La commune est située dans le sud-est de la péninsule du Cotentin. Son bourg est à 6,5 km au nord de Carentan et à 7,5 km au sud de Sainte-Mère-Église.
En 1527, les frères Gautier et Ravend de Varroc, d'Airel, fils de Girard, anoblis aux francs-fiefs comme tenant du fief de Houesville, furent maintenus nobles.
Le , le seigneur d'Houesville fut massacré au manoir du Quesnay à Valognes par les protestants, en même temps que le seigneur de Cosqueville et d'un bourgeois du nom de Jean Guiffard qui fut «embroché».
En 2023, la commune comptait 259 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2004, 2009, 2014, etc. pour Houesville) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations.
Houesville a compté jusqu'à 386 habitants en 1836.
La commune se situe dans la zone géographique des appellations d'origine protégée (AOP) Beurre d'Isigny et Crème d'Isigny.
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Église Saint-Brice et Saint-Gilles des XVIe – XIXesiècles inscrite à l'Inventaire général du patrimoine culturel, avec un cadran solaire du XVIIe, une croix de faitage du XVe, fenêtres du XVIesiècle et restaurations en 1791, comme l'indique une date sur le portail d'entrée.
Dans le cimetière on peut voit plusieurs tombes sur lesquelles sont gravées les armes de la famille Frigoult de Liesville qui portait: de gueules au chevron d'or accompagné en chef de deux coquilles d'or et en pointe d'un croissant d'argent, ainsi que celles de deux familles alliées aux Frigoult: celle de Cussy: d'azur à la fasce d'argent accompagnée en chef de deux roses de même et en pointe d'une étoile d'argent, et des Martin de Bouillon: d'argent à trois martinets de sable,.
Château du Vivier des XVIIIe – XIXesiècles inscrit à l'IGPC, avec haras, écurie et pistes d'entrainement de trotteurs. Le domaine abrite un élevage de chevaux où sont nés Upsalin, Fakir, Hadol, Jet…
La Cour d'Houesville des XVIIIe – XIXesiècles.
Croix de chemin dite croix Clément du XVIesiècle, croix Paon du XIXesiècle, croix de cimetière du XIXesiècle.
Joseph Tardif (1855-1923), archiviste, paléographe et avocat à la cour d'appel de Paris, né à Houesville.
Héraldique
Blason
D'azur aux trois pommes tigées et feuillées d'or, au chef cousu de gueules chargé de deux léopards affrontés aussi d'or armés et lampassés du champ.
Détails
Les deux léopards d'or sur champ de gueules rappellent les armoiries de la Normandie. Ce blason est emprunté aux armoiries de la famille Le Sauvage, anciens seigneurs de Houesville et de Caudard.
Création de Michel Hersent. Adoptée par le conseil municipal le 4 novembre 1997.
Daniel Delattre et Emmanuel Delattre, La Manche les 602 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 280p. (ISBN978-2-9159-0709-4), p.112.
René Gautier et al. (préf.Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche: Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll.«Inédits & Introuvables», , 704p. (ISBN978-2-35458-036-0), p.255.
↑Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
↑Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
↑Alfred Frigoult de Liesville (1796-1850), a été maire de Liesville, puis de Houesville. Il avait épousé le , Antoinette Le Vavasseur d'Hiesville. Claire de Cussy (1829-1907) avait épousé, en 1863, Alfred-Alexandre Frigoult (1820-1878), et, Marie-Thérèse Martin de Bouillon (1867-1921) avait épousé, vers 1884, Raymond-Alfred Frigoult (1864-1936).
1234Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t.2: Formations non romanes; formations dialectales, Genève, (lire en ligne), p.1024.
↑Léonor de Mons, «Montre d'armes de la Hougue en 1512 pour la vicomté de Carentan: essai d'identification des nobles et de la localisation des fiefs», Revue de la Manche, t.67, no267, janvier-février-mars 2025, p.42 (ISBN979-1-0937-0115-8).