| Harcy | |
Mairie. | |
Blason |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Ardennes |
| Arrondissement | Charleville-Mézières |
| Intercommunalité | CC Vallées et Plateau d'Ardenne |
| Maire Mandat |
Hervé Pierson 2026-2032 |
| Code postal | 08150 |
| Code commune | 08212 |
| Démographie | |
| Population municipale |
515 hab. (2023 |
| Densité | 27 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 50′ 12″ nord, 4° 33′ 51″ est |
| Altitude | Min. 200 m Max. 370 m |
| Superficie | 19,15 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Charleville-Mézières (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Rocroi |
| Législatives | 2e circonscription des Ardennes |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | http://www.mairie-harcy.fr/ |
| modifier |
|
Harcy est une commune française située dans le département des Ardennes, en région Grand Est.
Elle fait partie du parc naturel régional des Ardennes.
Harcy est un village ardennais situé entre Rocroi et Charleville-Mézières, à une quinzaine de kilomètres de la frontière franco-belge.
La commune se trouve dans l'aire d'attraction de Charleville-Mézières ainsi que dans sa zone d'emploi et dans so, bassin de vie.
Elle est traversée par le sentier de grande randonnée GR 16
Les communes limitrophes sont Bourg-Fidèle, Le Châtelet-sur-Sormonne, Lonny, Les Mazures, Murtin-et-Bogny, Renwez, Rimogne et Sormonne.
La superficie de la commune est de 19,15 km2 ; son altitude varie de 193 à 373 mètres.
Situé au sud-ouest du massif de l'Ardenne dans le nord du département des Ardennes, à la limite géologique entre les terrains primaires (Cambrien au nord) et les terrains secondaires (marnes et calcaires marneux du Lias au sud), Harcy fait encore partie de l'Ardenne mais plonge déjà vers cette dépression périphérique, ce couloir où coulent la Chiers, la Meuse et plus particulièrement la Sormonne et qui conduit au carré (affleurements sédimentaires du Bassin parisien) qui constitue le reste du département.

La commune est dans le bassin versant de la Meuse au sein du bassin Rhin-Meuse.
Le ruisseau de Fau, d'une longueur de 19 km, prend sa source dans la commune des Mazures et se jette dans la Meuse à Revin, après avoir traversé six communes.
Les ruisseaux qui drainent Harcy sont :
Les étangs de Harcy sont, :
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Nord-est du bassin Parisien » et « Lorraine, plateau de Langres, Morvan ». Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 042 mm, avec 13,7 jours de précipitations en janvier et 10,1 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Rocroi à 10 km à vol d'oiseau, est de 9,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 210,4 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 37,6 °C, atteinte le ; la température minimale est de −14,7 °C, atteinte le .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Harcy a adhéré à la charte du parc naturel régional des Ardennes, à sa création en . .
Au , Harcy est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.
Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Charleville-Mézières, dont elle est une commune de la couronne,. Cette aire, qui regroupe 132 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants,.

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (68,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (69,9 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (60,4 %), prairies (19,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (7,9 %), terres arables (7,1 %), zones urbanisées (2,1 %), mines, décharges et chantiers (1,4 %), eaux continentales (1,4 %), zones agricoles hétérogènes (0,2 %).
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).
Les écarts et lieux-dits de Harcy sont ;
En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 232, alors qu'il était de 225 en 2016 et de 215 en 2011.
Parmi ces logements, 88,2 % étaient des résidences principales, 2,2 % des résidences secondaires et 9,6 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 97,8 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 1,8 % des appartements.
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Harcy en 2022 en comparaison avec celle des Ardennes et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (2,2 %) par rapport au département (3,9 %) et à la France entière (9,7 %).
| Typologie | Harcy | Ardennes | France entière |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 88,2 | 84,6 | 82,3 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 2,2 | 3,9 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 9,6 | 11,5 | 8 |
Selon Jean-Baptiste Lépine : la localité est attestée sous les noms d'Arsis, Arcis, Arcies, Arcy, Arcys, Warcy, Harcys, Harcy... toutes dénominations qui dériveraient ou du latin arcis, arccio ; ou du grec apre, arx, arce ; ou du celtique waarcy, dont la signification est à peu de chose près la même : pont, gué, passage, placé en deçà d'une hauteur."
Dom Albert Noël, conteste l'explication étymologique de J-B Lépine qu'il qualifie de "trop fantaisiste" et lui préfère cette interprétation plus historique : "Au XIe siècle, le terrain fut donné par les seigneurs de Rumigny aux moines de Saint-Nicaise de Reims, qui le firent défricher en partie par leurs manants de la terre des Pôtés. De là, le nom de l'humble bourgade, villa de terris arsis, village des terres brûlées, et, par ellipse, Arsis, d'où le nom vulgaire Harcys, Harcy. (...) Ce nom paraît alors pour la première fois dans la bulle d'Alexandre III, du . (...) Le souverain-pontife, confirmant la dotation du prieuré de Ham, reconnaît que Pierre de Montcornet y a compris la dîme entière de Harcy, par où l'on sait que la paroisse existait dès lors ; d'ailleurs, tous nos plus anciens pouillés ont maintenu ce titre au village. Voici l'extrait de celui de 1306 : paragraphe IV. Decanatus de Alneto. Valet 40 lib. parisis Parrochia de Harcis, fundata in hon. S. Petri, apostoli. Patronus, Abba S. Nicasii Remensis."
