Le Copyright Alert System (ou CAS, ou Six Strike) était un dispositif législatif américain de riposte graduée créé le et mis en place effectivement par 5 des plus importants fournisseurs d'accès à Internet américains (Verizon, Comcast, AT&T, Cablevision et Time Warner) à partir de ,. Le système a été abandonné le . Proche dans l'esprit de ce qu'accomplit la HADOPI en France, le dispositif vise à « éduquer les consommateurs » et à « réduire les vols de contenus en ligne ». D'après un document diffusé par TorrentFreak, il prévoit la série de sanctions suivante, dont chacune correspond à une prétendue violation de copyright :
Passées ces sanctions, aucun dispositif supplémentaire de poursuite n'est prévu, la directrice exécutive du Center for Copyright Information (CCI) expliquant dans une interview à la radio « ne pas leur envoyer plus d'alertes. Parce que ce genre de client n'est pas ceux que nous cherchons à atteindre avec ce programme ».
Dès son annonce le dispositif est critiqué sur son efficacité et sur la question du respect de la vie privée. L'Electronic Frontier Foundation déclare notamment que les contenus censés « éduquer » le consommateur relèvent de la propagande, et que les termes de l'accord ne reconnaissent pas le principe de la présomption d'innocence. De plus, l'ONG souligne que l'un des mécanismes censés garantir la justice du dispositif, à savoir l'audit des méthodes de surveillance P2P destinées à identifier les contrefacteurs et des procédures des FAI pour coupler les adresses IP à leurs clients, était en fait confiée à Stroz Friedberg, entreprise de lobbying qui a représenté la RIAA au Congrès entre 2004 et 2009.
En , d'après le site de la National Cable & Telecommunications Associations, les parties prenantes de l'accord sont les suivantes.