| Titre original |
8番出口 8-ban deguchi |
|---|---|
| Réalisation | Genki Kawamura |
| Scénario |
Kotake Create Genki Kawamura Hirase Kentaro |
| Musique |
Yasutaka Nakata Shōhei Amimori |
| Acteurs principaux |
Kazunari Ninomiya Yamato Kōchi |
| Sociétés de production |
AOI Promotion Story Tōhō |
| Pays de production |
|
| Genre | Horreur, thriller |
| Durée | 95 minutes |
| Sortie | 2025 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Exit 8 (8番出口, 8-ban deguchi) est un film japonais réalisé par Genki Kawamura, sorti en 2025. Il est adapté du jeu vidéo éponyme The Exit 8 (en). Le film met en scène Kazunari Ninomiya dans le rôle d'un homme sans nom, piégé dans un couloir de métro en boucle et qui doit repérer d'éventuelles anomalies dans chaque boucle pour s'échapper.
Exit 8 a été présenté en avant-première aux séances de minuit du Festival de Cannes 2025 le et est sorti au Japon, distribué par Toho, le . Le film a reçu des critiques positives et a engrangé 5,2 milliards de yens.
Un homme coincé dans un passage de métro apparemment sans fin se lance à la recherche de la sortie 8. Les règles de sa quête sont de ne rien négliger d'anormal dans chaque nouveau couloir qu'il doit traverser. Si une anomalie est découverte, il doit faire demi-tour immédiatement, sinon, continuer sa route jusqu'à quitter la sortie 8. Mais le moindre oubli le ramène à son point de départ. L'homme se démène pour parvenir à s'échapper de ce couloir infini.
Dans le métro, un homme (surnommé l'Homme Perdu) est témoin d'une scène où un homme réprimande une mère qui n'arrive pas à calmer son bébé qui pleure. L'Homme Perdu reçoit alors un appel de son ex-petite amie, qui l'informe qu'elle est enceinte de son enfant et lui demande quelle décision elle devrait prendre. Il perd la connexion en tentant de sortir de la station et se retrouve dans un couloir désert qui tourne en boucle sans fin. En lisant un mode d'emploi, l'Homme Perdu apprend qu'il doit atteindre la sortie 8 en faisant demi-tour chaque fois que le couloir présente une anomalie et en avançant lorsqu'il n'y en a pas. Les anomalies peuvent aller de visages sur des affiches retraçant ses déplacements, à du sang qui pleut du plafond. La moindre erreur le ramène à la sortie 0, réinitialisant sa progression.
En arrivant à la sortie 5, l'homme perdu reçoit un appel de son ex, qui continue de le supplier de l'aider à prendre une décision. Il relate l'altercation survenue dans le train dont il a été témoin, précisant que personne n'a pris la défense de la femme. Il avoue en larmes que son incapacité à défendre cette femme le fait se sentir inapte à être père. Son ex apparaît alors dans le couloir, révélant qu'elle n'était qu'une simple anomalie et le renvoyant ainsi à la sortie 0.
Finalement, l'Homme perdu rencontre le Garçon, un jeune enfant qui suivait l'Homme qui marche, une entité impassible que l'Homme perdu aperçoit arpentant le couloir à chaque nouvelle boucle. L'Homme qui marche était lui aussi perdu, mais il est devenu une partie intégrante de la boucle après avoir abandonné le Garçon pour une fausse sortie 8. Bien que muet au départ, le Garçon se révèle très perspicace et, grâce à son aide, l'Homme Perdu progresse régulièrement. Le garçon se confie peu à peu à lui, lui avouant qu'il a fugué de chez sa mère, et lui offre une coquille de gastéropode en guise de porte-bonheur.
