Groupe d'intervention de la Police nationale

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Ne pas confondre avec le GIGN qui dépend de la Gendarmerie nationale.

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GIPN
Groupe d'intervention de la Police nationale
Image illustrative de l’article Groupe d'intervention de la Police nationale
Écusson des GIPN

Création
Dissolution
Pays Drapeau de la France France
Branche Police nationale
Fait partie de Force d'intervention de la Police nationale
Devise « La cohésion fait la force »
Mascotte Cobra
Commandant historique Georges Nguyen Van Loc

Les groupes d’intervention de la Police nationale (GIPN) étaient des unités d’intervention de la Police nationale française. Ils ont été intégré au RAID à partir d'avril 2015. Les GIPN étaient destinés à intervenir dans des situations d'extrême violence ou à haut risque telles que les prises d'otages, les actes de terrorisme, les mutineries dans les prisons ou les interpellations d'individus dangereux ou de forcenés. La transformation des derniers GIPN situés en Outre-Mer en antennes du RAID, en , a marqué la fin de l'emploi de cette appellation.

Historique

L'écusson sur l'épaule d'un membre du Groupe d'intervention de la Police nationale en mars 2008.

Les premiers GIPN, alors au nombre de onze, ont été mis en place le , soit un an et demi avant le GIGN et treize ans avant le RAID.

La création des GIPN a été motivée par l'assassinat, en 1972, des athlètes israéliens pris en otages lors des Jeux olympiques de Munich. Le gouvernement français a souhaité se doter d'équipes de police capables d'intervenir dans des situations graves comme les prises d'otages, les attentats terroristes, les émeutes. Pour cela, il charge le commissaire divisionnaire Georges Nguyen Van Loc de créer le premier groupe à Marseille.

Le territoire métropolitain est alors découpé en zones de compétence pour chaque groupe d'intervention. En 1985, le nombre de GIPN est de sept. Les groupes métropolitains sont localisés dans les villes suivantes : Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Nice, Rennes, Metz, Rouen, Toulouse puis Strasbourg. Puis, en 1992 et 1993, sont créés les GIPN de La Réunion et de la Nouvelle-Calédonie, ce qui porte le nombre de GIPN à neuf. Un dixième groupe est créé en 2007, afin de couvrir la zone Antilles-Guyane.

À compter du mois d', les sept GIPN métropolitains, situés dans les villes de Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Nice, Rennes et Strasbourg, sont officiellement incorporés au sein du RAID et en deviennent ses antennes territoriales.

À l'issue de cette réforme, seuls les trois GIPN ultra-marins conservaient ainsi la dénomination d’origine jusqu'à la transformation de celui de Nouméa en antenne du RAID, effective en , et celle des GIPN de Pointe-à-Pitre et Saint Denis de La Réunion, effective en ,.

Missions

Les GIPN contribuaient à la lutte contre toutes les formes de criminalité, y compris en matière de terrorisme. À ce titre, ils prêtent assistance aux services de police et sont notamment chargés :

Il s’agit concrètement

Équipement

Fourgon blindé destiné au transport de fonds reconverti en véhicule d'intervention.

Les GIPN disposaient d'une palette d'équipements individuels et collectifs leur permettant d'accomplir l'ensemble de leurs missions :

Armement

Les policiers des GIPN disposaient d'une large gamme d'armes et d'équipement, comme suit :

Organisation

Les GIPN dépendaient de la direction générale de la Police nationale (DGPN).[réf. souhaitée]

Chaque GIPN était dirigé par un officier de police, assisté par un gradé du corps d'encadrement et d'application (brigadier, brigadier-chef, brigadier-major ou RULP). L'exécution des missions était confiée au chef de chaque GIPN, qui déterminait seul la conduite opérationnelle et les moyens engagés par son unité, tout en bénéficiant du concours des autres services de police déployés dans la même opération.

Recrutement

Pour pouvoir passer les tests d'entrée au GIPN, il fallait être au préalable, gardien de la paix ou officier, avoir été sélectionné sur dossier, avoir au moins trois ans d'ancienneté et moins de 40 ans (45 ans pour les officiers). Les sélections avaient lieu une fois par an et étaient communes avec celles du RAID. La première phase était constituée de prérequis physiques évalués par les délégations inter-régionales au recrutement et à la formation de la Police nationale (DIRF) : montée de corde, pompes, tractions, relevé de jambes, dips, test de Cooper et sprint (50m).

Une fois cette étape franchie et le dossier du candidat étudié, celui-ci était convoqué à une semaine de sélections physiques, psychotechniques et techniques d'un niveau très élevé. On y trouvait des tests psychologiques, de la conduite de véhicule, des parcours professionnels, du tir, de la natation, une marche commando, des tests de cran, de vertige, de claustrophobie, d'escalade, etc. Il y a également des tests de combat : au sol, en boxe anglaise, puis en pieds/poings. Les meilleurs candidats étaient retenus à la fin de la semaine et étaient soit affectés immédiatement, soit placés dans un « vivier » en attendant qu'une place se libère.

Ils suivaient tout au long de leur carrière un entraînement rigoureux et des évaluations continues vérifiant qu'ils avaient toujours le niveau requis.

Notes et références

  1. ↑ Arrêté du 15 avril 2015, article 3
  2. ↑ Arrêté du 15 avril 2015, article 5
  3. ↑ Arrêté du 16 avril 2018 portant diverses dispositions relatives au recrutement, à la formation, aux missions et à l'organisation des services composant la force d'intervention de la police nationale en outre-mer portant sur la transformation du GIPN de Nouméa en antenne RAID le en avril 2018 (effective le 2 mai) et annonçant la transformation des GIPN de Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) et de Saint Denis (La Réunion) en antennes RAID le 1er mars 2019 https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000036819061&categorieLien=id
  4. ↑ Information sur le site de la chaîne d'information outre-mer La 1ère https://m.la1ere.francetvinfo.fr/raid-988-nouvelle-unite-elite-police-nationale-creee-585343.html
  5. ↑ Arrêté du 5 janvier 2011, article 8

Annexes

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Texte officiel

Bibliographie

Livres
Revues
Documentaires

Articles connexes

Lien externe