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situé entre Supports/Surfaces et Nouvelle figuration |
Denis Castellas est un artiste peintre, dessinateur, graveur et sculpteur français né le à Marseille. Il vit et travaille à Nice et à New York.
Présentant dans sa première exposition de 1974 des tableaux de petits formats constitués de croix monochromes qu'il évoque lui-même comme « traversés par des références à l'art de l'époque » (il percevra rétrospectivement ces premiers travaux comme proches de Roman Opalka), Denis Castellas n'en est pas moins totalement figuratif dans sa deuxième exposition, chez Anne et Jean-Pierre Roger à Nice en 1976. Il est ainsi remarqué comme appartenant à la génération française située entre Supports/Surfaces et la Nouvelle figuration des années 1980. Dans son approche de ce dernier mouvement, en 1982, Pierre Cabanne souligne « les perceptions plus sensibles de Denis Castellas » qu'il oppose ainsi, en même temps que Patrick Lanneau, « à la violence d'expression insolente et braillarde de Robert Combas, de Rémi Blanchard, d'Hervé di Rosa ou du groupe "En Avant comme Avant" ».

Il fait partie en 1980, avec notamment Henri Fabregat, Frédéric Fenollabbate, Claude Goiran, Patrick Lanneau, Gérard Serée (en) et Gérald Thupinier, du collectif de jeunes artistes qui fonde au n°8 de la rue Saint-Vincent, à Nice, le groupe dit « l'Atelier ».
C'est pour sa part dès 1983 que Gérard Xuriguera positionne Denis Castellas, avec notamment Pierre Buraglio, Dominique Thiolat, Lionel Godart, Tony Soulié, Marcel Alocco, Christian Sorg, Christian Bonnefoi, Pierrette Bloch, Patrick Lanneau, Jean Mazeaufroid, Jean-Paul Huftier et Laura Lamiel, parmi les artistes émergents qui s'inscrivent dans le renouveau de l'art abstrait en obéissant « à des pulsions et à des savoirs qui ne sont plus symboliques, puisqu'ils entendent démonter les mécanismes de la peinture, où l'idéologie n'interfère peut-être plus, où les sentiers tortueux de la théorie ne sont peut-être plus aussi contraignants, mais tous ont conscience d'appartenir à une génération qui a eu le mérite de poser des questions nécessaires et essentielles à l'objet de leur représentation ».
L'exposition que lui consacre en 2009 le Musée d'Art moderne et contemporain de Genève restitue que, des années 1980 à la fin des années 1990, « il utilise toutes sortes de supports et de matériaux (feuilles, toiles, panneaux en bois, objets récupérés…) pour produire des constructions fragiles, bricolées, des pièces bien souvent fragmentaires marquées du sceau de l'inachèvement, voire de la destruction ». Il se recentre ensuite exclusivement vers la peinture.
À partir de 2010 où il passe une année entière à New York avec le soutien de la Triangle Arts Association et de l'ambassade de France et où il connaît sa première exposition personnelle aux États-Unis,, sa vie se partage entre deux ateliers situés à Nice et à Brooklyn.
Si une large période de son œuvre s'étend jusqu'en 2012 sur le thème des personnages et de l'effacement, Denis Castellas propose ensuite un travail plus abstrait qui lui offre de confirmer à Clément Coutelle : « j'ai éliminé les personnages de mes œuvres. Je souhaitais enlever cet aspect psychologique. Quand on regarde les personnages, on oublie de regarder la peinture ».








