| Escatalens | |||||
Façade de la Mairie | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Occitanie | ||||
| Département | Tarn-et-Garonne | ||||
| Arrondissement | Montauban | ||||
| Intercommunalité | Grand Montauban | ||||
| Maire Mandat |
Mickaël Cornille-Garric 2026 - 2032 |
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| Code postal | 82700 | ||||
| Code commune | 82052 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Escatalinois | ||||
| Population municipale |
1 148 hab. (2023 |
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| Densité | 64 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 43° 59′ 09″ nord, 1° 11′ 23″ est | ||||
| Altitude | Min. 75 m Max. 101 m |
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| Superficie | 17,99 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Montauban (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Beaumont-de-Lomagne | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Tarn-et-Garonne
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
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Escatalens est une commune française située dans le centre du département de Tarn-et-Garonne, en région Occitanie. Sur le plan historique et culturel, la commune est dans le Pays Montalbanais, correspondant à la partie méridionale du Quercy.
Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le canal latéral à la Garonne, la Garonne, le ruisseau de Larone, le ruisseau de Pantagnac, le ruisseau de Rafié, le ruisseau de Verdié, le ruisseau de Sanguinenc et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable : deux sites Natura 2000 (« Garonne, Ariège, Hers, Salat, Pique et Neste » et la « vallée de la Garonne de Muret à Moissac »), un espace protégé (le « cours de la Garonne, de l'Aveyron, du Viaur et du Tarn ») et trois zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.
Escatalens est une commune rurale qui compte 1 148 habitants en 2023, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1975. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Montauban. Ses habitants sont appelés les Escatalinois ou Escatalinoises.
Commune située en Bas-Montauban sur la route départementale 813 entre Grisolles et Castelsarrasin à proximité de Montech.
Escatalens est limitrophe de sept autres communes. Les communes limitrophes sont Bourret, Cordes-Tolosannes, Lacourt-Saint-Pierre, Montbeton, Montech, Saint-Porquier et La Ville-Dieu-du-Temple.
La superficie de la commune est de 1 799 hectares ; son altitude varie de 75 à 181 mètres.

La commune est dans le bassin versant de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne. Elle est drainée par la Garonne, le ruisseau de Larone, le ruisseau de Pantagnac, le ruisseau de Rafié, le ruisseau de Verdié, le ruisseau de Sanguinenc, le ruisseau de la Forêt, le ruisseau de Mailhol, le ruisseau de Majoureau, le ruisseau du Bois de Garrigou et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 32 km de longueur totale,.
La Garonne est un fleuve principalement français prenant sa source en Espagne et qui coule sur 529 km avant de se jeter dans l’océan Atlantique.
Le ruisseau de Larone, d'une longueur totale de 23,6 km, prend sa source dans la commune de Montech et s'écoule du sud-est vers le nord-ouest. Il traverse la commune et se jette dans le Tarn à Castelsarrasin, après avoir traversé 8 communes.
Le ruisseau de Pantagnac, d'une longueur totale de 12,9 km, prend sa source dans la commune de Finhan et s'écoule du sud-est vers le nord-ouest. Il traverse la commune et se jette dans la Garonne à Cordes-Tolosannes, après avoir traversé 4 communes.
Le ruisseau de Rafié, d'une longueur totale de 15,5 km, prend sa source dans la commune de Montech et s'écoule d'est en ouest. Il traverse la commune et se jette dans la Garonne à Castelsarrasin, après avoir traversé 5 communes.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat du Bassin du Sud-Ouest, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours). Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 736 mm, avec 9,3 jours de précipitations en janvier et 5,6 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Castelsarrasin à 9 km à vol d'oiseau, est de 13,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 698,6 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 43,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13,8 °C, atteinte le .
La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée,.
Un espace protégé est présent sur la commune : le « cours de la Garonne, de l'Aveyron, du Viaur et du Tarn », objet d'un arrêté de protection de biotope, d'une superficie de 1 262,3 ha.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS). Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats :
et un au titre de la directive oiseaux :
L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Deux ZNIEFF de type 1 sont recensées sur la commune :
la « forêt d'Agre et d'Escatalens, bois de la Moutette, de la Barraque et de Fromissard » (671 ha), couvrant 6 communes du département, et
« la Garonne de Montréjeau jusqu'à Lamagistère » (5 075 ha), couvrant 92 communes dont 63 dans la Haute-Garonne, trois en Lot-et-Garonne et 26 en Tarn-et-Garonne
et une ZNIEFF de type 2, :
« la Garonne et milieux riverains, en aval de Montréjeau » (6 874 ha), couvrant 93 communes dont 64 dans la Haute-Garonne, trois en Lot-et-Garonne et 26 en Tarn-et-Garonne.
