Excommunication des comédiens

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L'excommunication des comédiens fait référence aux mesures prises par des autorités de l'Église catholique pour excommunier les acteurs de théâtre, à deux périodes différentes : au IVe siècle d'une part et aux XVIIe et XVIIIe siècles d'autre part.

Les mesures du IVe siècle concernaient toute la chrétienté, l'Église voulant lutter contre une activité païenne.

Celles du XVIIe siècle ont été prises par les évêques de Paris et étaient donc applicables uniquement dans le diocèse de Paris.

Fondement idéologique

Dans la droite ligne de l’infamie légale des comédiens de la Rome antique qui prive les acteurs de théâtre de droits civiques tels que les magistratures, plusieurs conciles provinciaux, nationaux ou généraux jugent la foi chrétienne incompatible avec cette activité comparée à la prostitution. Ainsi, le concile d'Elvire en Espagne, tenu en l’an 305, oblige en son canon 62 les « histrions, pantomimes et cochers du cirque » à renoncer à leur métier pour embrasser la foi chrétienne.

Application

Au cours des siècles qui nous sont relativement bien connus sur le plan théâtral, les canons de l’Église ont été appliqués de manière plus ou moins patente, plus ou moins avouée, plus ou moins stricte. En 1629, Louis XIII attribue définitivement l’hôtel de Bourgogne aux comédiens du roi et, le , un édit royal indique que le travail des comédiens « ne puisse leur être imputé à blâme, ni préjudice à leur réputation dans le commerce public ».

Quelques exemples

Molière (1622-1673) est la plus célèbre victime de l'excommunication des comédiens.

Références

  1. ↑ Christophe Hugoniot, Le statut de l'acteur dans l'Antiquité grecque et romaine, Presses universitaires François-Rabelais, , « De l’infamie à la contrainte. Évolution de la condition sociale des comédiens sous l’empire romain », p. 213-240.
  2. ↑ « La vie d'un comédien » [archive du ], sur comedie-francaise.fr via Internet Archive.

Bibliographie complémentaire