| Nom de naissance | Claude Antoine Terrasse |
|---|---|
| Naissance |
L'Arbresle (Rhône) |
| Décès |
(à 56 ans) Paris (16e arrondissement) |
| Activité principale | compositeur |
| Style | opéra, opérette |
| Activités annexes | organiste, professeur de piano, chef d'orchestre, directeur de théâtre, directeur de maison d'édition |
| Années d'activité | 1898-1923 |
| Collaborations |
Franc-Nohain Robert de Flers Gaston Arman de Caillavet |
| Formation |
Conservatoire de Lyon école Niedermeyer |
| Famille | Famille Terrasse |
| Distinctions honorifiques | Chevalier de la Légion d'Honneur |
Œuvres principales
Claude Terrasse est un compositeur français d'opéras et d'opérettes né le à L'Arbresle (Rhône) et mort le à Paris 16e.
Surnommé le « prince de l'opérette française », il a été considéré en son temps comme le successeur de Jacques Offenbach, tout en étant proche de l'avant-garde artistique et littéraire.
Claude Antoine Terrasse naît le à L'Arbresle (Rhône) de Claude Marie Terrasse, ouvrier en soie, puis directeur du comptoir des soiries Mancardi, et Philiberte Damiron, dévideuse de soie.
À 13 ans, Alexandre Luigini, le compositeur du Ballet égyptien, le prend dans sa classe d'harmonie et lui fait étudier le cornet et le piano. En 1882, il obtient un premier prix de solfège au Conservatoire de Lyon et entre comme trompette au Grand Théâtre. Deux ans plus tard il est admis à l'école Niedermeyer à Paris, où il se prépare à son futur métier d'organiste auprès d'Étienne Gigout et Alexandre Georges. Au cours de son service militaire à Grenoble, il fait la connaissance du peintre Pierre Bonnard.
Claude Terrasse débute comme maître de chapelle à l'orphelinat de l'abbé Roussel à Auteuil.
À partir de , Claude Terrasse et l'éditeur Verdeau lancent un hebdomadaire, L'Univers Musical, dont Claude Terrasse est le directeur artistique. Ce journal publie en tout 57 numéros.
En 1893, parait sous son nom le Petit solfège illustré, illustré par Pierre Bonnard. Cette méthode musicale explique aux enfants les bases du solfège de façon légère et amusante. Tiré à seulement 2 000 exemplaires, il a été réédité en 2022 par la Réunion des Musées Nationaux Grand Palais et le musée des impressionnismes Giverny. Il constitue le premier ouvrage illustré par Pierre Bonnard.
Après quelques années passées à Arcachon où il donne de nombreux cours de musique, ainsi que de nombreux concerts avec son épouse Andrée, il devient en 1896 organiste à l'église de la Sainte-Trinité de Paris, jusqu'en 1898.
Parallèlement, il met en musique la pièce Ubu roi d'Alfred Jarry créée le au Nouveau-Théâtre à Paris par Firmin Gémier. Plus tard, Jarry collabore avec lui à des livrets destinés à des mises en scène, avec entre autres, Eugène Demolder et Berthe Danville.
Il fréquente le cercle artistique autour du Mercure de France et de La Revue blanche, qui participe et alimente le monde artistique et l'avant-garde littéraire, théâtrale et picturale de leur temps. Il est notamment très proche de Stéphane Mallarmé, Erik Satie et Misia Sert.
Il collabore par la suite avec des auteurs tels que Tristan Bernard, Robert de Flers et Gaston Arman de Caillavet, Georges Courteline, Rip, Albert Carré ou encore Maurice de Féraudy, principalement pour des opéras bouffes dans l'esprit d'Hervé et Offenbach (La Petite Femme de Loth, Les Travaux d'Hercule, Monsieur de la Palisse, Le Sire de Vergy, Pâris ou le Bon Juge) ou de courtes opérettes parodiques (La Fiancée du scaphandrier, Péché véniel, La Farce du poirier, Faust en ménage), mais aussi des œuvres plus ambitieuses comme Le Mariage de Télémaque, opéra-comique de Jules Lemaître et Maurice Donnay, créé à l'Opéra-Comique en 1910.
Ses ouvrages connaissent un grand succès jusqu'à la Première Guerre mondiale, après quoi, la mode musicale ayant radicalement changé, il s'éloigne peu à peu de la scène.
Selon Philippe Cathé, ceci s'explique notamment du fait de la transformation du public d'après-guerre. Le public suffisamment fortuné pour se rendre régulièrement au spectacle n'était plus le même, du fait des aléas et profits liés au conflit. Ce nouveau public, qui ne connaissait pas les classiques de l'opéra, fut incapable d'apprécier - car incapable de comprendre - les références de l'opéra comique.
C'est aussi l'avis d'André Lebois, pour qui "La mort des études classiques a compromis l'opéra-bouffe. [...] On ne connaît plus ni la Bible ni l'histoire de la musique. Nous avons perdu la gaîté cultivée et bon-enfant."
"Ce compositeur, d'un génie si français, est né à L'Arbresle en 1867. Il est de la lignée d'Offenbach et figure aujourd'hui le presqu'unique représentant d'une musique de théâtre franchement comique […]" (Edouard Combe, les Chefs-d’œuvre du répertoire, 1914)
"Intelligent et spirituel, il devait enrichir le répertoire lyrique français de joyeuses opérettes, pleines de grâce et d'humour".
"La musique de Claude Terrasse est plaisante, pleine de bonne humeur, de gaieté, d'exubérence. Il connaissait l'art de pasticher les formules musicales, d'adapter des chants populaires. Il réussissait à opposer des contrastes mélodiques curieux, en en tirant des éteincelles de gaieté malicieuse. Les opérettes de Claude Terrasse se caractérisent toutes par un mouvement gracieux, par des motifs scintillants, alertes, entraînants. Il sut toujours être spirituel, en restant un musicien".
Le , Claude Terrasse est fait chevalier de l'ordre national de la Légion d'Honneur pour sa carrière de compositeur de musique.

Claude Terrasse meurt le à Paris (16e arr.) à l'âge de 56 ans,, après « une cruelle et longue maladie ». Ses obsèques ont lieu à l'église Notre-Dame-d'Auteuil avant une inhumation au cimetière de Montmartre, 30e division.
En 1887, Claude Terrasse est incorporé dans l’armée et fait son service militaire à Grenoble. Il se lie alors d’amitié avec Charles Bonnard, qui l’invite à passer plusieurs séjours dans sa maison familiale, au Grand-Lemps.
C’est au Grand-Lemps qu’il fait la connaissance d’Andrée Bonnard, la sœur de Charles, mais aussi de leur frère le peintre Pierre Bonnard.
En 1889, Claude Terrasse s'installe à Arcachon. Il réside dans la "Villa Bach", boulevard d'Haussez. Il revoit plusieurs fois Andrée Bonnard et est autorisé, selon les mœurs de l'époque, à entretenir une correspondance avec sa mère, Elisabeth Bonnard.
Claude Terrasse épouse le , à la mairie du Grand-Lemps, Andrée Marie Théodorine Bonnard, sœur de son ami Pierre Bonnard. Un mariage religieux a lieu le lendemain à l'église paroissiale du Grand-Lemps.
Les deux époux emménagent, en 1892, à la "Villa Bijou", au 145 bis boulevard de la Plage.
Après leur mariage, Claude Terrasse et Andrée Bonnard, elle aussi musicienne, donnèrent ensemble plus de soixante-dix concerts de piano, à quatre mains ou à deux pianos.
En 1896, le couple déménage à Paris, et s'installe au 6 rue Ballu.

