En 1962, il est élu, après cinq ans de débats (à cause de son attachement à un protestantisme libéral), à la chaire de la cathédrale Saint-Pierre de Genève. En 1967, il publie La théologie de l’énergie, un essai qui, outre de poser les bases d'une vision du concept du divin sous l'angle de la théorie de la relativité (où Dieu est essentiellement identifié en tant qu'Énergie au sens où l'a posé Albert Einstein en mathématiques), insiste sur le dialogue nécessaire entre science et spiritualité. En 1968 il fonde le Comité consultatif des religions de Genève, qui travaille sur l'interreligieux. Il est pasteur titulaire de la cathédrale jusqu'en 1997.
Il est également aquarelliste et l'auteur d'une trentaine de publications sur la religion ou l'histoire de Genève.
↑Car cinq ans de débat ont été nécessaires avant que sa candidature remporte les suffrages pour siéger à Saint-Pierre. «Je représente un protestantisme libéral, qui admet l’usage de la science et de l’histoire pour l’étude de la Bible. Il faut distinguer ce qui est dit et ce qui est signifié dans les écritures. Avec cette position, je ne me suis pas fait que des amis, parfois les gens changeaient de trottoir pour éviter de me saluer!» in http://journal.tdg.ch/moulin-paroles-divines-2012-03-07
↑Aurélie Toninato, «Le pasteur Babel s’est éteint, «Genève perd une voix et une figure majeure»», TDG, (ISSN1010-2248, lire en ligne, consulté le )