l'emplacement duquel l'abbaye a été fondée (tout comme l'abbaye de Graville, en un lieu nommé Grestain également). Il existe un lieu homonyme en Islande, Grásteinn qui désigne une pierre grise et également gråstein qui désigne tout type de pierre grise en norvégien.
Le passage de Gra- à Gre- ne va pas de soi phonétiquement, mais on constate le même phénomène dans le mot regretter, attesté au Moyen Âge généralement sous les formes regreter mais parfois aussi regrater et qui passe pour un emprunt au vieux norrois gráta « pleurer, se lamenter, déplorer », peut-être influencé phonétiquement par l'anglais grētan de sens proche. Dans le cas de Grestain, il est possible que le vocalisme du premier élément ait été influencé par le vieil anglais græġ « gris ».
Grestain a été ajouté comme déterminant complémentaire à Fatouville lors du rattachement de l'ancienne commune de Carbec-Grestain en 1844.
Le nom du lieu est attesté sous la forme Carebec à la fin du XIIe siècle.
Du nom de personne scandinave Kári que l'on retrouve dans les nombreux Carville et Cartot de Normandie et de l'appellatif bekkr, terme vieux norrois signifiant « ruisseau », présent dans de nombreux hydronymes et toponymes normands en -bec. Ce nom faisait sans doute référence à la Vilaine ou à un petit affluent, ruisseau à la source duquel le village est situé.
Le nom de Carbec était avant la création de la commune de Fatouville-Grestain utilisé dans le toponyme Carbec-Grestain, né du rattachement de l'ancienne paroisse de Saint-Ouen de Grestain à celle de Carbec en 1743.
En 1040, le comte Herluin de Conteville y fonde l'abbaye de Grestain (où est inhumée son épouse, Arlette de Falaise, mère de Guillaume le Conquérant).[réf. nécessaire]
En 1345, Simon Houël acquiert le fief de La Pommeraye dont le siège est à Berville-sur-Mer[réf. nécessaire]
En 1757, l'abbaye de Grestain est fermée et les bâtiments sont en partie détruits en 1766.
La commune de Fatonville, instituée par la Révolution française, absorbe le celle de Carbec-Grestain et prend son nom actuel de Fatouville-Grestain.
La commune se trouve depuis 1926 dans l'arrondissement de Bernay du département de l'Eure.
Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Beuzeville. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 d'un nouveau canton de Beuzeville porté de 16 à 62 communes.
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la troisième circonscription de l'Eure.
Fatouville-Grestain était membre de la petite communauté de communes du canton de Beuzeville, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 2000 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Dans le cadre des dispositions de la Loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (loi NOTRe), qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants (sauf dérogation), cette intercommunalité a fusionné avec la communauté de communes du pays de Honfleur pour former, le , la communauté de communes du Pays de Honfleur-Beuzeville dont est désormais membre la commune.
Par ailleurs la commune de Fatouville-Grestain est adhérente à quatre autres intercommunalités:
Le nombre d'habitants de la commune étant compris entre 500 et 1 499 au dernier recensement, le nombre de membres du conseil municipal est de 15, y compris le maire et ses adjoints.
A compter des élections municipales de 2026, les électeurs doivent choisir entre les listes de candidats composées paritairement entre hommes et femmes, sans pouvoir les modifier.
Fatouville-Grestain est l'une des 68 communes françaises — la seule du département — où aucune liste de candidats n'a pu être déposée pour les élections municipales de 2026. En conséquence, il n'est pas organisé de scrutin les 15 et et une délégation spéciale est instituée par le préfet pour administrer provisoirement la commune et organiser de nouvelles élections municipales,.
Brigitte Pourdieu, ancienne maire de 2008 à 2026, âgée de 83 ans, a finalement mené une liste lors d'élections municipales partielles organisées le , où deux autres listes ont également concourues,. Cette liste ayant obtenu la majorité des suffrages exprimés, Brigitte Pourdieu a été réélue maire pour la fin de la mandature 2026-2032 .
Fatouville-Grestain est située dans l'académie de Normandie.
