| Directeur général Institut national d'histoire de l'art | |
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Anne-Solène Rolland (d) | |
| Directeur Académie de France à Rome | |
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| Naissance | |
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| Nom de naissance |
Éric Marie Roger de Buretel de Chassey |
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| Père |
Benoît de Chassey (d) |
| Conjoint |
Anne Consigny (depuis ) |
| A travaillé pour |
Directeur ou directrice (depuis ) Institut national d'histoire de l'art (depuis ) École normale supérieure de Lyon (depuis ) Académie de France à Rome (- Université de Tours (- Université de Paris (- |
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| Membre de | |
| Directeur de thèse | |
| Distinctions |
Chevalier des Arts et des Lettres () Prix François-Morellet () Prix Pierre-Daix (d) () |
Les Mondes de l'art (d) |
Éric de Buretel de Chassey, dit par convenance Éric de Chassey, né le à Pittsburgh (États-Unis), est un historien de l'art et critique français, directeur d'institutions culturelles et scientifiques.
Professeur d'histoire de l'art contemporain, il est nommé directeur de l'école des Beaux-Arts de Paris en mai 2025, après avoir été directeur de l'Institut national d'histoire de l'art de 2016 a 2025, et l'Académie de France à Rome de 2009 à 2015.
Né à Pittsburgh, aux États-Unis, où son père Benoît de Buretel de Chassey (1941-2012), est étudiant à l'université Carnegie-Mellon, Éric de Chassey passe son enfance en Suisse, puis à Lyon en France. Il a deux frères, dont un kinésithérapeute des équipes de France olympiques et deux sœurs. Le berceau familial est le village de Mirebel, dans le Jura.
Éric de Chassey est cousin de l'éditeur musical Emmanuel de Buretel et de Thibault de Chassey, fondateur du groupuscule d'extrême droite pétainiste, le Renouveau français.
Après avoir divorcé de sa première femme, dont il a eu trois enfants, il épouse le , à la villa Médicis, l'actrice Anne Consigny.
Il effectue sa scolarité au lycée lyonnais Sainte-Marie Lyon (les maristes). Élève de l'École normale supérieure en 1986 à 1990 en philosophie, il fait le choix de suivre parallèlement une formation en histoire de l'art à l'université Paris IV-Sorbonne et en sciences politiques à Sciences Po Paris plutôt que de passer l'agrégation comme il est d'usage dans l'établissement de la rue d'Ulm. Ayant opté pour l'histoire d'art, il soutient en 1994 une thèse de doctorat ayant pour thème « Décorative violence : la réception et l'influence de l'oeuvre d'Henri Matisse aux Etats-Unis à l'époque du triomphe de l'art américain » sous la direction de Bruno Foucart à l'université Paris IV-Sorbonne. Cinq ans plus tard, il obtient une habilitation à diriger les recherches d'histoire de l'art, toujours à l'université Paris IV-Sorbonne avec pour thème « L'abstraction avec ou sans raison » devant un jury composé de Serge Lemoine, Bruno Foucart, Jean-Marc Poinsot, Erich Franz et Bernard Ceysson.
Éric de Chassey a commencé sa carrière comme lecteur de français à l'Université Yale (États-Unis) en 1989-1990. De 1992 à 1996, il a été chargé d'enseignement en histoire de l'art contemporain à la Sorbonne. Il est élu maître de conférences à l'UFR d'histoire de l'art de l'université Paris IV-Sorbonne en . Il est ensuite élu en professeur d’histoire des arts contemporains, à l'université François-Rabelais de Tours, poste qu'il occupe jusqu'en 2012, enseigne à l'École du Louvre. En 2012, il est élu professeur d’histoire des arts contemporains à l'École normale supérieure de Lyon dont il est actuellement détaché pour assurer des fonctions de directeur d’établissement public. Il est membre junior de l'Institut universitaire de France de 2004 à 2009.
