Si ce bandeau n'est plus pertinent, retirez-le. Cliquez ici pour en savoir plus.
Les informations figurant dans cet article ou cette section doivent être reliées aux sources mentionnées dans les sections «Bibliographie», «Sources» ou «Liens externes» ().
"D’Hermine, à la fasce ondée de gueules surmontée de trois tourteaux du même" Alias: "D'hermine, à la fasce vivrée de gueules, surmontéede trois tourteaux du même"
La Famille de Silly est une famille féodale française originaire de Normandie. Cette famille s'est éteinte au XVIIesiècle.
Histoire
La Famille de Silly est à l'origine une famille de moyenne noblesse originaire de Normandie. Le mariage hypergamique de Bertin de Silly, chambellan du roi LouisXI et bailly du Cotentin, avec Marie de La Roche-Guyon augmente son prestige et lui donne une assise territoriale et économique importante qui, associée à la faveur royale continue jusqu'au règne de LouisXIII, lui permet d'obtenir le titre de comte de La Roche-Guyon sous CharlesIX en , puis d'accéder à la dignité de duc et pair de France en 1621.[réf.nécessaire]
Guillaume de Silly, fl. avant 1400 (en remontant le temps, on trouve auparavant Richard, Pierre (II) (fl. 1335), Gautier (Ier) de Silly (signalé en 1289 et peut-être † en 1323), Pierre (Ier) (fl. 1259), Robert (Ier) (cité vers 1210 dans un registre des fiefs rédigé peu après la prise): les parentés restent très incertaines), eut deux fils actifs dans la 2e moitié du XIVe siècle et même jusqu'au début du XVe siècle. Ils furent souche des deux branches de la Maison de Silly,,:
Robert/Robin (II) de Silly (il serait l'aîné; fl. 1380, † 1407), qui maria Guillemette de Neuilly, dame de Lonrai;
et Gautier II de Silly (il serait le puîné; fl. 1371; époux de Philippote de Lanquetot). Peut-être père de Gautier III (cité en 1432, † ap. 1438; marié en 1437 à Colette, fille de Jean de/du Buret, seigneur d'Agon et de Querquebus).
François de Silly († en au camp de Pavie), son frère aîné, Bailli de Caen, seigneur de Longray († à Pavie); il eut pour épouse Aimée de La Fayette († 1556 au château de Pau), dite "baillive de Caen", dame d'honneur de Marguerite d'Angoulême, duchesse d'Alençon, qu'elle accompagna lors de son voyage en Espagne à la fin 1525 pour aller au chevet de son frère le roi François Ier retenu prisonnier à Madrid par Charles Quint; elle reçut en récompense la baronnie de L'Aigle en 1526 (enlevée aux Penthièvre). Marguerite d'Angoulême, remariée au roi de Navarre, la fit gouvernante de sa fille Jeanne d'Albret, qu'elle éleva dans son château de Lonrai dans les années 1530. Ils eurent:
Guillaume de Silly, frère cadet de Jacques, abbé de Troarn (depuis 1444, et fl. en 1491-1501), fils cadet de Jean de Silly et frère de Jacques
Olivier de Silly (cité en 1456 et 1483), frère cadet des précédents, seigneur de la Chapelle-près-Sées et de Bures (est-ce Bures?), aussi de Vautourneux (par sa femme? aux Hermites, aux marges de la Touraine et du Blésois: cf. le site municipal des Hermites); Avec sa femme Jeanne Foucher/Fouché, il est la souche du rameau des sires de La Chapelle et de Vautourneux; leur petite-fille Jeanne de Silly, dame de la Chapelle-près-Séez, porta Vautourneux dans la famille de Bellanger par son union avec Julien de Bellanger
Nicolas de Silly (cité en 1485), fils de Jean de Silly et frère benjamin de Jacques, Guillaume et Olivier, seigneur de Dampierre par sa femme Marie Thésart (elle teste en 1505): ils sont la souche du rameau des sires de Dampierre, qui, par le mariage en 1517 de leur fils François avec l'héritière Claude de Mauny, obtint aussi St-Aignan.
Branche de Gautier (seigneurs de la Houlette, puis de La Roche-Guyon)
"D’Hermine, à la fasce ondée de gueules surmontée de trois tourteaux du même" ou "D'hermine à la fasce ondée de gueules accompagnée en chef de trois tourteaux rangés du même.'
Famille de Silly
D'hermine à la fasce ondée de gueules accompagnée en chef de trois annelets rangés du même
L'église Saint-Pierre (XVIeetXIXesiècles) de Dampierre abrite le tombeau avec gisants de Nicolas de Silly et de sa femme, classé au titre objet aux monuments historiques en 1908.
