| Heippes | |
Héraldique |
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| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Meuse |
| Arrondissement | Verdun |
| Intercommunalité | Communauté de communes Val de Meuse - Voie Sacrée |
| Maire Mandat |
Pascal Pierre 2020-2026 |
| Code postal | 55220 |
| Code commune | 55241 |
| Démographie | |
| Population municipale |
86 hab. (2023 |
| Densité | 8,2 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 59′ 40″ nord, 5° 17′ 38″ est |
| Altitude | Min. 265 m Max. 347 m |
| Superficie | 10,48 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Verdun (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Dieue-sur-Meuse |
| Législatives | Deuxième circonscription |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | www.heippes.fr |
| modifier |
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Heippes est une commune française située dans le département de la Meuse, en région Grand Est.
Extrait d'un article de L. Lavigne, paru en 1949 dans La Meuse Agricole, à la rubrique « En parcourant nos villages meusiens ».
La commune est traversée par la ligne de partage des eaux entre les bassins versants de la Meuse et de la Seine au sein respectivement du bassin Rhin-Meuse et du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le ruisseau de Recourt et le ruisseau de Flabussieux,.
Le ruisseau de Recourt, d'une longueur de 13 km, prend sa source dans la commune et se jette dans la Meuse à Tilly-sur-Meuse, après avoir traversé cinq communes.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 049 mm, avec 13,9 jours de précipitations en janvier et 9,8 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Chaumont-sur-Aire à 8 km à vol d'oiseau, est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 850,0 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 41,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15,5 °C, atteinte le .
Au , Heippes est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Verdun, dont elle est une commune de la couronne,. Cette aire, qui regroupe 103 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants,.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (62,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (62,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (55,2 %), forêts (37,1 %), prairies (7,7 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

Au XIIe siècle, l’évêque de Verdun Albert Ier de Mercy (1156-1162) avait notifié plusieurs donations faites à l’abbaye de l'Isle-en-barrois par Raoul d’Apremont à pour des pâtures du diocèse de Verdun (Rambluzin, Heippes et Bulainville).
Dès 1282, le comte de Bar en sera le seul seigneur et à cette date, Jean de Bar rendra hommage au roi de France pour ses terres de Souilly, Osches, Rambluzin, Issoncourt et Heippes. Cette période est obscure car Heippes est mentionné à la fois faisant partie des prévôtés barroises de Bar et de Souilly. Le bailliage de Bar-le-Duc était subdivisé en plusieurs prévôtés. En 1708, il y en avait 6. Celle de Bar, celui de Souilly, de Pierrefitte, de Ligny, de Morley et Longeville.
À partir de 1301, la rive gauche de la Meuse est sous suzeraineté du roi de France, dont le duc de Bar est par conséquent le vassal. Une maison de la justice royale est ainsi attestée à Heippes au XVIIe siècle (jusqu'à l'édit de ).
Le XVIIe siècle fut néfaste à Heippes qui fut décimé par le choléra en 1632. Plus tard, en 1638, les habitants durent s’enfuir devant les Croates et le village est déserté par sa population jusqu'en 1644. Un chroniqueur contemporain note : « le peuple est par les bois, en raison de grandes contributions, meurtres, brûlements, rançonnements »
En 1777, le château appartenait à M. de Grand-Fèvre, procureur du roi à Verdun. Comme Heippes était un gîte d’étapes, la communauté voulut l’acheter pour utiliser à abriter convois et voyageurs et pour y loger un détachement de la maréchaussée. Cet achat ne se fit pas.
Sous la Révolution, à part quelques réactions, tout se passa dans le calme. Les cahiers de doléances sont signés du curé Vautrin, du syndic François et de trois élus, Patin, Gervaise et Thierry, ancien maître d’école à Heippes.
À la fin de l'Empire, les , et , lors de la campagne de France, le Maréchal Marmont, duc de Raguse, campa à Souilly, Issoncourt et Heippes, avec 30 000 hommes. En 1818, à la fin de l’occupation, 60 000 Prussiens et Russes passèrent à Heippes pour regagner leur pays.
Heippes n'apparaît pas dans l'histoire de l'Antiquité ni du bas Moyen Âge. Ce n'est qu'en 1183 qu'il est mentionné dans la donation de l'alleu de Heippes que faisait Raoul Ier de Clermont en Argonne aux Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007.
En 2023, la commune comptait 86 habitants, en évolution de +13,16 % par rapport à 2017 (Meuse : −3,68 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Cette grande Croix de bois fut gravée par les sapeurs du 7e régiment du génie (7e RG) qui l'érigèrent au Signal d'Heippes le , jour de Pâques, en commémoration des sanglants combats du au sur l'aile droite de la première bataille de la Marne opposant les unités françaises de la IIIe Armée commandée par le général Sarrail et les troupes allemandes du Kronprinz impérial.
Cette croix est le premier monument érigé au cours de la Grande Guerre. Pour réparer l'outrage des années, elle fut d'abord restaurée en 1966 avec l'aide du Souvenir français (Architecte des Bâtiments de France: M. Dimitri PANORYIA de Verdun - Sculpteur: M. Claude MICHEL de Triaucourt). Cette première restauration la fit plus haute afin de lui donner une allure plus élancée que l'originale, ce qui suscita une polémique au sein du conseil municipal. À la suite de sa casse provoquée par les vents violents de la tempête Lothar de , elle fut de nouveau restaurée en 2000 et également soutenue par Le Souvenir français.
NOTA : en 2008, en comparant avec des photos d'époque, Pascal Pierre, maire de la commune, a remarqué qu'après la restauration de 2000, la Croix avait été repositionnée inversée de 180° par rapport à son orientation d'origine. En , elle a été déposée pour être restaurée en vue de la cérémonie du de célébration du centenaire des combats de la Côte à Moulin et a été replacée dans sa position originale.
Le , afin de célébrer le centenaire de sa pose ( - Jour de Pâques), une cérémonie s'est déroulée au pied de la croix sous la présidence du colonel Jacques Mienville, DMD (délégué militaire départemental) de la Meuse avec la participation d'un piquet d'honneur du SEA (Service des essences des armées) pour l'ALAT (Aviation légère de l'Armée de terre) sur la base aérienne d'Étain Rouvres et en présence de Mgr Jean-Paul Gusching, évêque de Verdun, qui a béni la croix de la Cote à Moulin.