La famille Le Goarnig est une famille française connue pour son combat pour l'identité bretonne pendant les décennies de l'après Seconde Guerre mondiale.
L'article 1 de la loi du 11 germinal an XI () ne reconnait que les prénoms du calendrier républicain.
Jean-Jacques Manrot, dit Le Goarnig est marié à Mireille Manrot Le Goarnig (née Lier).
Ils souhaitent à la naissance de leur premier enfant, en 1946, lui donner le nom de Garlone. L'officier d'état refuse et donne à la fille le prénom de sa mère, Mireille. La situation recommence avec chacun de leurs six autres enfants Patrig, Katelle, Yann, Morgann, Gwendal et Ardraboran,.
En 1956, l'état civil refuse l'inscription de leur septième enfant, Adraboran, sous prétexte qu'il portait un prénom breton.
Après s'être installés à Moëlan-sur-Mer, les époux Manrot se virent refuser par la caisse d’allocations familiales de Landerneau les prestations concernant leurs six derniers enfants auxquels ils avaient attribués des prénoms bretons non reconnus par l'état-civil français. En , Mme Manrot-Le Goarnig, trois jours après la naissance de Brann, son dernier enfant, est arrêtée et incarcérée à la prison de Quimper pendant 57 jours de grève de la faim.
La Cour de justice de l'Union européenne leur attribua donc une carte d'identité spéciale en tant que « citoyens européens de nationalité bretonne »,.
Jean-Jacques Manrot Le Goarnig meurt le . Mireille Lier Manrot Le Goarnig meurt le [réf. nécessaire].
Le couple a eu 12 enfants :
L'affaire Fañch désigne une action en justice menée en 2017-2018 par un couple de Quimpérois contre l'État français et la controverse qu'elle a déclenchée, au sujet de l'enregistrement officiel du prénom traditionnel breton Fañch, à propos du tilde sur le ‹ n ›, non reconnu dans un premier temps par l'état civil français. Dans un arrêt en date du , la Cour de cassation avait rejeté le pourvoi formé par le procureur général en raison d’une erreur de procédure, et autorisa donc définitivement l’enfant à garder le tilde sur son prénom.