| Rédacteur en chef Commune | |
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| Nom de naissance |
Daniel Decourdemanche |
| Pseudonyme |
Jacques Decour |
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Daniel Decourdemanche, dit Jacques Decour, est un écrivain et résistant communiste français, né le à Paris et mort pour la France, fusillé par les Allemands, le au fort du Mont-Valérien à Suresnes.
Daniel Decourdemanche naît dans le 17e arrondissement de Paris, rue Brunel, en 1910 : il est le fils de Jules Decourdemanche, associé d’un agent de change, et de Marie-Madeleine Dassier ; il est aussi le neveu de l’orientaliste Alphonse Decourdemanche. Il fait ses études à Paris au lycée Carnot, où il reste six ans, puis au lycée Pasteur de Neuilly. Il commence des études de droit, mais change rapidement d'orientation : il étudie la littérature allemande et devient, en 1932, le plus jeune agrégé d'allemand.
Il épouse en 1929 Jacqueline Bailly (1909-1996), la fille d'un professeur du lycée Pasteur. Le couple a une fille, Brigitte, en .
En 1930, il publie son premier roman, Le Sage et le Caporal, chez Gallimard, sous le pseudonyme de Jacques Decour. Il est nommé, en 1931, assistant de français en Prusse au lycée de Magdebourg. Là, il rédige Philisterburg, un récit qui décrit la montée du nazisme et « le mythe inadmissible de la race ». À partir de 1930, il publie des critiques littéraires et des traductions d'œuvres allemandes.
Il est nommé au lycée de Reims de 1932 à 1936 et adhère au mouvement des jeunesses communistes. En 1936, il fait paraître chez Gallimard son roman, Les Pères. Il enseigne ensuite pendant un an au lycée Descartes à Tours où il entre au Parti communiste. Il rédige des articles pour le journal communiste La Voix du Peuple de Touraine et déploie une grande activité militante.
En 1937, il devient professeur d'allemand à Paris au lycée Rollin (lycée qui, à la Libération, sera renommé « lycée Jacques-Decour » en son honneur). En , il devient rédacteur en chef de la revue Commune, éditée par l'Association des écrivains et artistes révolutionnaires, dont le directeur est Louis Aragon.
En , à la déclaration de guerre, il est mobilisé comme simple soldat à Vernon. À la démobilisation, il est chauffeur du général de Lattre de Tassigny à Clermont-Ferrand et rejoint Paris où il retrouve le lycée Rollin. Il entre dans la Résistance en créant deux revues : en L'Université libre et en La Pensée libre (avec Georges Politzer et Jacques Solomon).
En 1941, Decour devient le responsable du Comité national des écrivains qui projette la publication d'une nouvelle revue, Les Lettres françaises qu'il ne verra pas paraître, puisque le , Decour est arrêté par la police française. Remis aux Allemands, il est fusillé comme otage le à 14 h, une semaine après Georges Politzer et Jacques Solomon. De sa cellule au Mont-Valérien, le jour de son exécution, il écrit à sa famille une lettre particulièrement émouvante, message d'adieu d'un condamné à ceux qu'il aime. Il y exprime notamment sa confiance dans la jeunesse, persuadé que son sacrifice ne sera pas vain :
« Vous savez que je m’attendais depuis deux mois à ce qui m’arrive ce matin, aussi ai-je eu le temps de m’y préparer ; mais comme je n'ai pas de religion, je n'ai pas sombré dans la méditation de la mort : je me considère un peu comme une feuille qui tombe de l'arbre pour faire du terreau — la qualité du terreau dépendra de celle des feuilles — je veux parler de la jeunesse française en qui je mets tout mon espoir »,.
Il est inhumé dans le caveau familial au cimetière de Montmartre.

Jacques Decour est cité à l'ordre de la Nation le . Son nom est gravé au Panthéon sur une plaque citant la liste des « écrivains morts pour la France » pendant la guerre de 1939-1945.
La mention « Mort pour la France » lui est attribuée par le secrétariat général aux Anciens Combattants le .
Dix-huit villes en France et trois en Allemagne honorent le nom de Jacques Decour :
En Allemagne :