Colombar (cépage)

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Pour les articles homonymes, voir Colombar.

Colombar B
(Colombard B)
Colombar (cépage)
Caractéristiques phénologiques
Débourrement 2 jours après le chasselas
Maturité 2e époque, 3 semaines après le chasselas
Caractéristiques culturales
Vigueur Forte
Fertilité Forte
Productivité Forte
Potentiel œnologique
Potentiel alcoolique bon
Potentiel aromatique fruité

Le colombar, ou colombard par confusion de suffixe, est un cépage blanc doré français.

Origine et répartition

Grappe et feuille de Colombard.

Le colombar(d) a révélé, lors d'un test génétique, être issu du métissage intraspécifique entre le gouais B et le chenin B.

Il est originaire des Charentes, plus précisément des Borderies, un cru de cognac au nord de Cognac. Il fait partie dès l'origine, des cépages utilisés pour l'élaboration de vins destinés à être distillés pour donner du cognac. Donnant des vins moins âpres et plus alcoolisés que la folle blanche, sa culture a été favorisée par le marché néerlandais pour l'exportation de vins blancs secs. Avec la folle blanche, il a été introduit depuis longtemps dans le vignoble de Bordeaux et d'Armagnac.
Après l'arrivée du phylloxera, il a été marginalisé dans la production d'eau-de-vie, mais depuis une vingtaine d'années[précision nécessaire], sa production s'est orientée vers la production de vins de pays secs et très aromatiques (vin de pays des Côtes de Gascogne et vin de pays charentais).

En France, il est passé de 13 100 ha en 1958 à 4 900 ha en 1988, mais la surface est aujourd'hui stabilisée. Il n'est qu'accessoire en production d'eau-de-vie et est classé dans les appellations génériques de Bordeaux. (Bordeaux, vignoble de Blaye, Côtes de Bourg, Crémant de Bordeaux, Entre-deux-Mers, Entre Deux Mers-Haut Benauge, Premières Côtes de Blaye, Sainte Foy-Bordeaux. En Californie, c'était jusque dans les années 1980, le cépage blanc le plus courant. Il a été ensuite détrôné par le chardonnay. En 1992, il représentait 21 900 ha. Il est aussi présent en Afrique du Sud (8 500 ha), en Australie (800 ha) ou en Israël.

Étymologie et synonymes

Feuille de Colombard.

Le nom colombar (1845) est, comme colombier, un dérivé du mot colombe, hypothèse corroborée par d'autres noms usités : tourterelle ou colombier (en Gironde). Peut-être son raisin mûr attirait-il des vols de colombinés ou simplement sa couleur évoque-t-elle celle des palombes ? Nous parlons en effet de vignobles fréquentés à l'automne par les vols migratoires de palombes.

La forme colombard provient d'une confusion entre le suffixe roman -ar et le suffixe d'origine germanique -ard.

Il est également dénommé colombar (Afrique du Sud), french colombard (Canada, Chili, Israël), colombier, blanc émeri, queue tendre (Saint-Palais) ou bon blanc (Vendée) en France. Il a pour homonyme le colombar blanc (Drôme, 1804).

Caractères ampélographiques

Aptitudes

Grappe de Colombard.

Génétique

Douze clones issus de sélections réalisées dans le vignoble d'Armagnac sont multipliés, les numéros: 551, 552, 553, 605, 606, 607, 608, 609, 625, 626, 695 et 938. Des prospections visant à élargir la diversité génétique ont été faites, conduisant à deux conservatoires, à Mons dans le Gers et dans le vignoble de Cognac, le site BNIC fondation Fougerat associé à l'INRA.

Notes et références

  1. 1 2 CNRTL : étymologie colombar
  2. ↑ « Le colombard B », Institut français de la vigne et du vin (consulté le )
  3. 1 2 3 "Guide des cépages, 300 cépages et leurs vins", Ambrosi, Dettweiler-Münch, Rühl, Schmid et Schuman, éditions ULMER, 1997. (ISBN 9782841380596).
  4. ↑ Catalogue des variétés et clones de vigne cultivés en France, édition du Ministère de l'Agriculture et de la pêche, 1994.
  5. ↑ du latin -arĕ (au neutre)
  6. ↑ Pierre Rézeau, Dictionnaire des noms de cépages, CNRS Éditions, 2008.
  7. ↑ « Réseau Français des Conservatoires de Vigne », sur inra.fr via Wikiwix (consulté le ).

Annexes

Articles connexes

Liens externes

Bibliographie