Inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine
Les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS; SSRI (selective serotonin reuptake inhibitor) en anglais) sont une classe médicamenteuse de psychotropes, de type antidépresseurs. Ils opèrent dans le cerveau, notamment en augmentant le taux d'un neurotransmetteur appelé sérotonine (5-hydroxytryptamine ou 5-HT). Ils agissent en inhibant la recapture de la sérotonine au niveau de la synapse.
Les ISRS sont fréquemment prescrits, outre leur indication principale qu'est la dépression, dans les cas d'anxiété et de trouble obsessionnel compulsif et dans les douleurs neuropathiques réfractaires (duloxétine), en réduisant la charge émotionnelle, en augmentant le tonus (effet booster) et en créant une désinhibition potentiellement dangereuse (virage maniaque, bipolarité iatrogène au niveau du gyrus cingulaire). Ils ont aussi un effet négatif sur la libido (diminution ou absence de désir sexuel); cet effet indésirable permet de retarder l'orgasme chez les hommes souffrant d'éjaculation précoce avec un succès estimé de 60% en l'absence d'études sérieuses.
Ce sont les antidépresseurs les plus prescrits dans de nombreux pays.
Les médicaments de cette classe comprennent diverses molécules. Ils ont un nom reconnu internationalement: la dénomination commune internationale. Les génériques reprennent souvent cette DCI. Les noms commerciaux entre parenthèses sont ceux que l'on trouve en France, il existe de nombreuses autres appellations en fonction des pays.
Il existe des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine non sélectifs:
les IRSNa: les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline: duloxétine (Cymbalta), venlafaxine (Effexor);
les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine de la noradrénaline et de la dopamine;
les promoteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine: tianeptine (Stablon);
Autres types d'antidépresseurs
Les ISRS ne sont pas la seule famille d'antidépresseurs existant.
D'autres sont des antagonistes de la sérotonine, ou inhibent d'autres récepteurs ou enzymes:
un antidépresseur mélatoninergique, l'agomélatine;
un agoniste dopaminergique (pramipexole), non classifié comme un antidépresseur et ne faisant pas l'objet d'une AMM dans le cadre de la dépression, mais faisant l'objet de recherches dans cette indication;
un antipsychotique atypique (aripiprazole), agoniste dopaminergique partiel, faisant l'objet d'une AMM dans le cadre de la dépression, en association avec un ISRS;
Une alternative controversée à la prescription d'ISRS est la supplémentation en 5-HTP, dont le mécanisme d'action est différent: au lieu d'interrompre la recapture de la sérotonine, le 5-HTP, étant un précurseur de la sérotonine, permet d'en augmenter la concentration, alors que l'ajout de sérotonine directement —selon les études effectuées— serait inutile, voir dangereux en raison du risque d'apparition d'un syndrome serotoninergique.
Mécanismes d'actions
8: pompe de recapture de la sérotonine (point rose).
Augmentation de la sérotonine dans la fente synaptique
Dans le cerveau, l'information passe d'un neurone à l'autre par l'intermédiaire de la synapse, un espace entre deux neurones où le neurone qui envoie l'information libère des neurotransmetteurs. Ces neurotransmetteurs sont ensuite capturés par les récepteurs du neurone récepteur de l'information. Le neurone récepteur s'active et propage l'intervention jusqu’à une autre synapse grâce à un potentiel d'action. L'activation est transmise à chaque synapse par le même processus. Dans ce processus, environ 10% des neurotransmetteurs libérés sont fonctionnellement perdus par recapture par le neurone émetteur, et donc sont émis mais pas reçus par le neurone post-synaptique.
Les ISRS ont un degré d'activité variable pour les autres transporteurs monoaminergiques. Les ISRS purs ont seulement une faible affinité pour les transporteurs de la noradrénaline et de la dopamine.
Un des mécanismes impliqués dans la dépression serait liée à un déficit en sérotonine. Les ISRS agissent en empêchant la recapture de la sérotonine par le neurone pré-synaptique. De fait, ce neurotransmetteur va rester plus longtemps dans l'espace synaptique, augmentant sa probabilité d'être reconnu par le neurone récepteur et majorant ainsi la stimulation de ce neurone.
Les ISRS sont décrits comme sélectifs parce qu'ils agissent uniquement sur les pompes de recapture spécialisées dans la sérotonine, par opposition à d'autres antidépresseurs qui agissent aussi sur d'autres neurotransmetteurs.
Recherche chez l'animal nouveau-né
On peut créer des modèles animaux de dépression en donnant de la clomipramine (antidépresseur tricyclique) à des animaux nouveau-nés entre 8 et 21 jours de vie,. En 1997 Lundbeck a trouvé que le traitement avec l'ISRS LU-10-134-C, qui diffère seulement de son produit citalopram par deux atomes, pourrait donner des résultats similaires au clomipramine. L'exposition néonatale au citalopram (ISRS) et à l'escitalopram opèrent des changements persistants de la transmission sérotoninergique du cerveau, ce qui entraine des changements comportementaux,. Ces anomalies comportementales, dues à l'exposition néonatale d'antidépresseurs, présentes chez les animaux adultes sont renversés par un traitement antidépresseur.
En traitant des souris normales et des souris knock-out qui manquent du transporteur sérotonine avec la fluoxétine, des scientifiques ont montré que les réactions émotionnelles normales chez l'adulte, comme une courte latence pour éviter des chocs de pieds et la tendance à explorer de nouveaux environnements, dépendaient du processus de déblocage des transporteurs de sérotonine pendant la période néonatale,. Mais, quand de jeunes souris ont été traitées avec la SNRI desimipramine, elles se sont développées comme des adultes normaux, ce qui suggère que la sérotonine et la noradrénaline ont des effets différents sur le développement du cerveau.
Critiques de l'usage des ISRS dans les dépressions faibles à modérées
L'efficacité des ISRS dans le traitement de la dépression légère à modérée est discutée.
Deux méta-analyses d'essais cliniques trouvent que, en cas de dépression légère ou modérée (qui sont la grande majorité des cas de dépression), l'effet des ISRS est petit ou nul comparé au placebo. Mais pour la dépression sévère, ils ont un effet cliniquement significatif,. L'(in)efficacité des antidépresseurs de seconde génération est similaire.
En 2008, une méta-analyse de 35 essais cliniques fournis à la Food and Drug Administration (FDA) avant l'autorisation de mise sur le marché (AMM) pour quatre nouveaux antidépresseurs (incluant les ISRS paroxétine et fluoxétine et les non ISRS nefazodone et l'IRSNa venlafaxine) a conclu à une efficacité significativement supérieure à un placebo mais n'excédant pas les critères NICE d'un effet cliniquement significatif: l'effet (en anglais: effect size) était notamment était très faible pour les dépressions modérées, mais il augmentait pour la dépression sévère. Des chercheurs ont suggéré que cette étude sous-estimait l'effect size des antidépresseurs, mais même quand ils réanalysaient les données, ils trouvaient que l'efficacité était toujours inférieure au seuil NICE de différence cliniquement significative quand tous les résultats sont combinés (bien que, séparément, la venlafaxine et la paroxetine dépassaient ce seuil),.
En 2010, dans JAMA, une revue d'étude a produit la même conclusion,.
Certains effets secondaires peuvent perdurer indéfiniment après l'arrêt du traitement, parfois de manière atténuée; aucune étude solide sur l'homme n'a évalué la prévalence de ce syndrome, qui a été reconnu par l'agence européenne des médicaments (EMA) en , avec une demande aux laboratoires concernés d'ajouter une alerte à destination des patients.
Chez le rat, la fluoxétine, laisse le récepteur de la sérotonine 5HT1A désensibilisé, même après arrêt du traitement. Ce changement à long terme, et d’autres, plus complexes, peuvent être dus à des modifications d’expression de plusieurs gènes,,,, induites par une modification de l’ADN (remodelage de la chromatine,, avec un phénomène épigénétique de modification des histones par méthylation de l'ADN à la suite de l’augmentation de l’expression des protéines MeCP2 et MBD1. Ces mêmes mécanismes peuvent d’ailleurs aussi entrer en ligne de compte dans le mode d’action des thérapies électroconvulsives,.
Dysfonctions sexuelles
Une dysfonction sexuelle post-ISRS semble pouvoir être induite par des changements épigénétiques observés après la prise d'ISRS. Cette dysfonction sexuelle pourrait persister indéfiniment chez certains individus. Chez les animaux, les ISRS donnés à de jeunes rats pourraient entraîner une dysfonction érectile permanente, mais pas chez les rats adultes.
Ces changements très complexes pouvant donner lieu à des modifications permanentes de la structure de la chromatine, il a été suggéré que les ISRS pourraient altérer de manière définitive l’expression des gènes au sein du cerveau, dont certains sont impliqués dans les fonctions sexuelles, donnant lieu à diverses perturbations au niveau des neurotransmetteurs et entraîner des perturbations endocriniennes. Cependant, sans recherche plus approfondies, les causes sous-jacentes de ces phénomènes resteront inconnues.
Risque de démence?
Ils sont encore incertains et débattus dans la littérature scientifique, mais un nombre croissant d'études observationnelles et de méta-analyses suggèrent qu’un traitement prolongé par les ISRS (et d'autres antidépresseurs) est associé à une augmentation du risque de démence chez les personnes âgées dépressives (risque relatif global modeste, d’environ 1,2). Cette évaluation est difficile car exposée à un biais de « confounding by indication » (la dépression étant elle‑même étant un facteur de risque de démence pouvant expliquer une partie de l’association observée. Et les revues systématiques centrées sur les effets à long terme des ISRS et disponibles au milieu des années 2020 ne portent que sur des essais randomisés de courte durée, de faible puissance, et ne rapportant généralement pas précisément tous les effets indésirables persistants, ne permettant donc pas de conclusion robuste concernant d’éventuels dommages cognitifs durables post-traitement. Chez les patients déjà atteints de démence, une méta‑analyse d’essais contrôlés n’a pas mis en évidence d’effet significatif des ISRS sur la progression cognitive, l’humeur ou les activités de la vie quotidienne, suggérant ni bénéfice ni préjudice clair sur l’évolution de la maladie à moyen terme. [Oxford Academic](https://academic.oup.com/ageing/article/45/4/448/1680001) Des données plus récentes issues de cohortes de patients déments traités par antidépresseurs, en particulier par ISRS, indiquent toutefois une possible accélération du déclin cognitif, mais ces résultats restent exploratoires et nécessitent confirmation,.
Alcoolisme: le professeur David Healy soutient que cette classe de médicament induit l'alcoolisme confirmant ainsi une étude de l'université Yale parue en ;
Libido et sexualité Les ISRS peuvent causer différentes dysfonctions sexuelles comme une anorgasmie, une diminution de la libido, des troubles de l'érection et un retard à l'éjaculation (c'est pourquoi ils sont étudiés dans le traitement de l'éjaculation précoce). Les premières études montraient qu'il n'y avait pas de différence significative, du point de vue des effets indésirables, avec un placebo. Cependant, la question n'avait pas été clairement posée aux sujets. Les études plus récentes, tenant compte de cet aspect, font apparaître que 17 à 41% de patients en souffrent, bien que le manque de groupe placebo dans ces études tende à surestimer cette mesure. On pense que cela est causé par la libération de concentration extracellulaire de sérotonine dans le cerveau qui diminue la dopamine et la noradrénaline. Des essais cliniques sont menés afin de démontrer l'intérêt de l'agoniste de la dopamine Requip (ropinirole) pour contrer ces effets secondaires (durant le traitement par ISRS et également dans le cas de PSSD) et également de l'amantadine,,. Certains médicaments antidépresseurs ne sont pas associés avec des effets indésirables sexuels (comme le bupropion, le trazodone, l'agomélatine, la tianeptine, le nefazodone, le moclobémide, la mirtazapine,). On a décrit un Post SSRI Sexual Dysfunction (PSSD) qui est un dysfonctionnement sexuel causé par un traitement par les médicaments antidépresseurs ISRS. Le PSSD persiste après la fin du traitement par l'ISRS et peut devenir chronique et irréversible,. Des changements s'opèrent au niveau de la fonction de l'axe hypothalamo-hypophyso-testiculaire: diminution des taux de testostérone, diminution du nombre de spermatozoïdes (qui réaugmente après de l'arrêt du traitement) et entraîne une diminution de la qualité du sperme avec des dégâts sur son ADN (ceux-ci étant réversibles après l'arrêt du traitement). Dans le cas où il existe des dysfonctions sexuelles (désir sexuel hypoactif, anorgasmie, trouble de l'excitation…) avant l'apparition d'un état dépressif, une utilisation d'un ISRS sera déconseillée car cela pourrait avoir un effet contreproductif,.
Malformations Chez la femme enceinte, la paroxétine est associée à certaines malformations cardiaques. Il existe un risque possible de troubles comportementaux chez l'enfant de la mère exposée, dont des comportements de types autistiques. Ce risque, non confirmé, serait toutefois faible,.
Dépendance Cela est particulièrement important avec la paroxétine,. Les ISRS ont un potentiel d'abus faible[réf.souhaitée]. Lors de l'arrêt d'un antidépresseur, remplacer un traitement antidépresseur avec une demi-vie courte par un antidépresseur avec une demi-vie plus longue (ex: fluoxétine ou citalopram) peut diminuer la sévérité et la probabilité de souffrir de syndrome d'arrêt des antidépresseurs,.
Levée d'inhibition (idées suicidaires et passages à l'acte surtout chez l'enfant et l'adolescent),,,. Par exemple une analyse de la FDA reprenant des essais cliniques sur des enfants avec un état dépressif majeur trouva une augmentation statistiquement significative des risques de «idées suicidaires et comportement suicidaire» d'environ 80% et d'agitation et d'hostilité de 130%. En 2004, la MHRA (Medicines and Healthcare products Regulatory Agency) du Royaume-Uni jugea la fluoxétine comme le seul antidépresseur qui offrait un rapport bénéfice-risque favorable dans la dépression bien qu'il soit associé à une petite augmentation du risque d'auto-agressivité et d'idées suicidaires. Cependant, la fluoxétine n'a pas d'AMM anglais pour cette utilisation.
Perte ou gain de poids (gain de poids plus important avec la paroxétine)
Augmentation des saignements, en particulier digestif, surtout s'ils sont associés aux anti-inflammatoire nonstéroïdiens. Augmentation des hémorragies intra-cérébrales (RR=1,48).
La plupart des effets secondaires disparaissent après une phase d'adaptation à l'exception notable des troubles d'ordre sexuels. Ainsi souvent l'instauration d'un IRS se fait de manière progressive.
Sensibilité à la chaleur
Les ISRS peuvent altérer la thermorégulation. Lors des épisodes de fortes chaleurs, différents effets indésirables sont susceptibles de rendre les individus plus sensibles à la chaleur tels que:
Sudation excessive,
Sudation non suffisante empêchant le corps de se rafraichir
Diminution de la sensation de soif pouvant entrainer une déshydratation
La sérotonine fait en effet partie des neurotransmetteurs permettant au corps de réguler sa température. En influant sur sa recapture, les ISRS peuvent altérer la sensation de chaleur et les signaux qui lui sont liés. Les personnes sous ISRS sont donc plus vulnérables à la chaleur.
Par ailleurs, l'augmentation de la sensibilité à la chaleur, due aux ISRS, peut affecter le moral et les symptômes psychiatriques, en augmentant l'effet négatif qu'ont déjà les vagues de chaleur sur les personnes souffrant de dépression.
↑(en) F. Artigas, D. Nutt, R. Shelton, «Mechanism of action of antidepressants», Psychopharmacology bulletin, vol.36, supp. 2, , p.123-132 (lire en ligne, consulté le ).
↑(en) Wand BM, Parkitny L, O'Connell NE, Luomajoki H, McAuley JH, Thacker M, Moseley GL. «Cortical changes in chronic low back pain: Current state of the art and implications for clinical practice» Man Ther. 2011;16(1):15-20. PMID20655796DOI10.1016/j.math.2010.06.008.
↑(en) SH Preskorn, R Ross, CY Stanga, Sheldon H. Preskorn (éditeur), Hohn P. Feighner (éditeur), Christina Y. Stanga (éditeur) et Ruth Ross (éditeur), Antidepressants: Past, Present and Future, Berlin, Springer, , 615p. (ISBN978-3-540-43054-4, lire en ligne), «Selective Serotonin Reuptake Inhibitors», p.241–62.
↑Flament MF, Bissada H, Spettigue W, «Evidence-based pharmacotherapy of eating disorders», The International Journal of Neuropsychopharmacology / Official Scientific Journal of the Collegium Internationale Neuropsychopharmacologicum (CINP), vol.15, no2, , p.189–207 (PMID21414249, DOI10.1017/S1461145711000381).
↑(en) Vogel G, Neill D, Hagler M, Kors D, «A new animal model of endogenous depression: a summary of present findings», Neurosci Biobehav Rev, vol.14, no1, , p.85–91 (PMID2183099, lire en ligne).
↑(en) Velazquez-Moctezuma J, Aguilar-Garcia A, Diaz-Ruiz O, «Behavioral effects of neonatal treatment with clomipramine, scopolamine, and idazoxan in male rats», Pharmacol Biochem Behav, vol.46, no1, , p.215–7 (PMID7902983, lire en ligne).
↑(en) Hansen HH, Sánchez C, Meier E, «Neonatal administration of the selective serotonin reuptake inhibitor Lu 10-134-C increases forced swimming-induced immobility in adult rats: a putative animal model of depression?», J. Pharmacol Exp Ther, vol.283, no3, , p.1333–41 (PMID9400008, lire en ligne).
↑(en) Popa D, Léna C, Alexandre C, Adrien J, «Lasting syndrome of depression produced by reduction in serotonin uptake during postnatal development: evidence from sleep, stress, and behavior», J Neurosci, vol.14, no2, , p.3546–3554 (PMID18385313, lire en ligne).
↑(en) Maciag D, Simpson KL, Coppinger D. et al., «Neonatal antidepressant exposure has lasting effects on behavior and serotonin circuitry», Neuropsychopharmacology, vol.31, no1, , p.47–57 (PMID16012532, DOI10.1038/sj.npp.1300823).
↑(en) Maciag D, Williams L, Coppinger D, Paul IA, «Neonatal citalopram exposure produces lasting changes in behavior which are reversed by adult imipramine treatment», Eur J Pharmacol, vol.532, no3, , p.265–9 (PMID16483567, DOI10.1016/j.ejphar.2005.12.081).
12(en) Jay C. Fournier, Robert J. DeRubeis, Steven D. Hollon, Sona Dimidjian, Jay D. Amsterdam, Richard C. Shelton, Jan Fawcett, «Antidepressant Drug Effects and Depression Severity», The Journal of the American Medical Association, vol.303, no1, , p.47–53 (PMID20051569, DOI10.1001/jama.2009.1943, lire en ligne).
12(en) Kirsch I, Deacon BJ, Huedo-Medina TB, Scoboria A, Moore TJ, Johnson BT, «Initial Severity and Antidepressant Benefits: A Meta-Analysis of Data Submitted to the Food and Drug Administration», PLoS Medicine, vol.5, no2, , e45 (PMID18303940, PMCID2253608, DOI10.1371/journal.pmed.0050045).
↑(en) Gartlehner G, Hansen RA, Morgan LC, Thaler K, Lux L, Van Noord M, Mager U, Thieda P, Gaynes BN, Wilkins T, Strobelberger M, Lloyd S, Reichenpfader U, Lohr KN, «Comparative benefits and harms of second-generation antidepressants for treating major depressive disorder: an updated meta-analysis», Ann Intern Med, vol.155, no11, , p.772-85. (PMID22147715, DOI10.7326/0003-4819-155-11-201112060-00009, lire en ligne[html])modifier.
↑(en) Horder J, Matthews P, Waldmann R, «Placebo, Prozac and PLoS: significant lessons for psychopharmacology», Journal of Psychopharmacology, vol.25, no10, , p.1277–88 (PMID20571143, DOI10.1177/0269881110372544).
↑(en) Fountoulakis KN, Moller H-J, «Efficacy of antidepressants: a re-analysis and re-interpretation of the Kirsch data», International Journal of Neuropsychopharmacology, vol.14, no3, , p.1–8 (PMID20800012, DOI10.1017/S1461145710000957).
↑(en) John Kelley, «Antidepressants: Do They "Work" or Don't They?», Scientific American, (lire en ligne).
↑(en) Raap DK, Garcia F, Muma NA, Wolf WA, Battaglia G, van de Kar LD, «Sustained desensitization of hypothalamic 5-Hydroxytryptamine1A receptors after discontinuation of fluoxetine: inhibited neuroendocrine responses to 8-hydroxy-2-(Dipropylamino)Tetralin in the absence of changes in Gi/o/z proteins», J Pharmacol Exp Ther, vol.288, no2, , p.561–7 (PMID9918559, lire en ligne).
↑(en) Faure C, Mnie-Filali O, Haddjeri N, «Long-term adaptive changes induced by serotonergic antidepressant drugs», Expert Rev Neurother, vol.6, no2, , p.235–45 (PMID16466303, DOI10.1586/14737175.6.2.235, lire en ligne).
↑(en) Palotás M, Palotás A, Puskás LG et al., «Gene expression profile analysis of the rat cortex following treatment with imipramine and citalopram», Int J Neuropsychopharmacol, vol.7, no4, , p.401–13 (PMID15315716, DOI10.1017/S1461145704004493, lire en ligne).
↑(en) Kálmán J, Palotás A, Juhász A et al., «Impact of venlafaxine on gene expression profile in lymphocytes of the elderly with major depression--evolution of antidepressants and the role of the "neuro-immune" system», Neurochem Res, vol.30, no11, , p.1429–38 (PMID16341940, DOI10.1007/s11064-005-8513-9).
↑(en) Yamada M, Yamada M, Higuchi T, «Antidepressant-elicited changes in gene expression: remodeling of neuronal circuits as a new hypothesis for drug efficacy», Prog. Neuropsychopharmacol Biol Psychiatry, vol.29, no6, , p.999–1009 (PMID15975701, DOI10.1016/j.pnpbp.2005.03.022, lire en ligne).
↑(en) Boehm C, Newrzella D, Herberger S, Schramm N, Eisenhardt G, Schenk V, Sonntag-Buck V, Sorgenfrei O, «Effects of antidepressant treatment on gene expression profile in mouse brain: cell type-specific transcription profiling using laser microdissection and microarray analysis», J Neurochem, vol.97, noSuppl 1, , p.44–9 (PMID16635249, DOI10.1111/j.1471-4159.2006.03750.x).
↑(en) Tsankova NM, Berton O, Renthal W, Kumar A, Neve RL, Nestler EJ, «Sustained hippocampal chromatin regulation in a mouse model of depression and antidepressant action», Nat Neurosci, vol.9, no4, , p.519–25 (PMID16501568, DOI10.1038/nn1659).
↑(en) Cassel S, Carouge D, Gensburger C et al., «Fluoxetine and cocaine induce the epigenetic factors MeCP2 and MBD1 in adult rat brain», Mol Pharmacol, vol.70, no2, , p.487–92 (PMID16670375, DOI10.1124/mol.106.022301, lire en ligne).
↑(en) Altar CA, Laeng P, Jurata LW et al., «Electroconvulsive seizures regulate gene expression of distinct neurotrophic signaling pathways», J Neurosci, vol.24, no11, , p.2667–77 (PMID15028759, DOI10.1523/JNEUROSCI.5377-03.2004, lire en ligne).
↑(en) Tsankova NM, Kumar A, Nestler EJ, «Histone modifications at gene promoter regions in rat hippocampus after acute and chronic electroconvulsive seizures», J Neurosci, vol.24, no24, , p.5603–10 (PMID15201333, DOI10.1523/JNEUROSCI.0589-04.2004, lire en ligne).
