| Makhanda Grahamstown Grahamstad iRhini | ||||
| Administration | ||||
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| Pays | ||||
| Province | Cap-Oriental | |||
| District | Sarah Baartman | |||
| Municipalité | Makana | |||
| Code postal | 6140 | |||
| Démographie | ||||
| Population | 50 217 hab. (2011) | |||
| Densité | 801 hab./km2 | |||
| Géographie | ||||
| Coordonnées | 33° 18′ 00″ sud, 26° 32′ 00″ est | |||
| Superficie | 6 267 ha = 62,67 km2 | |||
| Localisation | ||||
| Géolocalisation sur la carte : Afrique du Sud
Géolocalisation sur la carte : Afrique du Sud
Géolocalisation sur la carte : Cap-Oriental
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Makhanda, anciennement Grahamstown (Grahamstad en afrikaans, iRhini en xhosa) de 1812 à 2018, est une ville d'Afrique du Sud située dans la province du Cap-Oriental.
Fondée comme garnison britannique en 1812, elle est surnommée la ville des Saints (The City of Saints) en raison de sa quarantaine d'églises ou encore GOG (pour good old Grahamstown). Elle est le siège de l'université Rhodes.
Grahamstown a d'abord porté le nom de son fondateur en 1812, le lieutenant-colonel John Graham. Depuis , elle porte le nom de Makhanda, d'après le chef xhosa Makana Nxele.
Makhanda/Grahamstown est située à 125 km de Gqeberha (Port Elizabeth), à 180 km de KuGompo City (East-London) et à une soixantaine de kilomètres de la côte de l'Océan Indien.
La ville se divise en 19 secteurs géographiques : Belmont Valley, Eluxolweni, Fingo, Fortengland, Grahamstown Military Base, Grahamstown SP1, Grahamstown SP2 (comprenant le centre-ville), Hlalani, Hooggenoeg, Joza, King Flats, Kingswood, Mary Waters, Phaphamani, Rhodes, Scott Farm, Tantyi, Vukani et Xolani.
Le grand township de Rhini, qui jouxte la commune de Makhanda, constitue un quartier séparé de la ville et est directement rattaché à la municipalité de Makana.
Le recensement de 1865 indiquait que Grahamstown comptait 8 072 habitants. En 1875, ce nombre avait chuté à 6 903, avant de remonter à 10 498 en 1891. En 1904, la population s’élevait à 13 887 habitants, dont 7 605 savaient lire et écrire.
Comme toutes les villes d'Afrique du Sud, la répartition géographique des groupes de population a été marqué au XXe siècle par l'apartheid. Les anciens quartiers blancs (centre-ville, Rhodes, Kingswood, Belmont Valley) sont aujourd'hui devenus beaucoup plus mixtes.
Selon le recensement de 2011, Grahamstown comptait 50 217 habitants, majoritairement noirs (72,78 % des résidents). Les blancs et les coloureds représentent respectivement 11,22 % et 14,29 % des habitants. Mais en comptant en plus le township de Rhini (17 047 habitants avec plus de 96 % de résidents issus des populations noires du pays), le nombre d'habitants de l'aire urbaine de Grahamstown atteint alors 67 264 résidents.
Dans la localité de Grahamstown, le township de King Flats (10 610 habitants, 99,22 % de noirs) est le secteur qui compte le plus de résidents. Le quartier universitaire de Rhodes est également majoritairement peuplé de noirs (2 584 habitants, 56,62 % de noirs) tout comme le sont la majorité des autres secteurs de la ville (plus de 90 % dans les townships de Hlalani, Eluxolweni, Fingo, Joza, Phaphamani, Tantyi, Vukani et Xolani). Les blancs sont cependant majoritaires dans les quartiers de Kingswood (44,05 % des habitants) et de Grahamstown SP2 (40,07 %) alors que les coloureds le sont pour leur part dans les quartiers de Hooggenoeg (78,04 %), Mary Waters (86,16 %) et Scott Farm (93,13 %).
La langue xhosa est la langue maternelle majoritairement utilisée par la population locale (66,53 %) devant l'afrikaans (17,27 %).

