Chauffeurs

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Chauffeurs de pâturons
Image illustrative de l’article Chauffeurs
Les chauffeurs « au travail », gravure de 1862

Nombre de membres plusieurs bandes indépendantes
Activités criminelles effraction, vol, torture, meurtre
« Les « chauffeurs » d’aujourd’hui.
Comment procédaient les bandits de la Drôme. »
Le Petit Journal. 15 novembre 1908.

Les « chauffeurs de pâturons » (en argot, « brûleurs de pieds ») ou simplement « chauffeurs » est un terme populaire utilisé pour désigner les bandes de criminels qui s’introduisaient la nuit chez les gens et leur brûlaient les pieds sur les braises de la cheminée pour leur faire avouer où ils cachaient leurs économies.

Base du « métier » de chauffeur

En cette époque troublée suivant la Révolution, ces bandes organisées écumaient les campagnes de Picardie et du Nord, chacun des membres connaissant sa tâche : faire effraction, escalader les murs, enfoncer les portes, lier, chauffer les pieds, tout cela à fin de vol. Partout c'était les mêmes moyens employés par les brigands dont il résultait subsidiairement d'autres forfaits et tortures de l'incendie au viol, jusqu’au meurtre.

Historique

On évoque ces pratiques criminelles dès la fin du XVIIe siècle. Les forêts qui couvrent alors une grande proportion du territoire, protègent toutes sortes d’individus.

XVIIIe siècle

À l’époque, sévissent surtout les « Chauffeurs du Nord » dont les plus célèbres furent :


Dans d'autres régions ce sont :

Scène de chauffeurs (1862)

Ces sinistres personnages, en général de paisibles ouvriers ou commerçants le jour, se masquent ou se maquillent le visage en noir la nuit pour aller dévaliser de pauvres gens. En cas de refus, ou même parfois pour ne pas laisser de témoins de leur passage, ces bandits assassinent leurs victimes.

Les chauffeurs arrêtés finissent, en général, à la guillotine.

XIXe siècle

XXe siècle

Auguste Pollet, chef de la bande d'Hazebrouck, allant à la guillotine. L'Illustration, 16 janvier 1909.

Même si, pendant le XIXe siècle, il arrive parfois que de telles bandes se créent çà et là en France, c’est à la Belle Époque qu’on voit une réelle recrudescence de cette sorte de malfrats.

Les dernières bandes de chauffeurs apparaîtront après la Seconde Guerre mondiale.

Les chefs de chacune de ces bandes furent exécutés : Nicolas Stéphan, chef des Romanis, à Chalon-sur-Saône le , et Raymond Perat, chef du « Gang d’Albert », à Laon le .

XXIe siècle

Notes et références

  1. ↑ Registre paroissial de Saint-Pierre-es-Champs, .
  2. ↑ André Goudeau, Le Département de l'Eure sous le Directoire, Presses universitaires de Rouen et du Havre, 2012, p. 103-115.
  3. ↑ L’insécurité, une histoire vieille comme l’humanité
  4. ↑ L'empreinte - histoires de Drôme et d'Ardèche
  5. ↑ David Coquille, « Un « brûleur » de député devant les assises de Draguignan », sur La Marseillaise, (consulté le ).

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes