| Pays | |
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| Sous-district | |
| Partie de | |
| Superficie |
0,9 km2 |
| Coordonnées |
| Population |
400 hab. () |
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| Densité |
444,4 hab./km2 () |
| Événement clé | |
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| Dépeuplement |
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Husha (arabe : هوشة) est un village palestinien fondé en 1880 par des immigrants algériens sur le site de l'antique Ousha. Il se trouve à 13 kilomètres à l'est d'Haïfa.
À la fin de l'Empire romain, le Sanhédrin est installé un temps à Hocha,,,. Des mosaïques et des tombes se trouvent sur le site. Le maqâm (sanctuaire) de Nabi Hushan se trouve à Husha.
Husha est dépeuplé lors de la guerre de Palestine de 1948 comme des centaines d’autres villages puis détruit. Ses derniers habitants sont expulsés en 1949.
Le nom arabe du village est transcrit Hǔsheh, Housheh ou Hosha.
Le nom du village vient du prophète Josué selon Thomson. Palmer indique simplement que le nom signifie « la ruine de Husheh, le terme Khirbet indiquant en arabe une ruine ou un village abandonné, éventuellement réoccuppé.
Le village d'Husha était situé dans le nord de la Palestine. Il relevait du sous-district de Haïfa et se trouvait à 13 kilomètres à l'est de Haïfa. Construit à une centaine de mètres d'altitude sur une petite cill, entre la plaine d'Haïfa et le Marj ibn Amir. Il était bordé à l'ouest par une large vallée, celle du Wadi Husha, qui marquait la limite avec le village voisin d'al-Kasayir,.
Le territoire de Husha était restreint : seulement 901 dounams (0,9 km²). Les surfaces cultivables représentaient 717 dounams (72 hectares), soit 80% des terres. À part 7 dounams (0,7 hectare) de terres publiques, toutes les terres appartenaient à des Juifs,.
Les chercheurs du 19e siècle ont relié Husha à un lieu d'importance secondaire cité dans la Bible nommé Hossah (Chossah), un village frontalier de la tribu d'Asher. Depuis, on identifie ce lieu plutôt avec des sites archéologiques proches de Tyr, au Liban.
Entre autres chercheurs, Leopold Zunz et ceux du Palestine Exploration Fund (PEF) ont fait cette identification. Le Sanhédrin se replie à Ousha sous les Empires romain et byzantin, après la révolte de Bar Kokhba,,,.
Husha est mentionné comme relevant du royaume de Jérusalem lors de la trêve (hudna) entre ce qui subsistait du royaume croisé autour d'Acre et le sultan mamelouk Kélaoun, conclue en 1283.
La Palestine est conquise par les armées de l'Ottoman Sélim Ier en 1517, grâce à leur victoire sur les armées mameloukes à la bataille de Marj Dabiq, et annexée à l'Empire ottoman.
Sous l'Empire ottoman, les terres d'Husha appartiennent aux habitants de Shefa Amr. Les ruines du site servent de carrière de pierres pour la construction de plusieurs édifices, dont celle du Maqâm (sanctuaire) de Nabi Hushan, un puits (nommé Bir Husheh) et des pierres tombales,. En 1859, William M. Thomson (en) traduit Neby Hǔshǎ en prophète Josué et décrit le sanctuaire (Mazar (mausolée)) surmonté de dômes blancs et très fréquenté. Le rapport du Palestine Exploration Fund (PEF) indique que le sanctuaire de Khirbet Husheh est réputé abriter la tombe du prophète Hosea (ce qui peut correspondre à Josué, qui s'appelait Hoshea avant d'être rebaptisé Josué par Moïse, au petit prophète Osée ou au roi Osée),. Une mosaïque ancienne est aussi mentionnée.
Guérin, qui visite le site en 1875, fournit une longue description de Kharbet Houcheh, qu'il identifie lui aussi à Ousha. Il décrit les ruines et les restes épars, sont ce qu'il suppose être une ancienne synagogue dotée de colonnes. Il note le oualy de Neby Houchan qu'il attribue au petit prophète Hosée selon la tradition musulmane locale. Le sanctuaire est construit avec des pierres de remploi, comporte un mihrab et des tissus y sont accrochés, flottant au vent, en guise d'ex-voto. Les ruines sont envahies de grenadiers, figuiers et pistachiers lentisque.
En 1886, 250 réfugiés d'Algérie, fuyant la colonisation française, débarquent à Acre et s'installent dans les ruines d'Husha et de Bir al-Maksour (en). Un autre groupe de 148 personnes arrivées en 1892 est lui aussi installé à Husha : ils font partie de la communauté des Algériens de Palestine.
En 1890, le trimestriel du PEF décrit les ruines d'Husha comme étant probablement celles d'un lieu important. Lui aussi identifie les ruines d'un bâtiment important avec celles d'une synagogue. Il mentionne la qualité des eaux du puits (Bir Husheh), situé à l'ouest du site. La tradition indique que Djezzar Pacha et =Abdullah Pasha (en), gouverneurs d’'Acca, se ravitaillaient en eau ou campaient à proximité lors de leurs voyages à l'intérieur du pays. Le rapport mentionne également une inscription en grec.
En 1917-1918, les combats de la campagne du Sinaï et de la Palestine permettent au Royaume-Uni de faire la conquête de la Palestine. La région de Husha est conquise fin septembre 1918 et la Palestine est administrée comme territoires ennemis occupés jusqu'en 1923 puis sous l'autorité d'un mandat de la Société des Nations.
Au recensement de 1922 conduit par les autorités britanniques, Husheh a une population de 165 habitants, tous musulmans qui augmente au recensement de 1931 à 202 habitants, tous musulmans, dans 53 maisons.
Husha est classé comme hameau. Les maisons étaient regroupées autour de la citerne à eau au centre du village. Les habitants partageaient un cimetière avec ceux d'Al-Kasayir. La culture principale était les haricots. Les terres cultivées se concentraient au sud-ouest du village, à l'exception d'une petite zone au nord plantée d'oliviers et de vergers.
En 1937, le kibboutz d'Usha est fondé à deux kilomètres à l'ouest d'Husha.
Selon les statistiques de Village de 1944, la population d'Husha, comptée avec celle de Shefa Amr, est estimée à 400 musulmans,,, et 180 juifs.

Dans le plan de partage de la Palestine voté par l’assemblée générale des Nations unies le 29 novembre 1947, Husha est attribué à l’État juif.
En avril 1948, un combat acharné oppose la milice sioniste de la Haganah à l'armée de libération arabe (ALA) à Husha et al-Kasayir, connu comme le combat de Ramat Yohanan dans l'historiographie israélienne ou combat d'al-Husha et al-Kayasr' dans l'historiographie arabe,. Plusieurs récits en sont faits.
Selon Benny Morris, le 11 avril 1948, Fawzi al-Qawuqji envoie le bataillon druze de l'ALA en opérations contre le kibboutz de Ramat Yohanan. Le bataillon occupe les villages d'Husha et de Khirbat al-Kasayir et commence de bombarder Ramat Yohanan et de harceler les colonies voisines. Après l'attaque de la Haganah, « des réfugiés gémissant fuirent à Shefa Amr, répandant des rumeurs d'atrocités juives ». Laila Parsons ajoute qu'avant d'engager le combat, la Haganah a tenté de corrompre Wahhab pour qu'il se retire. Il refusa.
Selon l’Encyclopédie de la Question palestinienne, le bataillon de Druzes syro-palestiniens prend position à Husha et al-Kasayir et commence à harceler les colonies voisines de tirs de fusils. L'objectif de la mission est de relâcher la pression subie au sud par l'ALA dans la bataille de Mishmar-Haémek. Le 14 avril, la brigade Carmeli attaque les positions de l'ALA dans un féroce corps-à-corps, sans réussir à s'emparer des villages. Moshe Carmel décide néanmoins de l'occupation des villages : « Ces deux villages étant loin des routes principales et des centres d'intérêt britanniques, il y a peu de chances qu'ils interviennent ». Husha et al-Kasayir sont occupés à l'aube du 16 avril, n'étant défendus que par quelques gardes. Le bataillon druze contre-attaque immédiatement, « avec un grand courage » selon ses adversaires. Les combats acharnés sont poussés jusqu'au corps-à-corps et se mènent parfois au couteau. Les Druzes sont finalement vaincus alors qu'ils étaient sur le point de remporter une victoire quand les sionistes reçoivent l'appui d'une mitrailleuse lourde.
Selon Eduardo Wassim Aboultaif, le chef de la brigade druze était le Druze libanais Shakib Wahhab. Il indique que la brigade Carmeli repousse neuf assauts, pour un bilan de 130 morts chez les Druzes et 25 pour les sionistes. Pour lui, la principale raison de la défaite druze est le manque d'armes, pourtant fréquemment demandées par Wahhab. Les Druzes ont aussi souffert du ravitaillement, de la solde non-payée, du manque de renforts et de munitions
Après la bataille, les Druzes de Palestine se rallient au futur État d'Israël, lui permettant de constituer une brigade des Minorités.
Selon Benvenisti, les habitants arabes restés au village après la conquête sioniste furent expulsés les mois qui suivirent la fin de guerre, comme ceux des villages voisins dont les terres étaient convoitées pour la colonisation juive. L’Encyclopédie de la Question palestinienne se contente de constater que « le moment où le village a été dépeuplé n'est pas clair, mais que cela a dû se passer avant le début de la bataille si on accorde du crédit à l'affirmation [de la Haganah] selon laquelle le village était presque vide le 16 avril.
Après la guerre, les terres d'Husha sont rattachées à celles de Shefa Amr. Le village est détruit.
Voici comment Walid Khalidi décrit ce qui subsistait du village en 1992 : « Le village a été détruit, son emplacement clôturé et déclaré site archéologique interdit. Aucune maison n'est restée intacte, mais des parties de murs d'une vingtaine d'entre elles sont toujours debout, la forme des portes et des fenêtres étant toujours visible. Un palmier solitaire survit sur le site du village, qui est envahi de figuiers de Barbarie et de figuiers. Le cimetière, au sud du village, sert toujours de lieu d'inhumation pour des Bédouins vivant à proximité. Un sanctuaire est toujours présent à proximité. Il y a un bosquet de cyprès au nord du village et une plantation d'avocats au sud. ».
Des bénévoles entreprirent de restaurer le cimetière en 1994 sous l'égide de l'association Al-Aqsa du Mouvement islamique en Israël.
| Cimetière d'Hawsha-al-Kayasir. | |||||||||
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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de la page de Wikipédia en anglais intitulée « Hawsha » (voir la liste des auteurs).
périodique » manquant, Palestine Liberation Organization Research Center, (lire en ligne)