La taxinomie des Chromista est en pleine évolution voire révolution, et les différentes classifications sont très disparates, notamment entre les classifications qui maintiennent une taxonomie plus classique et les classifications purement cladistiques qui ont réparti le groupe dans les clades SAR, Telonemia (en), Haptista, Pancryptista (en).
| Clade | Biota |
|---|---|
| Clade | Neomura |
| Domaine | Eukaryota |
| Clade | Neokaryotes |
| Clade | Neozoa |
| Super-règne | Corticata |
Sous-règnes de rang inférieur
Les Chromistes (Chromista) sont un règne d'organismes uni- et pluricellulaires eucaryotes regroupant des taxons historiquement considérés comme des protozoaires (Foraminifères, Radiolaires, Ciliés, etc.), comme des champignons (Oomycètes, Labyrinthulomycètes, etc.) et des algues (Algues brunes, Diatomées, Dinoflagellés, Coccolithophores, etc.).
Ce règne a été proposé par le biologiste britannique Thomas Cavalier-Smith en 1981. Les Chromista étaient d'abord un clade supposé d'organismes eucaryotes pour la plupart photosynthétiques, regroupant également certains organismes autrefois classés parmi les « champignons inférieurs » — donc hétérotrophes. La pertinence de ce clade a été remise en cause par des études de 2007 rapprochant les Stramenopiles des Rhizaria. Il a donc été proposé d'utiliser le terme de Chromista pour désigner l'ensemble présumé monophylétique formé par les Harosa et les Hacrobia à la place du terme de Chromalveolata au sens large.
Les Chromistes sont moins diversifiés que les algues vertes mais plus que les algues rouges.
Le groupe Chromista est polyphylétique, alors, ce nom n'est plus utilisé pour le groupe,,.
Le terme Chromista dérive du grec χρῶμα / chróma, couleur, en référence aux pigments de ces organismes qui leur donne une teinte plus ou moins soutenue. Le terme fut inventé en 1981 par le biologiste britannique Thomas Cavalier-Smith, sur la base de termes plus anciens, par exemple Chromophyta.
On trouve des caractéristiques propres au groupe, qui peuvent avoir disparu secondairement :
Le plus ancien fossile connu présumé date du Précambrien (700 Ma).
En effet, le Précambrien récent a livré des fossiles de type « film carboné », se présentant principalement sous la forme de simples empreintes noirâtres dans la roche. Si certaines de ces compressions sont dépourvues de caractéristiques distinctes et correspondraient à d'anciens tapis microbiens, d'autres exhibent une structure dotée d'un thalle. Cette morphologie suggère qu'elles appartiennent à des organismes analogues à des algues, peut-être des algues brunes, ou phéophytes. Bien que les phéophytes puissent avoir des origines remontant à l'Ordovicien, leurs traces fossiles demeurent rares avant le Miocène,.
Les chromistes dotés d'un squelette minéral, de silice ou de carbonate de calcium, possèdent un registre fossile bien plus fourni. L'accumulation de leurs tests fossilisés, comme ceux des diatomées, des coccolithophores et des silicoflagellés, est parfois à l'origine de formations rocheuses entières. Leur origine est ancienne, avec des fossiles potentiels mais contestés dès le Précambrien récent. Les premiers diatomées et coccolithophores incontestables apparaissent au Jurassique, tandis que les chrysophytes et les silicoflagellés sont avérés à partir du Crétacé. Pour la majorité des autres chromistes, les témoignages fossiles, extrêmement fragmentaires, ne remontent pas au-delà de cette même période. Au Cénozoïque, les restes de chromistes siliceux, notamment les diatomées et les chrysophytes, deviennent souvent prépondérants dans les sédiments lacustres.
Selon AlgaeBase (29 janvier 2022) :
Selon Cavalier-Smith (1981, 2004, 2010),, :
Selon ITIS () :
Selon Catalogue of Life () :
Selon World Register of Marine Species () :
Selon Aubert (2017) :