| Naissance |
Belo Horizonte (Minas Gerais, Brésil) |
|---|---|
| Nationalité | Brésilienne |
| Profession | réalisateur, scénariste, monteur, acteur, cadreur, producteur, musicien |
Gabriel Martins, né le à Belo Horizonte, est un scénariste, monteur, acteur, cadreur, producteur, musicien et réalisateur de cinéma et de télévision brésilien.
Considéré comme l'un des réalisateurs les plus importants et les plus plébiscités du cinéma brésilien contemporain, il voit ses films présentés dans de nombreux festivals nationaux et internationaux, tels que Sundance, Cannes, Toronto et Gramado. Ses œuvres lui valent quatre prix Grande Otelo, trois Kikito et un Prêmio APCA, ainsi que quatre nominations aux prix Guarani (pt).
Gabriel Martins est cofondateur de la société de production Filmes de Plástico (pt), créée en 2009 en partenariat avec les cinéastes André Novais Oliveira (pt) et Maurilio Martins (pt) et Thiago Macêdo Correia (pt). Il débute dans la réalisation de longs métrages avec la comédie Aliança (2014), coréalisée avec João Toledo et Leonardo Amaral. Il a également réalisé l'un des segments du film d'épouvante O Nó do Diabo (pt) (2018). Au cœur du monde (2019), son troisième long métrage — coréalisé et coécrit avec Maurílio Martins — est présenté en avant-première mondiale au Festival international du film de Rotterdam.
Son plus grand succès, Marte Um (2022), est présenté au festival de Sundance et sélectionné par l'Academia Brasileira de Cinema (pt) pour représenter le Brésil aux Oscars 2023, faisant de Martins le premier réalisateur noir à être ainsi désigné. Son deuxième long métrage en solo, Vicentina Pede Desculpas (2026) — une coproduction entre Filmes de Plástico et Netflix —, connaît sa première mondiale lors du Festival international du film de Toronto 2026, où il concourt pour le prix Platform.
À la télévision, il réalise la série O Natal dos Silva (2025), diffusée sur Canal Brasil. Martins est par ailleurs batteur au sein du groupe Diplomattas, originaire du Minas Gerais, et anime, aux côtés d'André Felix, le podcast Blecaute en partenariat avec Itaú Cultural.
Gabriel Martins naît le à Belo Horizonte, capitale de l'État du Minas Gerais, et grandit dans la périphérie de Contagem. Il suit une formation à l'Escola Livre de Cinema de Belo Horizonte et a obtenu un diplôme en communication sociale (spécialisation cinéma et vidéo) en 2010 au Centro Universitário UNA (pt).
Selon ses propres dires, l'envie de faire du cinéma lui vient alors qu'il a environ sept ans. Vers l'âge de huit ou neuf ans, il dessine un plateau de tournage pour un devoir scolaire dans lequel on lui demande d'écrire ce qu'il souhaite devenir plus tard. Il commence à travailler dans le secteur audiovisuel à 17 ans et réalise déjà des vidéos au moment d'entrer à l'université.
Martins commence sa carrière cinématographique vers 2005 en réalisant des courts-métrages. Parmi les courts-métrages remarqués réalisés par Martins à cette époque, il y a Contagem (2010), Dona Sônia Pediu uma Arma para Seu Vizinho Alcides (2011), Meu Amigo Mineiro (2012) et Rapsódia para o Homem Negro (2015). En 2009, aux côtés des réalisateurs André Novais Oliveira (pt) et Maurilio Martins (pt) ainsi que du producteur Thiago Macêdo Correia (pt), il fonde la société de production Filmes de Plástico (pt), basée à Belo Horizonte. En collaboration avec Leonardo Levis, Gabriel coécrit le scénario du long métrage Rio Siege (pt) (2014), de José Eduardo Belmonte.
Le réalisateur s’est fait davantage connaître après la projection de son court-métrage Nada à la Quinzaine des Réalisateurs du Festival de Cannes 2017. Lors de la 17e cérémonie du Prêmio Grande Otelo do Cinema Brasileiro, en 2018, Nada est nommé dans la catégorie Meilleur court-métrage de fiction. En 2018, il réalise l’un des sketches du film d’horreur O Nó do Diabo (pt), qui a été bien accueilli par la critique spécialisée. La même année, il assure le montage du long métrage Temporada (pt), produit par Filmes de Plástico et réalisé par Novais Oliveira. L’année suivante, il réalise son deuxième long métrage aux côtés de Maurilio Martins, le drame Au cœur du monde. Le film est présenté en première mondiale au Festival international du film de Rotterdam en 2019, où il est en compétition pour le Tigre d'or. Lors des Prêmio Guarani de Cinema Brasileiro (pt) de 2020, Au cœur du monde est nommé dans sept catégories, dont celles du film de l’année, du meilleur montage et du meilleur scénario adapté.

En 2022, le cinéaste présente en avant-première au Festival de cinéma de Sundance le long métrage Marte Um,, qui suit l'histoire de Deivinho, un garçon noir issu de la classe moyenne inférieure rêvant de devenir astrophysicien et de rejoindre le projet Mars One de colonisation de la planète Mars. Le film est projeté dans de nombreux festivals, notamment au festival du film de Gramado, où il remporte quatre prix : celui du meilleur film (prix du public), le prix spécial du jury, ainsi que les prix du meilleur scénario (pour Martins) et de la meilleure musique (pour Daniel Simitan). Fort de son retentissement international, le film est sélectionné par l'Academia Brasileira de Cinema (pt) pour représenter le Brésil dans la catégorie du meilleur film international aux Oscars 2023. Bien qu'il n'ait pas été nommé pour le prix final, Martins est entré dans l'histoire en devenant le premier réalisateur noir à représenter le pays lors de cette cérémonie. Par la suite, en 2026, Marte Um est inclus dans la liste de l'Association brésilienne des critiques de cinéma (Abraccine) recensant les 100 films brésiliens les plus importants de tous les temps.
En 2025, il réalise la série O Natal dos Silva pour la chaîne Canal Brasil. En , il présente, lors de la 51e édition du Festival international du film de Toronto, le long métrage Vicentina Pede Desculpas — produit par Filmes de Plástico en partenariat avec la plateforme de vidéo à la demande Netflix —, qui concourait pour le prix Platform. Sa sortie est prévue pour le second semestre 2026. Le film figurera également dans la sélection officielle du Festival international du film de Saint-Sébastien 2026.
En 2022, lors d'un entretien accordé à Itaú Cultural, le réalisateur déclare que les cinéastes Eduardo Coutinho, Andrea Tonacci et Carlos Alberto Prates Correia (pt) comptent parmi ses influences majeures.
Son style cinématographique se distingue par une esthétique d'auteur ; dans ses films, il explore des thèmes tels que la vie en périphérie urbaine, l'affection, la famille, l'identité et le rêve, toujours avec une certaine sensibilité.