D'un côté, on trouve Tarquin (Lambert Wilson), républicain acharné que le comte Kerfadec a recueilli à l'âge de dix ans; de l'autre, Aurèle (Stéphane Freiss), fils légitime du comte dont la défense de la monarchie devient le cheval de bataille.
Trouvant prétexte durant ces révoltes, ils se déchireront en vérité pour l'amour de la belle Céline (Sophie Marceau), jeune femme recueillie au berceau par Kerfadec et élevée en même temps qu'eux.
Fiche technique
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Locronan (Finistère): une maison avec porche est construite pour le film en face de l'église, à la place de la route en provenance de Douarnenez pour les bureaux de Tarquin. De plus, le bois du Névet à proximité du bourg, ainsi que la montagne de Locronan sont également utilisés comme lieux de tournage.
Le magazine Télérama note: «Broca n'y va pas avec le dos de l'épée pour sa fresque révolutionnaire: amour, guillotine, Terreur, Chouannerie, Noiret en aristo éclairé et Marceau en pleurs. Aussi lourd qu'un feuilleton d'été mais avec de vrais moments de ciné».
Autour du film
Supposé se passer pendant la Révolution Française, le film s'autorise de grandes libertés historiques.
Citons seulement les plus visibles anachronismes techniques, peut-être volontaires afin de présenter la personnalité inventive et avant-gardiste du personnage de Savinien de Kerfadec:
Philippe Noiret pilote un ULM, qui plus est motorisé par une hélice. (Pour le film, il s'agit en fait d'un deltaplane motorisé, avec une dérive et affublé d'un plan canard à l'avant). Pour rappel, le premier vol plané (d'Otto Lilienthal) remonte à 1896.
Sophie Marceau chevauche un célérifère (qui n'a jamais existé) ou une draisienne (créée seulement en 1817).