| Commando Georges | |
Ecusson du commando Georges | |
| Création | 1959 |
|---|---|
| Dissolution | 1962 |
| Pays | |
| Branche | Armée de terre |
| Type | Commando |
| Rôle | Infanterie |
| Devise | Chasser la misère |
| Inscriptions sur l’emblème | Croire et Oser |
| Guerres | Guerre d'Algérie |
| Commandant | Lt Georges Grillot |
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Le Commando Georges, est un « commando de chasse » constitué par le lieutenant Georges Grillot en 1959, pendant la guerre d'Algérie.
Unité d'élite, le commando est dissous en . Et reprend vie via la 6e compagnie du 3e RPIMa depuis 2024.
Le commando « Georges » de Saïda, est l’un des premiers « commandos de chasse » dont la mission est de détecter et traquer les katibas de l’ALN.
Il est le fruit de la rencontre de trois hommes : le colonel Marcel Bigeard, le lieutenant Georges Grillot et Youssef Ben Brahim.
Son objectif principal est de délivrer la population de la domination du FLN, tout en éliminant les bandes armées de la mintaka 56 (subdivision d'une Wilaya).
Le lieutenant Georges Grillot est assisté des lieutenants Armand Bénésis de Rotrou , et Youssef Ben Brahim .
Le commando comprend quatre sections comprenant chacune trois sticks de 10 hommes. En 1961, ses effectifs atteignent 240 hommes, organisés en 11 sticks comprenant chacun deux groupes de 11 hommes avec une mitrailleuse AA52.
En 10 mois, le colonel Bigeard, grâce à l'action du commando, élimine à 80 % l'OPA (Organisation politico-administrative) du FLN et obtient au combat des résultats exceptionnels. Le 27 aout 1959, la visite du général de Gaulle à Saïda consacre cette réussite Il déclare à Youssef Ben Brahim : « Terminez la pacification, une ère nouvelle s'ouvrira pour l'Algérie ».
Le commando met hors de combat environ 1 000 rebelles du FLN, une trentaine d’officiers dont 7 chefs successifs de la zone VI dans les secteurs de Saïda, Ain Sefra, Frenda, Sebdou, Géryville et Inkermann (Ouarsenis). Il est récompensé par 26 médailles militaires et 398 citations.
Après le cessez-le-feu, les autorités ayant refusé leur rapatriement en métropole, environ 60 à 70 des membres du commando sont assassinés lors de représailles. D'autres disparaissent dans les camps de l'ALN et un petit nombre est rapatrié en France grâce à l'intervention de la Croix-Rouge.
Le lieutenant Youssef Ben Brahim, né en 1927, rapatrié en Dordogne, est assassiné le par un de ses anciens fidèles qui lui reprochait une liaison avec sa femme.
Depuis 2024 les traditions du commando Georges ont été reprises par la 6e compagnie du 3e RPIMa.
« Chasser la misère ».
« Croire et oser » ,,.
Le , le nom du « Lieutenant Youssef Ben Brahim », ce « chef sensationnel » selon le général Bigeard (décoré par le général de Gaulle, titulaire de la médaille militaire, de la croix de la Valeur militaire avec huit citations, dont trois à l’ordre de l’Armée, chevalier de la Légion d'honneur) a été donné par l’Armée de Terre à une promotion d’officiers formés à l’école d’application de l’infanterie (EAI) de Montpellier. À Montpellier, la cérémonie s’est déroulée en présence des fils et des filles de Ben Brahim, dont son fils, Akim Ben Brahim. Cet hommage à Youssef Ben Brahim avait été demandé par le général Bigeard,,.
L'association " Souvenir du Commando Georges" fut créée en 1997 dans le but de soutenir les anciens du commando et dissoute en octobre 2023 au décès des derniers membres. Le drapeau de l'association et les souvenirs furent déposés aux Invalides en décembre 2023.[réf. souhaitée]
Le fanion du commando Georges (commando 135, 1959-1962) a un croissant islamique et un poignard à la place de l'étoile. À l'intérieur du croissant est écrit "Georges" en allusion au surnom du commando. Le poignard est un symbole des actions de commando.