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| Nom de naissance |
Alphonse Gaston Petrelli |
| Pseudonyme |
Nick |
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Gaston Nick dit aussi Nick Petrelli (1882 - après 1960) est un artiste peintre, graveur et illustrateur français.
Né Alphonse Gaston Petrelli à Champagnac-le-Vieux le 4 septembre 1882, fils de Jean-Noël Petrelli, gendarme, et de Angélique Françoise Henriette Rochard, il se dit descendant de Colomba Carabelli, femme corse originaire de Fozzano, qui servit de modèle à Prosper Mérimée pour sa nouvelle Colomba. Certaines sources indiquent à tort qu'il serait né à Ajaccio. Toujours est-il qu'il va changer de patronyme et adopter celui de « Nick », pour des raisons inconnues.
Devenu instituteur public, il épouse à Paris 2e le 20 avril 1909, Emma Paudat, cartonnière et fille de cartonniers ; le couple vit au 12 rue des Petits-Carreaux. Le père de Gaston est alors retraité à Peri (Corse-du-Sud). Parmi les témoins du couple, on compte son oncle Arsène Charles Rochard, chef d'imprimerie, et Ernest Lizé, éditeur parisien de cartes postales, repreneur du fonds de Pierre Eléonor Lamy.
La transition professionnelle de Gaston sous le nom de Nick s'opère après son mariage : il se lance dans le dessin humoristique qu'il publie dans Le Rire (1910-1919), Le Pêle-Mêle (1910-1924), Le Courrier français (1911), Pages folles, Le Bon Temps (1913). Après la guerre, il livre des compositions pour La Baïonnette (1919-1920) et Le Journal, et produit alors de nombreuses gravures sur bois et des eaux-fortes d'une grande finesse, s'inspirant de motifs pris sur le vif, souvent des autochtones, à Paris, en Bretagne et en Corse. Il collabore à la collection illustrée « Le Livre de demain ».
En 1938, Pierre Mornand retrace son parcours dans « Onze Artistes du Livre », dossier publié dans Le Courrier graphique, qui sera repris en 1945 sous le titre Trente Artistes du Livre (Mornay).
Durant la Seconde Guerre mondiale, sa carrière semble culminer avec l'édition du Diable à l'hôtel d'Émile Henriot. Début 1944, il rejoint la Résistance intérieure, et prend le nom de Jean-François Gouvin, près la section du capitaine Joseph Pelletier (1901-1977).
En 1946, il contribue au Bavard déchaîné (1945-1947), hebdomadaire satirique basé à Marseille, et publie plusieurs ouvrages illustrés sous le nom de « G. Nick Petrelli ». Il utilise ce même nom pour une exposition personnelle chez Pelletan Helleu en 1947, puis pour une autre à Villefranche-de-Rouergue en 1953, présentant des peintures et des gravures représentant le village de Najac en Aveyron.
Dans un échange de correspondances avec Daniel-Girard, datant de la fin des années 1950, il explique ne plus graver, être épuisé, et s'être retiré à Ceton, en Normandie. Il y meurt après 1960, à une date inconnue.
