| Président Le Siècle | |
|---|---|
| - | |
| Président-directeur général Scor | |
| - | |
| Vice-président Mouvement des entreprises de France | |
| - | |
| Membre du Conseil économique, social et environnemental |
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom de naissance |
Denis Jean Marie Kessler |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités |
Administrateur de société, assureur, entrepreneur, économiste, homme d'affaires, fonctionnaire |
| Père |
Pierre Kessler (d) |
| A travaillé pour | |
|---|---|
| Membre de |
Académie des sciences morales et politiques HEC Alumni (d) |
| Distinctions |
Denis Kessler, né le à Mulhouse et mort le à Neuilly-sur-Seine, est un économiste, chercheur et dirigeant d'entreprise français.
Il a été vice-président du principal syndicat patronal français, le MEDEF. Il est président-directeur général du groupe Scor de 2002 à 2021 puis président du conseil d'administration de ce groupe, de 2021 à sa mort. En 2016, il est élu membre de l'Académie des sciences morales et politiques.
Ancien élève du lycée Albert-Schweitzer à Mulhouse et du lycée Kléber à Strasbourg, Denis Kessler intègre HEC Paris en 1973 puis en sort diplômé en 1976,.
À cette époque, il adhère à l'UGE, l'Union des grandes écoles, un syndicat étudiant alors proche de l'Union des étudiants communistes, organisation du PCF.
Il obtient, en parallèle à son cursus à HEC, une maîtrise de sciences politiques, une maîtrise d'économie appliquée et un DEA de philosophie à l'université Panthéon-Sorbonne. Il poursuit, à partir de 1976, des études en sciences économiques et des travaux de recherche à l'université Paris-Nanterre. Il obtient son doctorat d'État en économie en 1987. Il est membre agrégé de l'Institut des actuaires.
Devenu professeur agrégé de sciences sociales en 1977 (1re année du concours), Denis Kessler est ensuite détaché comme assistant de sciences économiques à Paris X auprès de Dominique Strauss-Kahn, qui l'avait repéré lors de ses enseignements à HEC et il rejoint le centre de recherche sur l'épargne[réf. souhaitée].
Chargé de recherche au CNRS en 1986, il réussit le concours d'agrégation de sciences économiques en 1988 avant d'être nommé professeur des universités à l'université Nancy-II.
En 1990, il devient directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales, fonction qu'il quitte sept années plus tard.
Denis Kessler accède en 1990 à la présidence de la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA), le principal lobby des compagnies d'assurances. Comme son fondateur Max Hermant, il est alors plus un intellectuel patronal qu'un patron. Il préside la FFSA de 1990 à 1997 et de 1998 au . Il est membre de 1990 à 1996 puis vice-président de 1998 à 2001 du Comité européen des assurances (CEA).
Il préside la commission économique du Conseil national du patronat français (CNPF), chargé des affaires économiques et internationales de 1994 à 1998. De 1998 à 2002, il est vice-président exécutif de l'organisation patronale, devenue en 1998 le Mouvement des entreprises de France (Medef).
Ayant rencontré François Ewald au début des années 1990, ils « posent ensemble les pierres angulaires d'une rénovation politico-idéologique du patronat. Leur innovation, c'est de penser le risque non plus comme une prérogative de l'entrepreneur justifiant le profit, mais en l'étendant à la société tout entière », une vision qui inspire largement les discours d'Ernest-Antoine Seillière distinguant « “riscophiles” et “riscophobes” ».
Denis Kessler est directeur général et membre du comité exécutif d'AXA en 1997 et 1998. Il devient président-directeur général du groupe Scor (réassurance) le , et conserve cette fonction jusqu'en 2021. Du à sa mort, il en garde la présidence du conseil d'administration.
En 2013, Denis Kessler a perçu 5,13 millions d'euros (+ 10 % par rapport à 2012) de rémunération pour sa fonction de PDG de Scor.
En 2020, sa rémunération, votée par les actionnaires à 78,04 % contre 54,56 % en 2019, s'établit à 6 millions d'euros, dont 4 millions en actions. Cette rémunération fait l'objet de sévères critiques depuis 2018 de la part du fond activiste Ciam, qui met en avant la baisse du cours de l'action de Scor, qui chute de 29,4 % en 2020,.
En , la fortune professionnelle de Denis Kessler, comprenant essentiellement une participation de 0,88 % au capital de Scor, est estimée à 45 millions d'euros.
Denis Kessler meurt le à Neuilly-sur-Seine à l'âge de 71 ans des suites d'une longue maladie. Son décès est annoncé officiellement le jour même par un communiqué de presse publié par le groupe Scor,.
Éditorialiste à Challenges, il est un adversaire du système de protection sociale « à la française » et se donne, en 2007, la mission d’influencer la politique du gouvernement, déclarant :
« Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. […] Il est grand temps de le réformer. […] La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le Programme du Conseil national de la Résistance ! »
Il loue alors la nouvelle génération de dirigeants, incarnée selon lui par Nicolas Sarkozy. En 2012, il prône l'abolition de la loi des 35 heures, s'étant, dès le début, opposé aux deux lois Aubry, et, auparavant, à la loi Robien sur la réduction du temps de travail, loi des 35 heures dont il décrit les conséquences négatives pour l'économie française.