Au , Escatalens est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montauban, dont elle est une commune de la couronne,. Cette aire, qui regroupe 50 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants,.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (77,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (82,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (50 %), zones agricoles hétérogènes (22,8 %), forêts (10,4 %), zones urbanisées (4,7 %), mines, décharges et chantiers (4,5 %), cultures permanentes (4,2 %), eaux continentales (3,3 %), prairies (0,2 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

Accès par la SNCF en gare de Montbartier, par l'autoroute A62 et les ancienne route nationale 113 et route nationale 123.
Le territoire de la commune d'Escatalens est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle.
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Garonne, le canal latéral à la Garonne, le ruisseau de Pantagnac, le ruisseau de Verdié, le ruisseau de Rafié et le ruisseau de Larone. La cartographie des zones inondables en ex-Midi-Pyrénées réalisée dans le cadre du XIe Contrat de plan État-région, visant à informer les citoyens et les décideurs sur le risque d’inondation, est accessible sur le site de la DREAL Occitanie. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1996, 1999, 2000, 2006 et 2022,.
Escatalens est exposée au risque de feu de forêt. Le département de Tarn-et-Garonne présentant toutefois globalement un niveau d’aléa moyen à faible très localisé, aucun Plan départemental de protection des forêts contre les risques d’incendie de forêt (PFCIF) n'a été élaboré. Le débroussaillement aux abords des maisons constitue l’une des meilleures protections pour les particuliers contre le feu,.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels.
Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (92 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 419 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 419 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 96 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM,.
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune.
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1992, 1998, 2002, 2003, 2011 et 2012 et par des mouvements de terrain en 1999.
Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence.
Le nom de la localité est mentionné sous la forme El feus des Catalencs en 1179,.
Albert Dauzat et Charles Rostaing, reprenant une proposition d’Emil Gamillscheg émettent l'hypothèse d’un nom de personne germanique pris absolument, plus spécifiquement gotique, Skathaling, surnom signifiant « personne nuisible » cf. allemand Schädling. Certes, les noms gothiques ou plus généralement germaniques, employés seuls, sont nombreux dans la toponymie occitane, mais ces auteurs ne citent aucune forme ancienne sur laquelle s'appuyer comme dans toute étude étymologique. La forme des Catalencs relevée en 1179 est incompatible avec cette explication.
Ernest Nègre opte aussi pour un anthroponyme germanique pris absolument, mais de nature différente, à savoir : Gadelingus rapporté par Marie-Thérèse Morlet,. Cela veut dire que Les Catalencs, s'est vu précéder de en dans une locution signifiant « chez les Catalencs », or la contraction régulière de en + les a donné la particule es (écrite ès de manière moderne) et signifiant « chez » que l'on rencontre fréquemment dans la toponymie, d'où es Catalencs « chez les Catelencs » devenu Escatalens par agglutination.
