Le ru de Crotin prend sa source dans le territoire de la commune pour s'écouler en son milieu, à l'ouest des habitations du village, vers le nord-est, avant de bifurquer plein est pour se jeter dans l'Yonne à la frontière du territoire communal.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11°C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,7°C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 692 mm, avec 11,4 jours de précipitations en janvier et 7,6 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, «Aillant», sur la commune de Montholon à 12 km à vol d'oiseau, est de 11,5°C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 727,4 mm.
La température maximale relevée sur cette station est de 42,7°C, atteinte le ; la température minimale est de −23,5°C, atteinte le ,,.
Au , Chichery est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.
Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Auxerre, dont elle est une commune de la couronne,. Cette aire, qui regroupe 104 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants,.
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de donnéeseuropéenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (84,6% en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (85,2%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante: terres arables (75%), forêts (11,1%), zones agricoles hétérogènes (9,6%), zones urbanisées (4,3%). L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie
Panneau d'agglomération de Chichery-la-Ville.
Le nom de la localité est attesté sous les formes Chicheriacum ou Chichiriacum (880); Chicheri (1156); Chiceri (1220).
Chichery a porté le nom de Chichery-la-ville, souvenir de l'obtention du statut de ville et des privilèges associés par charte de franchise en 1298.
Selon le toponymiste Ernest Nègre cette appellation Chichiriacum proviendrait du latin caducarius «épileptique» utilisé comme nom de personne, suivi du suffixe -acum, d'origine gauloise et indiquant un lieu, une propriété. Cependant, il faut supposer une évolution phonétique Caducari- > Chicher- qui n'est pas attestée par les formes anciennes, Albert Dauzat avait envisagé une solution plus simple, c'est-à-dire un nom d'homme gallo-romain *Cacirus (non attesté), fondé sur le nom de personne Cacius.
Histoire et Anthropologie
Chichery, place de l'Église, début du XXesiècle.
Le site semble occupé dès la période des champs d'Urnes.
Des fouilles dans les années 80 ont révélé une nécropole du Néolithique moyen au lieu dit Sur les Pâtureaux. 13 sépultures datées d'avant le milieu du Ve millénaire ont été mises à jour sur 600 m2.
Les plus anciennes traces écrites remontent à l'évêque d’Auxerre Wibaud, qui donna vers 880 la moitié des terres de Chicheriacum (Chichery) aux chanoines de la cathédrale d'Auxerre.
L'ethnologue Pascal Dibie a écrit deux monographies sur le village: Le village retrouvé et Le village métamorphosé. À noter que concernant son livre La tribu sacrée sur les prêtres, Maurice Gruau, ancien curé de Chichery, en a écrit la préface pour l'édition de .
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006.
En 2023, la commune comptait 426 habitants, en évolution de −11,43% par rapport à 2017 (Yonne: −1,78%, France hors Mayotte: +2,36%).
↑Population municipale de référence en vigueur au 1erjanvier2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2025, date de référence statistique: 1erjanvier2023.
12Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, «Les types de climats en France, une construction spatiale», Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no501, (DOI10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
12Aristide Dey, Annuaire historique du département de l'Yonne. Recueil de documents authentiques destinés à former la statistique départementale, Auxerre, Perriquet, (lire en ligne), «Chichery-la-ville», p.293
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«Depuis sa "base littéraire" de Chichery, l'ethnologue Pascal Dibie expose les transformations du monde rural», L'Yonne Républicaine, (lire en ligne, consulté le )
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Pascal Dibie, Le village métamorphosé. Révolution dans la France profonde, Paris, Plon, coll.«Terre humaine», , 405p. (ISBN978-2-259-19320-7)
Alain Bataille, Pascal Dibie, Jean-Pierre Fontaine, Jean-Charles Guillaume, Jean-Paul Moreau, Ferdinand Pavy, Line Skorka, Gérard Taverdet et Marcel Vigreux (préf.Henri de Raincourt), Yonne., Paris, Editions Bonneton, , 428p. (ISBN2-86253-124-3).
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Pascal Dibie, Le village retrouvé, essai d'ethnologie de l'intérieur, Grasset (1reéd. = 1979)
René Chiot, Une Terre du Chapitre d'Auxerre, Chichery, notes d'Histoire,
L'ouvrage indique les origines du village, dont ses anciennes dénominations. Il y est écrit:«le plus ancien document que nous possédons sur Chichery, et qui date de 880 environ, l'écrit Chichiriacum»