«Long-term usage of SSRIs is hypothesized to cause persistent downregulation of 5HT1A (even after discontinuation of SSRIs) by epigenetic changes in the form of increased expression of methyl binding proteins MeCP2 and MBD1. This leads to more production of HDAC2 mRNA and lowers the production of histone H3 deacetylase.These epigenetic changes were observed in three areas of the brain: the frontal cortex, the dentate gyrus of the hippocampus, and the caudate-putamen. (...) this downregulation and desensitization of 5HT1A are involved in the regulation of sexual motivation, and thus proposed this as a theory for PSSD.»
↑Enis Rauf Coskuner, Mehmet Gokhan Culha, Burak Ozkan et Elcin Orhan Kaleagasi, «Post-SSRI Sexual Dysfunction: Preclinical to Clinical. Is It Fact or Fiction?», Sexual Medicine Reviews, vol.6, no2, , p.217–223 (ISSN2050-0521, PMID29463440, DOI10.1016/j.sxmr.2017.11.004, lire en ligne, consulté le ):
«animal studies suggest that SSRIs might cause permanent sexual dysfunction after ending SSRI exposure at a young age but not in adulthood in rats»
.
123(en) Csoka AB, Szyf M., «Epigenetic side-effects of common pharmaceuticals: a potential new field in medicine and pharmacology.», Med Hypotheses. 2009 Nov;73(5):770-80. doi: 10.1016/j.mehy.2008.10.039. Epub 2009 Jun 5, no73(5):770-80, (lire en ligne)«SSRI antidepressants have been shown to cause long-term alterations in gene expression, presumably resulting from chronic elevation of serotonin (5-HT) neurotransmission in the brain. Some of these gene expression changes are a result of altered DNA structure caused by chromatin remodeling. It has been suggested that chronic antidepressant use can result in persistently altered cerebral gene expression leading to compromised catecholaminergic neurotransmission and neuroendocrine disturbances, such as decreased testosterone levels[115],reduced fertility[116], and persistent, sexual dysfunction[117–120]»
↑(en) Grace Hsin-Min Wang, Piaopiao Li, Yehua Wang et Jingchuan Guo, «Association between Antidepressants and Dementia Risk in Older Adults with Depression: A Systematic Review and Meta-Analysis», Journal of Clinical Medicine, vol.12, no19, , p.6342 (ISSN2077-0383, DOI10.3390/jcm12196342, lire en ligne[archive du ], consulté le ).
↑(en) Grace Hsin-Min Wang, Wei-Han Chen, Shao-Hsuan Chang et Tianxiao Zhang, «Association between first-line antidepressant use and risk of dementia in older adults: a retrospective cohort study», BMC Geriatrics, vol.23, no1, (ISSN1471-2318, PMID38066473, PMCID10709864, DOI10.1186/s12877-023-04475-z).
↑(en) Jerome Burne, «Could your medicine give you a drink problem? The disturbing side-effects even the manufacturers don't know about», Daily Mail, (lire en ligne, consulté le ).
↑(en) Waldinger MD, Olivier B, «Utility of selective serotonin reuptake inhibitors in premature ejaculation», Current Opinion in Investigational Drugs, vol.5, no7, , p.743–7 (PMID15298071).
↑(en) Hu XH, Bull SA, Hunkeler EM et al., «Incidence and duration of side effects and those rated as bothersome with selective serotonin reuptake inhibitor treatment for depression: patient report versus physician estimate», The Journal of Clinical Psychiatry, vol.65, no7, , p.959–65 (PMID15291685, DOI10.4088/JCP.v65n0712, lire en ligne).
↑(en) Landén M, Högberg P, Thase ME, «Incidence of sexual side effects in refractory depression during treatment with citalopram or paroxetine», The Journal of Clinical Psychiatry, vol.66, no1, , p.100–6 (PMID15669895, DOI10.4088/JCP.v66n0114).
↑(en) Keller Ashton A, Hamer R, Rosen RC, «Serotonin reuptake inhibitor-induced sexual dysfunction and its treatment: a large-scale retrospective study of 596 psychiatric outpatients», Journal of sex & marital therapy, vol.23, no3, , p.165–75 (PMID9292832, DOI10.1080/00926239708403922).
↑(en) Clayton AH, «Antidepressant-Associated Sexual Dysfunction: A Potentially Avoidable Therapeutic Challenge», Primary Psychiatry, vol.10, no1, , p.55–61.