De l'âge carolingien (fin VIIIe fin Xe siècle) n'a été repéré aucun vestige, sinon, à Saint Porquier, la motte de terre qui servit de base à un petit château de bois et dans laquelle on a longtemps voulu voir un soi-disant « camp romain ». Escatalens apparait enfin sur les parchemins en 957, à l'occasion d'un don en faveur de Moissac. Cette année-là, un homme nommé Isarn, sa femme Christine et leur fils Hictorius, offrirent au monastère des biens situés à Roselaygues, mais ils lui donnèrent surtout l'église sainte Marie-Madeleine d'Escatalens avec les dîmes qui en dépendaient. En accord avec l'abbé de Moissac, leur seigneur, les habitants d'Escatalens résolurent, en 1360, de construire un fort au milieu de la bastide ou auprès du château abbatial et ils s'engagèrent à fournir dix hommes la nuit et quatre le jour pour la garde du château. Nous retrouvons des traces également de la construction d'une bastide vers 1366, au lieu-dit Paillous sur la RD 813. Une extension fut également faite sur l'ancien tracé communale qui se délimitait par l'actuelle rue de derrière, jusqu'à la rue du tour de Ronde. L'agrandissement du bourg permit la construction pour de nouvelles maisons et remparts pour une population de plus en plus nombreuse. Le village moderne est le descendant direct de celui du Moyen Age. Certes, il ne demeure plus rien qui soit antérieur au XVIIIe siècle, mais les rues et les maisons perpétuent le tissu originel depuis plusieurs siècles. Seule la place centrale est venue, après 1908, bouleverser l'ancienne organisation. L'enceinte créée en 1366 et souvent remaniée jusqu'à sa disparition complète, délimitait le fort autour du prieuré primitif. Les fossés étaient semble-t-il assez larges (entre quinze et vingt mètres) et longeaient la dépression descendant vers le ruisseau de Méric au sud et à l'ouest, puis soulignaient les côtés nord et est. Ils complétaient de leur ceinture aquatique les murs de brique, depuis longtemps disparus et sur lesquels furent bâties des maisons dès l'époque moderne. La stèle commémorative, en hommage aux victimes des déportations de la Seconde Guerre mondiale, a été mise en place et inaugurée par la précédente équipe municipale en décembre 2025. Elle rappelle que la commune compte également un déporté, Jean Saint-Arroman.
Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 500 et 1 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de quinze,.
La commune fait partie de la deuxième circonscription de Tarn-et-Garonne du Grand Montauban et du canton de Beaumont-de-Lomagne (avant le redécoupage départemental de 2014, Escatalens faisait partie du canton de Montech) et avant le elle faisait partie de la communauté de communes Garonne et Canal puis de la communauté de communes Grand Sud Tarn-et-Garonne jusqu'au .
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008.
En 2023, la commune comptait 1 148 habitants, en évolution de +4,65 % par rapport à 2017 (Tarn-et-Garonne : +2,89 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
| selon la population municipale des années : | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2006 | 2009 | 2013 |
| Rang de la commune dans le département | 39 | 88 | 59 | 61 | 66 | 56 | 52 | 56 |
| Nombre de communes du département | 195 | 195 | 195 | 195 | 195 | 195 | 195 | 195 |
En 2018, la commune compte 379 ménages fiscaux, regroupant 1 034 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 20 450 € (20 140 € dans le département).
| 2008 | 2013 | 2018 | |
|---|---|---|---|
| Commune | 7,3 % | 8,9 % | 9,8 % |
| Département | 8,4 % | 10,2 % | 10,3 % |
| France entière | 8,3 % | 10 % | 10 % |
En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 665 personnes, parmi lesquelles on compte 79,8 % d'actifs (70,1 % ayant un emploi et 9,8 % de chômeurs) et 20,2 % d'inactifs,. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département.
La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Montauban, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle,. Elle compte 179 emplois en 2018, contre 184 en 2013 et 177 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 472, soit un indicateur de concentration d'emploi de 37,9 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 61,4 %.
Sur ces 472 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 60 travaillent dans la commune, soit 13 % des habitants. Pour se rendre au travail, 94,1 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 1,3 % les transports en commun, 3,1 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 1,5 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile).
55 établissements sont implantés à Escatalens au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département,.
| Secteur d'activité | Commune | Département | |
|---|---|---|---|
| Nombre | % | % | |
| Ensemble | 55 | ||
| Industrie manufacturière, industries extractives et autres | 4 | 7,3 % | (9,6 %) |
| Construction | 12 | 21,8 % | (14,9 %) |
| Commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration | 18 | 32,7 % | (29,7 %) |
| Activités immobilières | 1 | 1,8 % | (3,3 %) |
| Activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien | 6 | 10,9 % | (14,1 %) |
| Administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale | 6 | 10,9 % | (13,6 %) |
| Autres activités de services | 8 | 14,5 % | (9,3 %) |
Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 32,7 % du nombre total d'établissements de la commune (18 sur les 55 entreprises implantées à Escatalens), contre 29,7 % au niveau départemental.
