Le nom Puy de Merdogne (ou Mardogne), en latin Podium Merdonia, est composé des éléments celtiques mer "grandes" et tonn "fractures, crevasses, ouvertures". Une source indique la présence d'habitants à Merdonia en 1341.
Le site de Merdogne ou Gergovie est occupé dès le Néolithique et l'âge du bronze, peut-être déjà dans un rôle de forteresse même s'il ne reste pas de trace d'aménagements défensifs.
Durant le premier âge du fer, une chefferie locale utilise les avantages naturels du plateau de Gergovie pour y installer une fortification (VIesiècleav. J.-C. - Vesiècleav. J.-C.), avec un centre de pouvoir qui contrôle le territoire alentour.
À l'époque gauloise, Gergovie est l'une des capitales des Arvernes avec Corent et Gondole. D'après les fouilles, il est possible d'attribuer le rôle de capitale politique, économique et religieuse à Corent, celui de site militaire à Gergovie et celui de cité artisanale à Gondole. Les trois oppida occupent sensiblement les sommets d'un triangle de six kilomètres de côté, Corent et Gergovie sur des tables basaltiques d'une superficie de 70ha, et Gondole située en plaine. On ne sait pas lequel de ces oppida correspond à la cité de Nemossos (terme gaulois désignant un «bois sacré») donnée comme capitale des Arvernes par Strabon au Iersiècle.
C'est à Gergovie qu'a eu lieu le siège opposant les Arvernes et autres peuples gaulois rassemblés sous la conduite de Vercingétorix, aux légions romaines de Jules César en L'emplacement exact de ce lieu est désormais placée presque unanimement par les chercheurs sur le plateau dit de Merdogne.
Le nom de Gergovie est donné au XIXesiècle au village de Merdogne par le décret du de l'empereur NapoléonIII.
Le musée de Gergovie
Une fouille archéologique sur le plateau de Gergovie dévoile le mur de l'oppidum gaulois.
Il est situé sur le plateau de Gergovie et prend place dans un bâtiment de 1 200 m2, conçu par l'architecte Jean-Paul Reuillard. Le parcours de visite du musée est centré sur la bataille de Gergovie, la recherche archéologique, l'histoire du peuple des Arvernes, et la formation géologique du plateau.
Galerie
Église du village classée monument historique.
Place de Gergovie (restaurée en 2003).
Plaque gravée après le passage de Napoléon III à Gergovie.
Musée archéologique de la bataille de Gergovie, accès par le bas.
↑Découverte sous le rempart laténien de l'oppidum d'un rempart en pierre à poutrage vertical en façade, précédé d’un escarpement taillé dans le droit de la roche et d'une terrasse
↑Matthieu Poux, Convergence et confrontation. Processus d’urbanisation et conquête romaine en territoire arverne, Mémoire d'habilitation à Diriger des Recherches, 2005). «La chronologie de l’occupation de ces trois sites n’est pas suffisamment fine pour déterminer si les trois étaient actifs au moment de la conquête romaine, constituant ainsi une agglomération multipolaire, ou s’ils se sont succédé en tant que capitale arverne»; Hélène Dartevelle, Christine Mennessier-Jouannet, Nathalie Arbaret, «La capitale des Arvernes, une histoire en boucle», Revue archéologique du centre de la France, no35 (supplément), , p.293-315 (lire en ligne)
Association du site de Gergovie [dir. publ. Albert Rousset], Bulletin, n° 1 (1991)- n° 4 (1992) (ISSN1244-4103)
Association du site de Gergovie [dir. publ. Albert Rousset], Etudes et recherches en archéologie, histoire et sciences de la nature, n° 5 (juin 1993)-n° 22 (juin 2001) (ISSN1255-3301)
Association du site de Gergovie [directeur de publication Daniel Leguet], Bulletin de l'association du site de Gergovie: études et recherches en archéologie, histoire et sciences de la nature, N° 23 (2003) - en cours (ISSN2780-3163)