| Naissance | |
|---|---|
| Nationalité | |
| Activités |
| Distinctions | Liste détaillée Médaille d'or de la Renaissance française (d) () Chevalier des Arts et des Lettres () Chevalier des Palmes académiques () Prix Georges-Goyau () |
|---|
Jacques Messiant, né le 16 juillet à Morbecque (Nord), a fait toute sa carrière en tant qu'instituteur puis directeur d'école primaire. Il s'intéresse, très tôt, à l'histoire de la Flandre à laquelle il consacre de nombreux ouvrages historiques et de fiction. Il a été président de l'Office de tourisme du pays d'Hazebrouck et vice-président du centre André-Malraux (Hazebrouck).
Né à Morbecque, village au cœur de la Flandre française situé près d'Hazebrouck, Jacques Messiant s'est rapidement tourné vers l'enseignement, en tant qu'instituteur puis directeur d'école, carrière qu'il mène avec son épouse Anny.

De 1965 à 1970, il est directeur de l'école de Sercus, après être passé par les écoles de Wormhout et Vieux-Berquin. Le couple d'enseignants occupe un logement de fonction et Anny est chargée de la section enfantine. Jacques Messiant se range parmi les grévistes de mai 68 et participe à différentes réunions syndicales à Hazebrouck, adhérant au Syndicat national des instituteurs (SNI). À partir de 1970, Jacques Messiant devient directeur d'école à Hazebrouck et achève sa carrière d'enseignant à l'école Jules-Ferry en .
C'est en 1977 qu'il commence sa carrière d'historien et d'écrivain. Ses premiers ouvrages sont consacrés à l'histoire de la ville d'Hazebrouck depuis le XVIIIe siècle. Par la suite, ses travaux se tournent vers l'histoire culturelle de la Flandre avec des ouvrages consacrés aux estaminets et distractions populaires (comme les joutes au coq), aux sorcières, au carnaval et à la cuisine flamande (livres de recettes de cuisine flamande, histoire de la gaufre flamande).

Entre 1990 et 1992, il publie deux ouvrages consacrés au château de Morbecque et à la forêt de Nieppe, qui se trouve en grande partie sur le territoire de cette commune.
Ses ouvrages historiques dépassent largement les frontières de la Flandre française puisque, à partir de 2004, il publie plusieurs livres consacrés au Nord-Pas-de-Calais (lieux mystérieux, traditions insolites, histoires étonnantes). Son ouvrage consacré à l'affaire Pollet (2015) connaît un important succès public et critique.
Grand amateur de marche, il publie, en 2001, un livre composé de 32 randonnées en Flandre, conçu lors de ses pérégrinations hebdomadaires.
Le travail d'historien de Jacques Messiant comporte une trentaine d'ouvrages, tous basés sur une solide documentation, un travail minutieux dans les archives publiques et privées et de nombreuses enquêtes sur le terrain.
En , il fonde le groupe ALPHA (Aspects Artistiques, Littéraires et Photographiques de la région HAzebrouckoise) avec Rosine Devynck, Bernard Verquère et Bruno Dewaele. Il en devient le vice-président.
Conjointement à ses travaux d'historien, Jacques Messiant publie ses premiers récits de fiction en 1986 avec Les Éteigneurs de soleil, histoires curieuses, volume d'histoires courtes et de contes avec la Flandre pour décor. Il faut attendre 2007 pour qu'il renoue avec la fiction, avec la parution de son premier roman, Jehanne d'Arville. D'autres suivront jusqu'en 2023 avec la parution de Oui, j'ai tué Quinze-Capotes(2019) et Tout allait si bien (2023).


Tous ces romans trouvent leur inspiration dans le Nord et la Flandre, avec des intrigues romanesques très souvent inspirées de faits réels, toujours replacées dans un cadre historique et géographique bien précis.
En 1988, Jacques Messiant reçoit la médaille du Rayonnement culturel, au titre des « éminents services rendus aux Lettres françaises », remise par Maurice Schumann, académicien et sénateur, sous le haut patronage des ministres des Affaires étrangères, de l'Intérieur, de la Défense et de l'Éducation nationale. En 1991, il reçoit la médaille d'or de la Renaissance française pour son ouvrage consacré au château de Morbecque puis, en 2001, le prix Georges-Goyau de l'Académie française pour son ouvrage consacré au village d'Hondeghem, remis par Hélène Carrère d'Encausse, secrétaire perpétuel.

En 2007, il reçoit le Grand Prix des Lettres de la Société des sciences, de l'agriculture et des arts de Lille pour son premier roman Jehanne d'Arville. En 2010, on lui remet, à Épinal, le prix Paul-Sébillot du folklore français pour son ouvrage Magie, sorcellerie et croyances populaires en Flandre, dans le Hainaut et en Picardie. En , l'ensemble de son œuvre est inscrite au Patrimoine culturel immatériel du Ministère de la Culture et de la Communication. Enfin, le Komitee voor Frans-Vlanderen/B-Waregem (KFV) lui remet le prix Luc Verbeke pour l'ensemble de son œuvre.
En 1999, il est admis au grade de chevalier des Arts et des Lettres et il reçoit, la même année, les Palmes académiques.
En , Jacques Messiant apparaît dans le comité départemental (Nord) de soutien à François Mitterrand, constitué et présidé par le chef d'orchestre de l'Orchestre national de Lille, Jean-Claude Casadesus. Cette liste de soutien est publiée dans le journal Le Métro (mensuel d'information édité par la Métropole de Lille) de .
Jusqu'au numéro 127 (), Jacques Messiant a tenu la rubrique « Le coup d'cœur de Jacques Messiant » du bulletin du Comité flamand de France, chronique d'ouvrages en lien avec la Flandre récemment parus (45 chroniques depuis 2007).