Les cinq entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont :
La commune est dans les « Vallées et Terrasses », une petite région agricole occupant le centre et une bande d'est en ouest du département de Tarn-et-Garonne. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture sur la commune est la polyculture et/ou le polyélevage.
| 1988 | 2000 | 2010 | 2020 | |
|---|---|---|---|---|
| Exploitations | 58 | 34 | 23 | 15 |
| SAU (ha) | 1 425 | 862 | 821 | 668 |
Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 58 lors du recensement agricole de 1988 à 34 en 2000 puis à 23 en 2010 et enfin à 15 en 2020, soit une baisse de 74 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 57 % de ses exploitations,. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 1 425 ha en 1988 à 668 ha en 2020. Parallèlement, la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 25 à 45 ha.
Escatalens fait partie de l'académie de Toulouse.
La commune possède une école élémentaire Antoine de Saint-Exupéry, ainsi qu'une maison familiale rurale Sud Agromat.
L'ancienne église du village n'avait jamais été remplacée et son clocher donnait de temps à autre les signes flagrants d'une vieillesse bien trop prolongée. L’une et l’autre furent pourtant réparés plusieurs fois, par exemple en 1689, 1767 et 1776, mais toujours insuffisamment, et le carillonneur risquait sa vie à chaque fois qu’il empruntait une galerie de bois couverte pour aller sonner les cloches. Au XVIIe siècle cependant, les murs furent vraisemblablement refaits d’une manière assez pauvre, comme ce fut le cas pour de nombreuses églises de la région montalbanaise.
L’intérieur (décor et mobilier) était perpétuellement en mauvais état et probablement fort modeste. En 1698, le curé Antoine Marguestaud assigna les consuls en justice pour obtenir l’achat d’un tableau représentant la Nativité, ainsi que la réparation des vitrages, mais l’entretien du bâtiment était du ressort du seigneur-abbé de Moissac et les consuls, à leur tour, portèrent l’affaire devant les tribunaux.
Il fallut, en 1767, poser un plafond, recrépir les murs de la nef, refaire les fonts baptismaux, l’escalier de la chaire et son abat-voix.
Au long des registres consulaires, on peut suivre l’état de l’église humide dont le clocher menaçait perpétuellement de choir et dont la toiture semblait apprécier la vermoulure de siècle en siècle. Le froid qui régnait là-de-dedans pouvait même être fatal à quiconque y entrait après avoir travaillé aux champs.
Dans cette état, l’église parvint jusqu’aux XIXe siècle et en 1850, finalement, il fallut agir.
Cette année-là, la municipalité emprunta la fort somme de 11.681 francs afin de réaliser le projet conçu par l’architecte toulousain Laroque en 1849. En fait, l’église ne fut pas entièrement reconstruite car les murs latéraux sont encore ceux de l’ancien édifice. L’architecte se contenta de démolir la façade, le clocher et le mur du chevet puis de les reconstruire tels qu’ils le sont aujourd’hui.
Cette façade, mesurant 12 mètres 20 de long pour 10 mètres 50 de hauteur, est tout à fait caractéristique du néo-classicisme finissant usité dans la région montalbanaise sous le règne de Louis-Philippe et de la Deuxième République. Elle est conçue comme l’entrée d’un temple, avec une grande porte cintrée encadrée de pilastres et surmontée d’un large fronton. Le tout fut bien évidemment crépi dans les parties rentrantes, tandis qu’un enduit, composé d’un jus coloré par la brique pilée, vint rougir les éléments saillants. Le clocher de plan carré est lui aussi cantonné de pilastres et coiffé d’une calotte semi-sphérique en zinc. À noter que des graffitis date de cette époque sont inscrits dans le crépis dans la partie haute du clocher.
À l’intérieur, les aménagement ne sont pas sans élégances. L’abside, reconstruite en demi-cercle, est voutée d’un cul-de-four et précédée de massives colonnes de pierres. Les bas-côtés en anse de panier, supportent des tribunes bordées de balustrades, destinées à accueillir les fidèles en surnombre.
Un seul regret peut-être, la démolition de l’autel majeur du chœur, en marbre, après les décisions du concile Vatican II qui furent presque partout très mal interprétées et amenèrent la destruction inconsidérée et sauvage de nombreux aménagements, ce que l’on ne peut que déplorer aujourd’hui. Cet autel monumental datait pourtant des années 1840.
En 1897, la calotte du clocher étant défectueuse, il fut projeté s’élever à sa place une flèche de 10 mètres de haut, ce que les finances du village ne permirent pas. L’on dût se contenter de refaire la calotte en 1910.
