La toponymie occitane concerne les noms de lieux du Midi de la France issus des variantes régionales de la langue d'oc ou occitan.
Ils constituent une part importante de la toponymie occitane et ils sont notamment localisés au nord du domaine occitan. Ils sont généralement mieux identifiés que ceux de la période précédente.
Les grandes villes et les grandes régions du sud de la France, dans une moindre mesure qu'au nord cependant, portent souvent un nom d'origine gauloise : Limoges, Saintes, Riom, Nîmes, Périgueux, Carpentras, etc.

Du XIe au XIIIe siècle, autour d'un château en bois ou en pierre – ouvrage défensif construit sur un tertre naturel ou artificiel (occitan mòta, « motte ») ou bien sûr, un éperon rocheux – se développent des villages.
La forme castellare est à l'origine des toponymes Le Cailar, Le Caylar, Le Cayla, Le Cheylard ou Castellar. On trouve également Castellane (latin petra castellana puis occitan Pèira castelana, signifiant « roche fortifiée ») dans les Alpes de Haute-Provence, qui voisine avec l'ancienne commune de Castillon (occitan castelhon, « petit château »), aujourd'hui noyée sous les eaux du lac artificiel créé par le barrage qui porte son nom. Ce dernier toponyme se retrouve dans toute l'Occitanie.
Si castèl a beaucoup de représentants ou de dérivés, d'autres termes de la langue d'oc en sont synonymes.
À noter que le toponyme port
se retrouve également en zone de montagne, où il désigne un point de passage.
Annexes du moulin
Carrières
Mines
Fours à chaux
Forges
Ateliers
Presbytère
Monastère
Croix
Cimetière
Biens ecclésiastiques
Grande route
Chaussée pavée
Petite route
Carrefour
Pierres plantées
Auberge de grande route
Source
Confluence
Gué
Berge
Embouchure
Étangs, mares et lacs
Marécages
Divers
Noms d’oiseaux
Mammifères
Insectes
Divers
Il existe en pays d'Oc un certain nombre de toponymes dont la forme française est souvent un calque imparfait du nom originel occitan, par méconnaissance éventuelle de cette langue par les employés cadastraux chargés de répertorier les noms de lieux méridionaux. On peut citer :
En 1959, l'abbé E. Nègre notait que dans le département du Tarn, quantité de noms de lieux français étaient en train de se former à mesure que progressait l'usage du français, ainsi le Barrage (le Travet), le Viaduc (Tanus), le Terrain d'Aviation (Albi, Gaillac), les Laveries (Carmaux).

L'Institut d'études occitanes (IEO) développe depuis les années 2000 un programme de collecte, de normalisation et de diffusion de la toponymie occitane. Sa première réalisation publique est la base LUÒCS, utilisée par l'application Top’ÒC et signalée en 2012 par la Societat d’Onomàstica.
En novembre 2017, le projet LUÒCS est présenté à l'Ostau de Provença d'Aix-en-Provence. Le média régional Aquò d’Aquí décrit alors une démarche collaborative de cartographie en données ouvertes et fait état de 256 personnes ayant répondu à un appel à contributions. Le dispositif s'organise ensuite autour de BDTopoc, pour la collecte et la documentation des formes toponymiques, et d’OpenStreetMap-oc, pour leur intégration à OpenStreetMap. En 2019, BDTopoc est présenté à l'Hôtel de Région de Toulouse comme une « base de données ouvertes et contributives pour la toponymie occitane », lors d'un séminaire réunissant notamment la Région, l'IGN, le Congrès permanent de la lenga occitana et le CIRDOC.
À partir de 2018, la Mapa occitana permet de visualiser dans OpenStreetMap les toponymes renseignés en occitan. En 2022, ces données sont également rendues accessibles dans le GPS hors ligne OsmAnd-oc, issu d'une collaboration entre l'IEO, OpenStreetMap France et OsmAnd et complété par des contenus de la Wikipédia en occitan. L'ensemble formé par la base toponymique, la carte, les outils et les ressources pédagogiques est aujourd'hui présenté sous le nom GeoOccitania. Les jeux de données BDTopoc et « Occitania administrativa » sont publiés sur la plateforme française data.gouv.fr.