Elliott Carter

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Elliott Carter
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Elliott Carter en 1917.
Naissance
New York, Drapeau des États-Unis États-Unis
Décès (à 103 ans)
New York, Drapeau des États-Unis États-Unis
Activité principale compositeur
Style musique contemporaine
Formation Université Harvard
École normale de musique de Paris
Maîtres Nadia Boulanger
Enseignement Université Columbia
Juilliard School of Music
Élèves Gitta Steiner

Œuvres principales

Elliott Cook Carter, Jr., né le à New York aux États-Unis et mort le dans la même ville, à 103 ans, est un compositeur de musique contemporaine américain. Premier compositeur à recevoir la National Medal of Arts en 1985, il était considéré comme l'un des plus grands compositeurs du XXe siècle.

Biographie

Elliott Carter naît à New York le . Il grandit dans un milieu bourgeois, peu attiré par les arts.

Il étudie le piano dès l'école primaire. Adolescent, il se tourne vers le théâtre et intègre le cercle intellectuel new yorkais au cœur du quartier de Greenwich Village. C'est dans les années 1920 que son goût pour les nouvelles manifestations artistiques le pousse à s'intéresser à la musique moderne, sous la tutelle de Charles Ives, qui devient à la fois un ami, un guide et un modèle. Grâce à lui, le jeune Elliott découvre l'avant-garde musicale à travers des œuvres de Béla Bartók, Edgar Varèse et Carl Ruggles. Le Sacre du printemps d’Igor Stravinsky le séduit et le décide à commencer une carrière dans la musique comme compositeur.

En 1926, Elliott Carter intègre l'université Harvard. Il y étudie la littérature anglaise, puis la musique à partir de 1930. Son Bachelor of Arts en poche, le jeune Carter part pour la France et travaille à l'École normale de musique de Paris (1932-1935) avec Nadia Boulanger. Rentré à New York en pleine dépression économique, il est engagé comme directeur musical du Ballet Caravan de 1936 à 1940.

Dans les années 1930, Carter se rapproche du style néo-classique, sous l'influence de Stravinsky, d'Hindemith et de Nadia Boulanger. Ce n'est qu'à la fin des années 1940 qu'il parvient à trouver son propre langage, fondé sur le sens de la continuité et sur l'individualisation des différentes couches de la composition.

Écrivant une musique exigeante, loin du style américanisant d'un Copland ou d'un Bernstein, mais loin aussi de l'expérience sérielle, Carter a construit son œuvre dans un grand esprit d'indépendance. Influencé par le philosophe et mathématicien britannique Alfred North Whitehead, défenseur de l'organisme, Carter trouve son inspiration en orientant certaines de ses compositions dans la littérature, la poésie, la danse et le cinéma.

Il a réalisé une synthèse entre les diverses tendances de la musique du XXe siècle et entre des conceptions musicales appartenant à des époques ou à des cultures très différentes. Les orchestres les plus renommés et les plus grands solistes, de même que de nombreux ensembles, lui ont commandé des partitions. Au total, Elliott Carter a composé plus de 150 œuvres d'une très grande variété. Au cours de sa carrière longue de huit décennies, il remporte deux fois le Prix Pulitzer de musique.

En 1954 et en 1963, il est lauréat du prix de Rome américain (Rome Prize) en composition musicale.

Il est élu membre de l'Académie des arts de Berlin en 1971. Dans les années 1980, Carter enseigne la composition, notamment à l'université Columbia et à la Juilliard School of Music.

À 90 ans, il aborde l'opéra avec What next, créé à l'Opéra de Berlin en 1999 par Daniel Barenboim.

Il meurt le dans sa ville natale, quelques mois seulement après la création et l'inauguration de sa dernière œuvre, Dialogues II. Il était âgé de 103 ans. Son épouse est décédée en 2003.

Principales œuvres

Œuvres pour ballet

Opéra

Œuvres chorales

Concertos

Œuvres pour orchestre

Musique de chambre

Œuvres vocales

Piano

Parmi ses œuvres pour piano, il faut également mentionner un intérêt particulier porté vers la polyphonie dans certaines pièces, comme Two diversions (1999), Catenaires (2006, composé pour Pierre-Laurent Aimard) et Matribute (2007). Comme dans les œuvres de Carter pour ensemble, l'écriture polyphonique repose en grande partie sur la polyrythmie.

Instruments seuls

  1. I. Statement – Remembering Aaron
  2. II. Riconoscenza per Goffredo Petrassi
  3. III. Rhapsodic Musings
  4. IV. Fantasy – Remembering Roger

Récompenses

Notes et références

  1. ↑ (en) Anne Midgette, « Elliott Carter dies : Pulitzer Prize-winning American composer was 103 », The Washington Post,‎ (lire en ligne)
  2. ↑ « Le compositeur américain d’avant-garde Elliott Carter s’éteint à 103 ans », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  3. 1 2 3 « Le compositeur américain Elliott Carter est mort à 103 ans », sur La Croix via Wikiwix, .
  4. 1 2 3 « Biographie d'Elliott Carter », sur Ressources IRCAM.
  5. ↑ Elliott Carter, compositeur Le Monde, 6 novembre 2012
  6. ↑ Le compositeur américain Elliott Carter s'est éteint L'Express, 6 novembre 2011
  7. ↑ (de) Elliott Carter - Von 1971 bis 1979 Außerordentliches Mitglied der Akademie der Künste, Berlin (West), Sektion Musik. Von 1979 bis 1993 Mitglied der Akademie der Künste, Berlin (West), Sektion Musik. Seit 1993 Mitglied der Akademie der Künste, Berlin, Sektion Musik sur le site de l'Akademie der Künste
  8. ↑ (en) Elliott Carter dies at age 103 The Classical Review, 5 novembre 2012
  9. ↑ Sax, Mule & Co, Jean-Pierre Thiollet, H & D, 2004, p. 109
  10. ↑ « Elliott Carter | Artist | GRAMMY.com », sur grammy.com (consulté le )

Annexes

Bibliographie

Liens externes

Bases de données et dictionnaires