En atteignant la sortie 6, le couloir est soudainement inondé. Après avoir eu une vision de lui-même, de son ex et de leur fils — qui se révèle être le Garçon — sur une plage, l'Homme Perdu tente de sauver le Garçon, le tient hors de l'eau et le réconforte avant d'être lui-même emporté par les flots. Après avoir repris conscience, le garçon tourne au coin de la rue vers l'Exit 8. Peu après, l'Homme perdu aperçoit ce qui semble être la sortie n° 8. D'abord incertain qu'il s'agisse de la véritable sortie, il se met à courir vers elle en se souvenant du coquillage du Garçon. Cela le ramène à la réalité et il appelle son ex, lui promettant de la retrouver à l'hôpital. Il remonte dans le même train bondé qu'il avait pris plus tôt et assiste une fois de plus à la scène où l'homme réprimande la mère et son enfant en pleurs. Cependant, cette fois-ci, l'Homme Perdu décide de passer à l'action.
Le film reprend certains codes du jeu vidéo : des plans-séquence filmés en caméra subjective (vue à la première personne) ou à hauteur d'homme (vue à la troisième personne), peu d’interaction avec l'environnement, des changements du personnage principal.
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Le tournage s'est déroulé du au . Les scènes ont été filmées dans plusieurs stations du métro de Tokyo, notamment à Meiji-Jingumae et Higashi-Shinjuku, ainsi qu'à la station Daishibashi (en) de Kawasaki. Le couloir souterrain constituant le principal décor du film a été reconstitué dans un studio à Yokohama.

Le 27 décembre 2024, Toho a annoncé la production d'un film en prises de vues réelles inspiré du jeu vidéo The Exit 8 Genki Modèle:Interlanguage link en assurera le scénario, la production et la réalisation Kazunari Ninomiya et Yamato Kochi interpréteront respectivement « l'homme perdu » et « l'homme qui marche » . Le 1er mai 2025, l'arrivée de l'actrice Nana Komatsu au casting a été annoncée . Elle a été choisie pour un rôle mystérieux, sans que son nom ni son histoire ne soient révélés à ce moment-là
Le tournage a eu lieu de fin 2024 à début 2025 à Tokyo , principalement dans un décor construit comme une réplique du passage souterrain du jeu original.
Ninomiya a participé à la production et a contribué à l'écriture du scénario. Joueur lui-même et connaissant parfaitement le jeu, il a prodigué à Kawamura des conseils précieux pour adapter un jeu sans scénario en une histoire. Ninomiya estimait que, dans une production comportant de nombreuses scènes centrées sur un seul personnage, le tournage serait perturbé si trois directions devaient être suivies par le réalisateur, le scénariste et l'acteur. Dans cette production, les costumes et les décors restent inchangés, créant ainsi une boucle. « C'est pourquoi j'ai jugé nécessaire d'organiser les choses avant le tournage afin de n'avoir qu'une seule issue. C'est pourquoi, en interprétant ce rôle, j'ai décidé de m'impliquer dès l'écriture du scénario », a-t-il expliqué.
Le Figaro parle d'une singulière réussite racontant l’absurdité angoissante du monde contemporain.
Hugues Dayez, pour la RTBF, salue une adaptation à la portée métaphysique tour à tour cauchemar éveillé et objet surréaliste.
Abus de Ciné salue une œuvre s'accaparant les codes de plusieurs genres sans pour autant s'y limiter.
Télérama apprécie ce film qu'elle qualifie à la fois de soigné et de troublant.
Le Soir et Le Point louent l'ambiance générale en huis clos claustrophobique qui se dégage durant tout le film,.
Le Monde note que sans être tout à fait un film d'horreur, il en épouse tous les codes à travers le principe de répétition.
Paris Match remarque que le film distille habilement des thématiques comme l’enfermement de l’esprit, les phobies intérieures et les impasses d’une société déshumanisée.
Baz'art loue un visuel hors norme jouant avec les règles classiques du cinéma.
Libération admire un visuel dynamique où le suspense tient en haleine tout du long.
Le film a été présenté en sélection officielle lors du Festival de Cannes 2025 dans le cadre des Séances de minuit.