Le monument funéraire de François de Silly, seigneur de la Roche-Guyon et Grand louvetier de France, mort au cours du siège de La Rochelle en 1628 fut élevé nettement plus tard, en 1637, par sa veuve, Catherine de Matiques. Il comportait initialement un orant, qui était identique à celui de Martin du Bellay, réalisé à Gizeux par Nicolas Guillain dit Cambrai. Comme particularité, le défunt y était représenté vêtu du manteau du Saint-Esprit. L'orant était agenouillé devant un prie-Dieu, sur lequel était placée une jeune enfant au maillot, fille du duc, morte en bas âge. Initialement le monument était placé dans le prieuré de la Sainte-Trinité de La Roche-Guyon. En 1780, il fut transféré dans l'église paroissiale. Il fut démantelé à la Révolution française. L'orant de François de Silly fut transporté au Musée des Monuments français d'Alexandre Lenoir, puis rendu à la commune après la dissolution de ce musée, en 1823. Ainsi, le monument était de nouveau complet, et a été classé en 1904. Cependant, la statue de l'enfant a été volée avant 1982, et le priant, bien que de taille humaine, aurait été volé en mars 1994; en 2015, il se trouve en place, monté sur un socle avec le prie-Dieu. Sa devanture arbore une plaque funéraire, qui mesure 170 cm de largeur pour 140 cm de hauteur, ainsi qu'une petite plaque avec une épitaphe supplémentaire, et deux blasons,,.
Tombeau de Nicolas de Silly et de sa femme dans l'église Saint-Pierre de Dampierre (Calvados).
Gisants de Nicolas de Silly et de Marie de Dampierre.
Monument funéraire de François de Silly, 1637.
Monument funéraire de François de Silly, 1637.
Notes et références
↑Christophe Morin, Le château de La Roche-Guyon, coll. Itinéraires, Île-de-France, Éditions du Patrimoine, Centre des Monuments Nationaux, Paris, 2008, p.9-11
↑«Maison de Silly, p. 168-173», sur Histoire généalogique et chronologique de la Maison royale de France, t. VIII, par les Pères Anselme, Ange et Simplicien, et Honoré Caille du Fourny, à la Compagnie des Libraires associés, à Paris, 1733
↑«Maison de Silly, p. 395-396», sur Le Grand Dictionnaire historique de Louis Moréri, t. V, chez Denis Mariette, à Paris, 1718
↑«Famille de Silly», sur Racines & Histoire, par Etienne Pattou, 2005 et 2021
↑«Château de Lonrai, p. 59-66», sur Le département de l'Orne archéologique et pittoresque, par Léon de La Sicotière et Auguste Poulet-Malassis, chez J.-F. Beuzelin, à Laigle, 1845
↑Le 50 en ligne Le site Racines&Histoire fait de ces deux Gautier un seul personnage, nommé "Gauthier II". le site Châteaux de France: manoir de La Houlette les dissocie, pour des raisons de chronolgie.
↑Ph. Aug. Becker, Saint-Julien de Balleure und Jean le Maire, Zeitschrift für französische Sprache und Literatur, Bd. 51, H. 4/6 (1928), pp. 294-302
↑«Le château de St-Aignan», sur Les châteaux de la Sarthe, par le duc de La Force et Paul Cordonnier-Détrie, chez Jacques Delmas, à Paris, 1960 (réédition Numilog).
↑Laurent Bourquin, Les nobles, la ville et le roi. L'autorité nobiliaire en Anjou pendant les guerres de Religion, Belin, Paris, 2001
↑Jean-Loup Corbasson, Pascal Goutrat et Stéphane Gasser, «Le patrimoine des communes du Val-d’Oise: La Roche-Guyon», Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol.II, , p.583-587 (ISBN2-84234-056-6).
Pour approfondir
Bibliographie
Père Anselme, Histoire généalogique et chronologique de la maison royale de France, Paris, Compagnie des libraires.
G. Daufresne, Les comptes des châtelains de la Roche-Guyon - d'après le chartier du château conservé ax A.D.V.O. in Magazine Vivre en Val-d'Oise, no55 avril- ,2 p.30-35.
Valérie Deplaigne, L’Héritage de Marie de La Roche-Guyon. Un conflit entre deux nobles lignages normands à la fin du Moyen Âge, Rennes, Presses Universitaires de Rennes (collection « Mnémosyne »), 2009.
Christophe Morin, Le château de La Roche-Guyon, coll. Itinéraires, Île-de-France, Éditions du Patrimoine, Centre des Monuments Nationaux, Paris, 2008.
Alain Quenneville, La Roche-Guyon, dix siècles d'histoire, 1991, 24 p.
Émile Rousse, La Roche-Guyon. Châtelains, château et bourg, Hachette, Paris, 1892 (rééd. 2006).
Émile Rousse, Une famille féodale aux XVeetXVIesiècles: Les Silly, seigneurs de La Roche-Guyon, Paris, Hachette, (lire en ligne).