Une part notable de ses recherches s'effectue sur l’œuvre de Matisse, l’histoire des rapports artistiques transnationaux, la photographie, les phénomènes de tradition et de résistance dans la réception ou les liens de l’œuvre d’art avec la société dans laquelle elle s’inscrit, du début du XXe siècle à nos jours, notamment avec la musique (Punk) et la politique (Mai 68 et ses conséquences). Ses recherches donnent lieu à des publications, des colloques et des expositions sur les peintres contemporains tels qu'Olivier Mosset, Olivier Debré, Jean-Pierre Pincemin, François Rouan, Richard Deacon, Jean-Marc Bustamante, Peter Soriano, Pierre Soulages, Dan Walsh, Shirley Jaffe, Djamel Tatah, Monique Frydman, Alex Katz, Ellsworth Kelly, Simon Hantaï, Bridget Riley, Julian Schnabel, Luc Tuymans, Callum Innes,Christophe Cuzin, Agnès Thurnauer et Philippe Favier.
En 2008, il fonde l'équipe de recherche Interactions Transferts Ruptures artistiques et culturels (InTRu), qui rassemble des universitaires, des conservateurs du patrimoine ainsi que des chercheurs indépendants.
Il compte parmi ses élèves l’artiste iranien Bahram Ahmadi.

Le , Éric de Chassey est nommé directeur de l'Académie de France à Rome, succédant ainsi à Frédéric Mitterrand,,.
Il s'est vu à plusieurs reprises reprocher,, notamment par la presse people,, mais également par la presse généraliste, d'avoir bénéficié de favoritisme,,, par l'entremise de son épouse, Anne Consigny, « meilleure amie » de Julie Gayet.
En , son mandat est renouvelé par François Hollande en dépit de l'opposition d'Aurélie Filippetti.
Il a initié d'importants programmes de restauration de la Villa, de son intérieur et de son jardin (avec une attention particulière à la coprésence des décorations maniéristes tardives et des interventions de Balthus au XXe siècle), enrichi la collection avec des acquisitions majeures d'œuvres de la Renaissance (Jacopo Zucchi) et d'aujourd'hui (Claudio Parmiggiani), organisé et dirigé un programme de résidence pour des artistes de tous horizons et de toutes origines, ainsi que des expositions, des concerts, des programmes de cinéma et de littérature, et des colloques d'histoire de l'art.
Il a notamment lancé trois festivals annuels de musique classique (Autunno in musica), de musique classique contemporaine (Controtempo) et de pop, rock et électro (Villa Aperta), ainsi que trois festivals annuels de cinéma consacrés aux films documentaires du Sud (CineMondo), aux films restaurés (Re/visioni ) et à la cinématographie d'un acteur ou d'une actrice italien(ne) ou français(e) (Cinema all'aperto) : ces festivals, qui s'adressent diversement aux spécialistes et/ou au grand public, ont rencontré un large succès public et critique.
Le bilan de sa direction de la Villa Médicis,,, a conduit le conseil d'administration de cet établissement à lui décerner le titre de directeur honoraire par une décision du 22 octobre 2015.
Éric de Chassey est nommé directeur général de l'Institut national d'histoire de l'art (INHA) le . Il devient par ailleurs et à la suite de sa nomination directeur de publication de la revue scientifique de l'INHA, Perspective.
En mai 2021, il est commissaire d'une exposition sur Napoléon vu par l'art contemporain.
En 2022, il est élu président du Réseau international des instituts de recherche en histoire de l’art (RIHA).
Depuis 2021, il préside le comité éditorial du projet international « The Visual Arts in Europe : An Open History » (EVA), projet qu'il a initié en 2019 et qui rassemble 46 instituts de recherche en histoire de l'art et musées représentant les 46 pays du Conseil européen.
Il est un compagnon des Gracques, groupe de centre gauche qui, pendant la campagne électorale présidentielle de 2007, prônait un rapprochement avec François Bayrou.
Il est membre du jury du Festival international du livre d'art et du film à Perpignan en et du jury du prix Sciences Po 2015 pour l'art contemporain.
Il est membre du conseil d'administration de la fondation Linklaters.
Il est partisan du regroupement en un seul ministère de l'Éducation nationale et de la Culture.
Entre 2018 et 2024, il a publié une chronique mensuelle dans l'édition française de The Art Newspaper, abordant des questions d'actualité en histoire de l'art et en culture, toutes périodes et géographies confondues.
Il a publié des essais sur l'art des XXe et XXIe siècles, parmi lesquels :