↑(en) Kanaly KA, Berman JR, «Sexual side effects of SSRI medications: potential treatment strategies for SSRI-induced female sexual dysfunction», Current Women's Health Reports, vol.2, no6, , p.409–16 (PMID12429073).
↑(en) Csoka AB, Bahrick AS, Mehtonen O-P, «Persistent Sexual Dysfunction after Discontinuation of Selective Serotonin Reuptake Inhibitors (SSRIs)», J Sex Med, vol.5, no1, , p.227–33 (PMID18173768, DOI10.1111/j.1743-6109.2007.00630.x, lire en ligne).
↑(en) Safarinejad MR, «Evaluation of endocrine profile and hypothalamic-pituitary-testis axis in selective serotonin reuptake inhibitor-induced male sexual dysfunction», J Clin Psychopharmacol, vol.28, no4, , p.418–23 (PMID18626269, DOI10.1097/JCP.0b013e31817e6f80, lire en ligne).
↑(en) Safarinejad MR, «Sperm DNA damage and semen quality impairment after treatment with selective serotonin reuptake inhibitors detected using semen analysis and sperm chromatin structure assay», J Urol, vol.180, no5, , p.2124–8 (PMID18804223, DOI10.1016/j.juro.2008.07.034, lire en ligne).
↑(en) Sutherland JE, Sutherland SJ, Hoehns JD, «Achieving the best outcome in treatment of depression», Journal of Family Practice, vol.52, no3, , p.201–09 (PMID12620174, lire en ligne).
↑(en) Timothy R. Berigan, «Assessing Sexual Function of Patients Before Initiating SSRI Therapy», Prim Care Companion J Clin Psychiatry, vol.4, no3, , p.181 (PMID181186, PMCIDPMC181186, lire en ligne).
↑«Antidépresseurs et malformations congénitales» Rev Prescrire 2006;26(273):430-431
↑(en) Joseph MF, Youngstrom EA, Soares JC, «Antidepressant-coincident mania in children and adolescents treated with selective serotonin reuptake inhibitors», Future Neurol, vol.4, no1, , p.87-102. (PMID19884978, PMCIDPMC2655139, lire en ligne[html])modifier.
↑(en) Haddad PM, Anderson IM, «Recognising and managing antidepressant discontinuation symptoms», Advances in Psychiatric Treatment, vol.13, no6, , p.447–457 (DOI10.1192/apt.bp.105.001966, lire en ligne).
↑(en) P.M. Haddad et I.M. Anderson, «Recognising and managing antidepressant discontinuation symptoms», Advances in Psychiatric Treatment, vol.13, no6, , p.447 (DOI10.1192/apt.bp.105.001966).
↑(en) Warner CH, Bobo W, Warner C, Reid S, Rachal J., «Antidepressant discontinuation syndrome», American Family Physician, vol.74, no3, , p.449-456 (lire en ligne).
↑(en) Olfson M, Marcus SC, Shaffer D, «Antidepressant drug therapy and suicide in severely depressed children and adults: A case-control study», Archives of General Psychiatry, vol.63, no8, , p.865–72 (PMID16894062, DOI10.1001/archpsyc.63.8.865).
↑(en) Hasnain M, W Victor RV, Hollett B. «Weight gain and glucose dysregulation with second-generation antipsychotics and antidepressants: a review for primary care physicians» Postgrad Med. 2012;124(4):154-67. PMID22913904DOI10.3810/pgm.2012.07.2577.
↑(en) Schechter DS, Nunes EV, «A case of reversible parkinsonism in a 90-year-old man on sertraline», Journal of Clinical Psychiatry, vol.58, no6, , p.275 (PMID9228898, DOI10.4088/JCP.v58n0607f).
↑(en) Stahl SM, Lonnen AJ. «The Mechanism of Drug-induced Akathsia» CNS Spectr. 2011. pii: Stahl. PMID21406165.
↑(en) Lane RM. «SSRI-induced extrapyramidal side-effects and akathisia: implications for treatment» J Psychopharmacol. 1998;12(2):192-214 PMID9694033.