Allégations de viol collectif en 2024 à l'Université Cornell

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Allégations de viol collectif en 2024 à l'Université Cornell
Image illustrative de l’article Allégations de viol collectif en 2024 à l'Université Cornell
Maison de la fraternité Chi Phi de l'université Cornell (c. 1908)

Localisation Université Cornell
Ithaca, New York, États-Unis
Coordonnées 42° 26′ 37″ nord, 76° 29′ 20″ ouest
Date 19–20 octobre 2024 (incident)
16 septembre 2026 (poursuite)
Participant(s)
  • Jane Doe (étudiante non identifiée)
  • Université Cornell
    • Fraternité Chi Phi
      • Cornell 7
  • Bureau du procureur du comté de Tompkins
Résultat En cours ; enquête pénale rouverte pour examen par un grand-jury.

Les allégations de viol collectif à l'université Cornell sont une affaire judiciaire déclenchée en septembre 2026, concernant des faits qui se sont déroulés en 2024 lors d'une fête dans la fraternité étudiante Chi Phi. Une femme accuse des étudiants de l'université Cornell, au nombre de sept, de l'avoir collectivement violé. Les sanctions lui semblant insuffisantes, elle porte plainte en 2026 auprès de la Cour suprême. Les médias américains publient alors plusieurs articles sur le sujet, en dévoilant les sanctions prises, ce qui suscite des réactions politiques et des manifestations étudiantes.

Déroulement

Le , une ancienne étudiante de l'université Cornell, identifiée sous le pseudonyme de Jane Doe, poursuit l'université et sa fraternité étudiante Chi Phi, dont un groupe de 7 étudiants appelé les « Cornell 7 ». Elle affirme avoir tout d'abord accepté en 2024, sous l'emprise de l'alcool, des relations sexuelles avec un étudiant, puis, une fois droguée à la kétamine, avoir accepté des relations avec un second, et avoir ensuite été victime d'un viol collectif par ceux-ci et cinq autres étudiants invités par SMS à les rejoindre, dans une maison de la fraternité située sur le campus. Elle accuse l'université d'avoir par la suite manqué à son devoir de la protéger et de sanctionner suffisamment les auteurs présumés,,,,.

Deux jours après l'incident, Jane Doe envoya, parmi d'autres messages, les textos « Au bout du compte, rien de ce qui s'est passé sur le plan sexuel n'était illégal et, sincèrement, j'ai beaucoup aimé être avec toi et avec Matt », ajoutant : « donc tout ce que quiconque a à dire sur le sexe en groupe ne le regarde pas. Je ne pense pas que nous devrions en avoir honte. Nos corps, notre choix, bon sang ! ». Plus tard, elle suggéra qu'elle aimerait le revoir pour fumer « mais, genre, sans les 5 milliards d'hommes en trop et la kétamine ». Trois semaine plus tard, elle signale les faits à la police du campus. Des SMS envoyés en boucle auprès des membres de la fraternité Chi Phi faisant état de son sexe « en libre service » sont retrouvés. Cinq des sept étudiants reconnaissent des relations sexuelles mais affirment qu'elles ont été consenties.

Une enquête interne est menée par la police de l'université en 2024 selon les termes du Titre IX, et des sanctions sont prises.

Le procureur adjoint du comté de Tompkins, Matthew Van Houten, ne déclenche pas d'enquête, et dit avoir classé l'affaire sans suite, faute d'éléments. Il affirme avoir pris cette décision faute d'avoir reçu les pièces du dossier venant de la police du campus, ce que celle-ci réfute. Le procureur a ajouté que « chaque fois que Jane Doe demandait d'arrêter les rapports sexuels, ceux-ci cessaient », et qu'une accusation pénale était donc tout simplement indéfendable.

Cette affaire suscite l'attention de la classe politique américaine et des médias nationaux et internationaux, lorsque la plainte déposée par Jane Doe en septembre 2026 auprès de la Cour suprême contre les sept étudiants, la fraternité Chi Phi et l'université est dévoilée par les médias. Ceux-ci indiquent que l'affaire a abouti à l'exclusion de deux étudiants, et que les quatre autres — le dernier étant déjà diplômé — n'auraient été que temporairement suspendus, avec la possibilité d'« atténuer les conséquences de leur comportement en soumettant des essais à Cornell ». L'université a nié que cela ait constitué leur « seule sanction »,,,.