La commune administre une école maternelle et une école élémentaire (de 48 élèves) communales.
Depuis 1989, la commune de Fatouville-Grestain a mutualisé ses moyens relatifs aux écoles maternelle et élémentaire avec les deux communes limitrophes de Berville-sur-Mer et de Saint-Pierre-du-Val par la création du syndicat intercommunal à vocation scolaire (SIVOS) Jacques-Rueff.
Ainsi en 2009, les 163 enfants des trois communes allaient en maternelle à Berville-sur-Mer, en primaire à Fatouville-Grestain puis à Saint-Pierre-du-Val.
Le département administre le collège Jacques-Brel à Beuzeville, chef-lieu de canton.
L'établissement de santé le plus proche est le centre hospitalier de la Côte fleurie, 246 places, situé à Équemauville près de Honfleur dans le département du Calvados.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008.
En 2023, la commune comptait 701 habitants, en évolution de −6,03 % par rapport à 2017 (Eure : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Une procession a été organisée le entre Grestain et Carbec en l'honneur de saint Benoît de Nursie, inspirateur de l'ordre religieux des bénédictins de l'abbaye de Grestain.
Les médiévales de Grestain sont organisées à l'abbaye.
Le culte catholique a été historiquement très présent dans la commune avec une abbaye (Notre-Dame de Grestain), trois paroisses (Saint-Martin de Carbec, Saint-Martin de Fatouville et Saint-Ouen de Grestain) et deux chapelles (la chapelle Saint-Thomas du château de la Pommeraye et la chapelle de La Madeleine autrefois sise à la léproserie Saint-Laurent-des-Ladres entre les hameaux de Joble et de Grestain.
En 2013, la commune dépend de la paroisse Notre-Dame-de-l'Estuaire dont le siège est à Beuzeville au sein du doyenné de pays d'Auge Nord, lui-même au sein du diocèse de Bayeux-Lisieux.
En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 33 643 €, ce qui plaçait Fatouville-Grestain au 8 287e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole.
En 2021, le revenu Revenu fiscal médian des ménages par unité de consommation de la commune s'établit à 25 330 €.
En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 471 personnes, parmi lesquelles on comptait 75,3 % d'actifs dont 70,6 % ayant un emploi et 4,8 % de chômeurs. En 2021 le taux d'activité des 15 à 64 ans atteint 79,1 % et le taux de chômage 6 %.
On comptait 54 emplois dans la commune, contre 47 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune étant de 333, l'indicateur de concentration d'emploi est de 16,1 %, ce qui signifie que la commune offre seulement un emploi pour six habitants actifs.
Au , Fatouville-Grestain comptait 44 établissements : dix dans l’agriculture-sylviculture-pêche, un dans l'industrie, douze dans la construction, dix-huit dans le commerce-transports-services divers et trois étaient relatifs au secteur administratif.
En 2011, sept entreprises ont été créées à Fatouville-Grestain dont cinq par des auto-entrepreneurs.
La commune de Fatouville-Grestain compte trois édifices protégé au titre des monuments historiques :
D'autres monuments sont à mentionner :
Le site de Fatouville Grestain a inspiré des artistes tels que le peintre Paul Huet (1803-1869) dont un des tableaux présent dans la collection du musée Eugène-Boudin de Honfleur représente Grestain ou tels que le sculpteur Raymond Dubois (1904-1982) qui a réalisé le chemin de croix de la chapelle de Carbec.
La littérature a été elle aussi inspirée par le site de Carbec avec Lucie Delarue-Mardrus (1874-1945) qui décrit dans le roman L’Ange et les Pervers publié en 1934 des promenades entre le château de la Pommeraye et la chapelle de Carbec et avec Bernard Simiot (1904-1996) qui a été probablement influencé par le nom du hameau de Carbec — où il séjournait — pour sa saga des Carbec dont le premier volume s'intitule Ces messieurs de Saint-Malo publié en 1983.
François Truffaut (1932-1984) a tourné en 1977 dans la chapelle de Carbec une scène du film La Chambre verte.