La région fut originellement habitée par les peuples nomades Khoïsans avant qu'ils ne furent chassés par les populations Xhosas, arrivés du nord-est.
Le fleuve Great Fish River devient au début du XIXe siècle une zone de tension et de frontières hautement disputée entre les trekboers, les autorités du Cap et les Xhosas. A la suite de l’expulsion du chef xhosa Ndlambe et de quelque 20 000 de ses partisans du Zuurveld en 1811, le gouvernement de la colonie du Cap décida de stationner un régiment hottentot dans le Zuurveld sous le commandement du lieutenant-colonel John Graham, qui décida d'établir son poste militaire fortifié, lui servant de quartier général, sur les terres de la ferme « De Rietfontein ». La construction débuta en juin 1812 et fut baptisé Grahamstown par le gouverneur John Cradock en référence au nom du colonel Graham lui-même. Les plans du village furent dressés en 1814 et les premières parcelles vendues aux enchères publiques l'année suivante. L'objectif était de sécuriser la frontière et la colonie du Cap contre les Xhosas. En avril 1819, le chef xhosa Makana Nxele (également appelé Makhanda) lança une attaque massive contre la garnison britannique avec près de 10 000 guerriers. Engagée le sur le plateau de Egazini, dominant Grahamstown, la bataille, particulièrement sanglante, se solda par la défaite des Xhosas, à la suite de l'intervention de chasseurs Khoïkhoïs de Jan Boesaak, alliés aux Britanniques. Makhanda est alors capturé et emprisonné sur Robben Island
A partir de 1820, le gouvernement britannique organise l'émigration de familles britanniques pour peupler et défendre la frontière. Plus de 4 000 européens s'installent dans la région où ils doivent endurer l'hostilité des populations autochtones, des Boers mais aussi la faim et la sécheresse.
En 1831, le premier journal en dehors du Cap y est publié (The Grahamstown Journal) puis en 1864, la ville accueille l'unique session du Parlement tenue hors du Cap. En 1872 débute la construction d'un Chemin de fer reliant Grahamstown à Port Alfred, une ville de la côte.
Surnommée la ville des Saints en raison du nombre élevé d'édifices religieux qui y sont construits (notamment quarante églises), Grahamstown devint le centre culturel et religieux de la région d'Albany avant d'acquérir également une grande renommée universitaire en Afrique du Sud.
À la suite de la fondation de l'Union d'Afrique du Sud, la haute cour de Grahamstown devint une division locale de la nouvelle Cour suprême d'Afrique du Sud puis, en 1957, une division provinciale.
Depuis 1994, Grahamstown est intégré dans la nouvelle province du Cap-Oriental. Dans le cadre d'un processus mémoriel et symbolique, la ville est officiellement renommée Makhanda le 4 octobre 2018. Si le nom apparait sur les plans, les documents administratifs et dans la presse, l'ancien nom, toujours visible sur de nombreux panneaux de signalisation et les institutions historiques locales, demeure aussi largement utilisé par les habitants, les commerçants et par les acteurs du secteur touristique, utilisant souvent la double nomenclature Grahamstown/Makhanda ou Makhanda (Grahamstown).
La municipalité de Grahamstown fut instituée en 1862. En 2000, la ville de Grahamstown et le township de Rhini sont rattachés à la nouvelle municipalité locale de Makana, aux côtés des villes de Alicedale et de Riebeek East.
Aux élections municipales du , l'ANC a remporté 80,9 % des suffrages des résidents de la municipalité de Makana.
De 1910 à 1994, Grahamstown a été le centre électoral de la circonscription législative du district d'Albany (correspondant à peu près géographiquement à l'actuelle municipalité de Makana).
Acquise d'abord au parti unioniste (1910-1921), le district d'Albany fut par la suite un bastion électoral du parti sud-africain (1921-1933) puis du parti uni (1933-1977) où elle est représentée au parlement successivement par Leander Starr Jameson (1910-1915), Frederick John Werndly (1915-1924), Robert Henry Struben (1924-1938), Thomas (Tom) Bouchier Bowker (1938-1966), Colin Bennett (1966-1970) et William Henry D'Ewes Deacon (1970-1977).
Lors des élections générales sud-africaines de 1977, la circonscription est remportée pour la première fois par le candidat du parti national (NP), Jaap Olckers, dans le cadre d'une élection triangulaire l'opposant aux candidats du nouveau parti républicain et du parti progressiste fédéral (PFP).
En 1981, Errol Moorcroft, candidat du PFP, reprend la circonscription mais il est à son tour battu en 1987 par Johannes (Jannie) van der Vyver (NP). Errol Moorcroft prend sa revanche, lors des élections générales sud-africaines de 1989, en reprenant la circonscription d'Albany sous les couleurs du nouveau parti démocratique.
Depuis les élections générales sud-africaines de 1994 (élection au scrutin de liste), l'ancienne circonscription est acquise au congrès national africain.

L'université Rhodes (RU), fondée en 1904, fait partie des plus anciennes et des plus reconnues d'Afrique du Sud et du continent africain. Elle compte 6000 étudiants venant du monde entier. Elle a été baptisée « Rhodes » en l'honneur de Cecil Rhodes.
Makhanda accueille également plusieurs écoles parmi les meilleures d'Afrique[réf. souhaitée] :

Chaque année, pas moins de 15 festivals populaires sont organisés à Grahamstown dont le "festival national d'arts" en juillet.
C'est un spectacle culturel riche en sons et en couleurs qui attirent près d'un demi-million d'amateurs de théâtre et de musique.
La ville est très riche en histoires des communautés britanniques et xhosas vivant à Grahamstown. Elle compte 70 sites classés au patrimoine. Son architecture est diversifiée avec de nombreux édifices d'époque géorgienne, victorienne et du début de l’époque Edouardienne (notamment le bâtiment du journal Grocott's mail dont la façade date de 1906).
La principale rue commerciale est High Street (dans le quartier de Grahamstown SP2) où sont situés les échoppes et les supermarchés. Située sur la place de l'église (l'historique church square où fut fondée Grahamstown en 1812), la Cathédrale anglicane St. Michael et St. George (construite en tant qu'église à partir de 1824, agrandie et complétée en 1878, 1893, 1912 et 1953) est de style néo-gothique.
Le camp militaire britannique a été transformé en hôpital psychiatrique et certains bâtiments servent aussi de cellules de prison.

Dans le quartier de Rhodes, le muséum Albany sur Somerset street est le deuxième musée le plus ancien d'Afrique australe. Fondé le , il fait partie de l'institut de recherche de l'université Rhodes. Il conserve plus de deux millions de spécimens d'invertébrés d'eau douce, d'insectes terrestres, de poissons d'eau douce ou encore d'outils préhistoriques. Le musée d'histoire comprend également une vaste collection d'objets ayant appartenu ou représentant les premiers colons du Cap Oriental.
Plus au sud-ouest, également dans le quartier de Rhodes, le "1820 Settlers National monument" est un monument national dédié aux colons d'où les visiteurs ont une très belle vue sur la ville.
De l'autre côté du pont de la rivière Matyana, frontière naturelle entre Makhanda et le township, les visiteurs découvrent une autre face de la ville au travers des coutumes et la culture xhosas (danses...).