Jacques Kerver

Jacques Kerver
Fonction
Échevin de Paris
Biographie
Naissance
Décès
Activités
Père
Thielman Ier Kerver (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Fratrie
Thielman Kerver (d)
Jean Kerver (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Blanche Marentin (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Jacques Kerver, célèbre dès 1535 et mort à Paris en 1583, est un libraire et imprimeur parisien, il fut parmi les échevins de la ville nommés en 1568.

Marque de Thielman Kerver
Une scène de Poliphile

Biographie

Il est fils de Thielman Ier Kerver, seigneur de Mory, originaire de Coblence, installé à Paris en 1497 et mort 1522, qui fut libraire rue St Jacques à l'enseigne de la Claie de Fer, puis au Pont Saint Michel, à l'enseigne de la Licorne. Sa mère, Yolande Bonhomme fille de Pasquier Bonhomme (premier imprimeur en langue française qui avait imprimé en 1475 les Chroniques de France), reprend la librairie à son compte en 1522 à la mort de Thielman Ier. Il sera à son tour seigneur de Mory (l'actuel Mitry-Mory), exercera les fonctions de quartenier de Sainte-Geneviève (commandant de la milice bourgeoise) et surtout il sera le premier imprimeur à être nommé échevin de Paris, le . Célèbre dès 1535, frère de Jean Thielman II et Michel Kerver chanoine d'Auxerre, Jacques Kerver se marie à Guillemette de La Vigne, fille de l'imprimeur Jean Petit, puis, en secondes noces, à Blanche Marentin, dont il aura six enfants. Trois survivront : Jacques contrôleur des finances de la ville de Paris, marié à Jeanne Daverdoing. Jean contrôleur général des finances de Picardie, époux d'Anne Hervy et Geneviève femme de Jacques Huot, secrétaire du Roi. Ainsi aucun d'entre eux ne sera imprimeur. Il reprend l'entreprise familiale en 1557 après la mort de sa mère (1556).

Il conserve pour marque particulière la licorne paternelle (quelquefois deux coqs, marque de Louis Blaubloom alias Loys Cyaneus) et prend pour devise ces paroles tirées du Psalmiste : Dilectus quemadmodum filius unicornium, Psalmo xxviii.

Son fils Jacques fut écuyer et sieur de Mory.

Principales publications

On lui doit l'impression du songe de Poliphile dans sa traduction par Jean Martin sous la direction de Jacques Gohory(éditions en ligne sur le site "Architectura" du Centre d'études supérieures de la Renaissance à Tours).

Jacques Kerver obtint en 1582 (non sans difficulté et ruses) le privilège d'impression de la bulle Inter gravissimas qui marquait la volonté d'imposer à l'Europe le calendrier Grégorien. Jacques Kerver fut le premier à revendiquer en France le privilège d'impressions religieuses (le ). Après sa mort, le privilège d'impression de la bulle inter gravissimas fut continué à sa veuve, et jusqu'en 1595, à Sébastien Nivelle, Michel Sonnius, Thomas Brumen et Guillaume de la Noue, membres de la première compagnie des usages.

Les lettrines mêmes de la première impression de la bulle papale furent repris en 1600 par Jamet Mettayer (autre membre fondateur de la compagnie des usages) dans son impression du calendrier alternatif de François Viète.

En 1556, il publia également trois livres de pronostics de Nostradamus : L'Almanach pour l'an 1557, les Présages merveilleux pour l'an 1557, et La Grande Pronostication pour l'an 1557.

Autres éditions

Avec sa mère, veuve Thielmann :

À titre propre :

Sources

  1. ↑ Descendance de l'imprimeur Pasquier Bonhomme in .Documents sur les Imprimeurs, Libraires ] ; page 22. publié chez Slatkine
  2. ↑ chez Slatkine : Documents sur les Imprimeurs, Libraires ; page 143.
  3. ↑ Les liens de Kerver et de Cyaneus sont évoqués dans Imprimeurs & Libraires Parisiens, publié par la librairie Droz ; page 91
  4. ↑ Edmond Werdet : Histoire du livre en France depuis les temps page
  5. ↑ chez Slatkine : .Documents sur les Imprimeurs, Libraires] ; page 22.
  6. ↑ Francesco Colonna, J. G. Legrand : PA183&dq=J.+Martin+kerver+gohori&source=bl&ots=Vy16SCndou&sig=k5VR3iuuzVSGu68tBDongerufM8&hl=fr&ei=2nWsS82rPIPY4gajqeDkDw&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=1&ved=0CAgQ6AEwAA#v=onepage&q=J.%20Martin%20kerver%20gohori&f=false Songe de Poliphile
  7. ↑ Bibliothèque de l'École des chartes, Volumes 1-10 page 386.
  8. ↑ Imprimeurs & Libraires Parisiens note page 22
  9. ↑ Marie-Clotilde Hubert : Construire le temps: normes et usages chronologiques du Moyen Âge à l'époque ; page 412
  10. ↑ Babelon, Jean-Pierre : Les derniers moments du duc François de Guise. d'après un manuscrit de Lancelot de Carle (février 1563) in Comptes-rendus des séances de l'Académie des inscriptions et belles-lettres  ; Année 1987  ; volume 131 page 600
  11. ↑ Le dessin dans les collections de l'Institut
  12. ↑ Roy, Maurice Les deux Jehan Cousin (1490-1560 - 1522-1594) in Comptes-rendus des séances de l'année... - Académie des inscriptions et belles-lettres  ; Année 1909  ; Volume 53 ; Numéro 1 ; p. 102-107
  13. ↑ Vente chez Christies

Voir aussi