Suite à l'émotion créée par ces révélations, la gouverneure de l'État de New York Kathy Hochul désavoue Matthew Van Houten le , et demande un réexamen de l'enquête conduite par l'université. Elle désigne la procureure générale Letitia James comme procureure spéciale chargée de l'enquête, avec la possibilité de conduire un procès criminel devant un grand jury en cas de preuves substantielles,.

Une manifestation de plusieurs milliers d'étudiants est organisée à Cornell le , appelant notamment à la démission du président de l'université, Michael Kotlikoff, et dénonçant la culture de la « Greek life » — du nom des fraternités étudiantes baptisées avec des lettres de l'alphabet grec et organisant de nombreuses fêtes dont certaines peuvent donner lieu à des agressions sexuelles.

Notes et références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « 2024 Cornell University rape allegations » (voir la liste des auteurs).
  1. ↑ (en-US) Debra Kamin, Matt, « How a Cornell Student Went From Shame to Action », The New York Times,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  2. 1 2 3 4 5 6 Nicolas Chapuis, « Sur le campus de l’université américaine de Cornell, « tout le monde est révolté » par la gestion d’une affaire de viols en réunion », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le ).
  3. ↑ (en) ABC News, « Timeline of alleged Cornell University fraternity house rape investigation », JAM Broadcasting,‎ (lire en ligne).
  4. 1 2 (en-US) Natalie Stechyson, « 'Cornell 7': What happened with the case? What to know as prosecutor reopens investigation », NBC Chicago, (consulté le ).
  5. ↑ (en-US) Max Reinhart, « Michigan man among 7 accused in alleged Cornell fraternity gang rape », The Detroit News (consulté le ).
  6. ↑ (en-US) Cereese Qusba, « Cornell, Chi Phi Sued by Victim of Alleged Gang Rape, Drugging in 2024 », The Cornell Daily Sun (consulté le ).
  7. ↑ (en) Debra Kamin, Matt Flegenheimer, Amy Julia Harris et Sharon Otterman, « How a Cornell Student Went From Shame to Action », The New York Times,‎ (lire en ligne, consulté le ) :
    « Jane Doe replied and reassured him. “At the end of the day non of the sexual stuff was illegal and honestly i really liked being w u and matt,” she wrote. »
  8. ↑ (en) « JANE DOE DEFENDED 'THE GANGBANG' IN TEXTS », TMZ,‎ (lire en ligne, consulté le ) :
    « so anything anyone has to say about the gamgbang is out of their jurisdiction. I don't think we should feel any shame for the part. Our body our choice, asf »
  9. ↑ (en) Mahsa Saeidi, « Exclusive text messages reveal new details in alleged gang rape at Cornell University », CBS News,‎ (lire en ligne, consulté le ) :
    « She also wrote, "non(e) of the sexual stuff was illegal." She said she liked being with him and another man. Later, she suggested they smoke together again, "but like leave out the extra 5 billion men and ketamine." »
  10. ↑ (en) Lauren Conlin, « Cornell ‘Seven’: What Changed Between Jane Doe’s 2024 Police Statement and Her Lawsuit », sur Los Angeles Magazine, (consulté le ) : « According to Van Houten, “each time Jane Doe asked to stop the sexual conduct, the sexual conduct stopped.” He maintains that, based on the facts prosecutors were given in 2024, criminal charges “simply could not be sustained.” ».
  11. ↑ (en) Jasmine Fernández, « Ex-Cornell student sues fraternity members and college over alleged gang rape and claims several were punished with essay-writing », The Independent,‎ (lire en ligne [archive du ], consulté le ).
  12. ↑ (en-US) Brandon Kyc, « Cornell University, fraternity sued by former student after alleged gang rape and drugging in 2024 » [archive du ], WBNG, (consulté le ).
  13. ↑ (en-US) « Former Cornell student sues school, frat members over rape allegations » [archive du ], CBS News, (consulté le ).
  14. ↑ AFP, « Affaire Cornell : la gouverneure de New York veut changer la loi sur les victimes de viol en état d'ébriété », sur France 24,
  15. ↑ (en) Santul Nerkar, « Letitia James Is in Charge of the Cornell Rape Inquiry. What Comes Next? », sur The New York Times, .

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