À l'origine, tout le territoire faisait partie de la forêt de Thiérache qui tire son nom d'un des Mérovingiens à qui elle fut donnée en partage. Démembrement de l'immense forêt des Ardennes qui, au temps de César, occupait tout le nord de la Gaule.
À l'époque romaine donc, parmi les neuf pagi ou pays qui se partageaient la "région ardennaise", celui auquel devait appartenir le terroir d'Harcy était sans nul doute le pagis Teorascensis -la Thiérache-, qui fait maintenant partie intégrante de l'Aisne, mais de laquelle, autrefois, relevaient l'abbaye de Sept-Fontaines (Blanchefosse), Rocroi, Renwez, Montcornet (indifféremment appelé, jadis, Montcornet en Ardenne ou en Rethélois), Signy-le-Petit ; puis, pour moitié, les cantons de Mézières et de Rumigny.
D'après A. Noël, l'emplacement de la paroisse d'Harcy serait désigné dans la célèbre bulle-pancarte octroyée le à Joranne, abbé de Saint-Nicaise, par Pascal II, dans les termes suivants : (...) quercetum sub monte et memus de arsuris. Le pape énumère les possessions de l'abbaye, dans nos contrées de Chimay, et il cite une chênaie sur une côte, avec le bois des terres à défricher. C'est à cette époque que le village fut bâti par les moines de Saint-Nicaise, et il était construit depuis de longues années en 1169, date à laquelle il a été fait référence dans l'origine du nom d'Harcy.
Vers 1250, Nicolas, seigneur de Rumigny, approuve la donation de la dîme de Sormonne, de Harcy et de Montcornet, faite au monastère de Saint-Nicaise de Reims par Albric, chevalier de Lislet.
Murtin, village voisin, paraît avoir été construit peu après, et resta attaché à Harcy comme premier secours jusqu'en 1687.
Rimogne se trouve également indiqué sur un manuscrit de l'an 1328, vu par Dom Marlot en 1666, comme deuxième secours de la paroisse-mère d'Harcy.
Harcy était autrefois une terre seigneuriale, une modeste châtellenie annexée au marquisat de Montcornet dès 1561.
Les premiers seigneurs d'Harcy ne sont pas connus et le premier à être mentionné semble être Rault de Flandry qui paraît avoir exercé une magistrature à Revin, en 1416.
En 1561, Harcy est annexé au marquisat de Montcornet.
En 1633, Harcy est frappé par une peste si intense que, selon J-B Lépine, on ne portait plus les morts à l'église, qu'on les enterrait dans les jardins, le cimetière étant devenu insuffisant.
Lors de la prise de Rocroi en 1653 par les troupes espagnoles commandées par le Grand Condé, Harcy est presque entièrement ravagé, ainsi que Tournes, le Ham, Cliron, et Charroué. L'ennemi enlève à Harcy : 34 bêtes à cornes et tous les chevaux qui lui tombent sous la main.
La commune se trouve dans l'arrondissement de Charleville-Mézières du département de des Ardennes.
Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Renwez. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Rocroi.
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription des Ardennes.
Harcy était membre de la communauté de communes Val et Plateau d'Ardenne, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 2003 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Conformément aux prescriptions de la loi de réforme des collectivités territoriales du , qui a prévu le renforcement et la simplification des intercommunalités et la constitution de structures intercommunales de grande taille, celle-ci a fusionné avec la petite communauté de communes des Plaines et Forêts de l'Ouest ardennais pour former, le , la communauté de communes Portes de France
Une seconde fusion est intervenue dans le cadre des dispositions de la Loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (loi NOTRe), qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants (sauf dérogation) le entre cette intercommunalité transitoire et la communauté de communes Meuse et Semoy, formant l'actuelle communauté de communes Vallées et Plateau d'Ardenne, dont est désormais membre la commune.
La commune s'est vu renouveler en 2025 sa labellisation « deux fleurs » dans le cadre du concours des villes et villages fleuris.
Les enfants de la commune sont scolarisés avec ceux de Rimogne et de Lonny dans le cadre d'un regroupement pédagogique intercommunal. L'école de Harcy accueille les élèves de primaire
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004.
En 2023, la commune comptait 515 habitants, en évolution de +1,58 % par rapport à 2017 (Ardennes : −2,81 %, France hors Mayotte : +2,36 %).