Des fresques dans le chœur et dans la nef furent exécutées entre 1850 et 1900, probablement à l’artiste Montalbanais Gaillard-Lala, qui avait déjà décoré plusieurs églises de la région. Dans le transept nord, nous pouvons voir une statue du Christ resplendissant, où du Christ au Sacré-Cœur. La statue prend pied sur une représentation de l’Europe, ici, la France. Cette sculpture est en plâtre et date de la même époque que celle du transept sud, c’est-à-dire environ 1910-1920. La décoration sur le mur, représente des croix incrustées d’un cœur, pour symboliser le sacré-cœur. Le plafond quant à lui, est recouvert d’étoiles dorées sur fond bleu. Le vitrail, bien que simpliste, est de grande taille, et reprend la même esthétique que celui de la chapelle Saint-Michel. Il a été installé par la maison Broué. Il y a une légère dénivelé entre la nef et le chœur, ce qui signifie la présence d’un escalier.
Dans le transept sud, nous trouvons la porte de la sacristie, ainsi que sur le mur d’en bas, la même décoration que dans le transept Nord. Sur la partie haute du mur, les restaurations ont permis de découvrir une scène, d’une grande taille, encadrée par des dragons, avec l’inscription latine qui signifie « si tu savais le don de Dieu », ce qui fait référence à la scène de la Samaritaine dans la Bible, on peut penser que cette fresque lui fait référence. Nous voyons le Christ assis contre un puits, levant la main au ciel, en train de parler à une femme adossée contre la margelle du puits, qui est sans doute la samaritaine. Le décor au plafond est le même que celui dans le transept Nord. En contrebas, nous voyons une statue de sainte Jeanne d'Arc, datant de 1910-1920. La sainte est représentée avec son épée levée au ciel, et après les restaurations, nous avons découvert qu’elle écrase un démon ou le diable, parallèle, sans doute avec les Anglais.
La décoration des colonnes, reprend les motifs de le fleur de lys et d’épis de blé. Le plafond est également recouvert d’une voute céleste, avec un clef de voute pendante. Le chevet, est décoré sur la partie basse, par des trompe-l’œil, simulant une galerie et un rideau recouvert d’hostie, avec des marques cruciformes, référence à l’eucharistie. Au-dessus, dans le cul-de-four, nous pouvons voir trois anges, sans doute les trois archanges, représentés chacun avec un objet spécial. Celui du centre porte une croix qu’il plante sur la Terre, pour symboliser l’église universelle. Sur, les côtés, deux vitraux identiques à celui du transept nord sont placés, et provenant du même atelier. Avant la décoration de l’église, il y avait un troisième vitrail au milieu, muré pour pouvoir peindre la fresque. La statuaire comprend néanmoins deux statues, une de sainte Marie-Madeleine, et une de saint Antoine, ces deux statues datent du XVIIIe siècle, ainsi que le Christ en croix au-dessus du tabernacle.
Les murs de la nef, ont également reçu après une commande du curé de l’époque, une série de six statues, sculptées par l’atelier Bordas de Poitiers. Ces statues représentent dans la partie nord, des saints habituels, se trouvant dans toutes les églises ; ce sont saint Antoine de Padoue, saint Thérèse de l’Enfant-Jésus, et étant donné qu’Escatalens était autrefois une paroisse, on y trouve le saint patrons des curés, saint Jean-Marie-Baptiste Vianney, le curé d’Ars. De l’autre côté, nous pouvons trouver des saint locaux, auxquels Escatalens a une certaine dévotion ; nous y trouvons sainte Germaine de Pibrac, sainte Marie-Madeleine, patronne du lieu et saint Jean-Gabriel Perboyre, missionnaire en Chine, étant né dans le Lot et ayant fait ses études à Montauban.
Le mobilier conserve deux statues baroques en bois : saint Paul et sainte Marie-Madeleine. La sainte Patronne est représentée également sur une toile de la même époque.
Le dernier curé de la paroisse fut Jean Vergnes (surnommé Jeannot par les paroissiens), ancien résistant, qui quitta ses fonctions lorsqu'il fut nommé à Canals en 1961.
| Blason | D'argent au chevron de gueules, au chef du même. |
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|---|---|---|
| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |