| Jan van Speijk Jan Carel Josephus van Speijk | ||
| Naissance | Amsterdam |
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| Décès | (à 29 ans) Anvers |
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| Origine | ||
| Allégeance | ||
| Arme | Marine royale néerlandaise | |
| Grade | Luitenant-ter-zee der tweede klasse | |
| Années de service | – | |
| Conflits | Guerre de Bone Guerre de Java Guerre belgo-néerlandaise |
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| Distinctions | Chevalier de l'Ordre militaire de Guillaume | |
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Jan van Speijk, né le à Amsterdam, dans la République batave, et mort au combat le près d'Anvers, en Belgique, est un militaire néerlandais.
Il commande la canonnière no 2 de la marine royale néerlandaise lorsque celle-ci prise d'assaut par les révolutionnaires belges alors qu'elle se trouve sur l'Escaut dans le cadre de la guerre belgo-néerlandaise, après les combats d'Anvers. Il choisit alors de faire exploser son navire plutôt que de le laisser aux mains des Belges et trouve ainsi la mort avec 27 autres marins, sur les 31 que compte l'équipage. Au moins sept assaillants sont également tués. Ce geste fait de lui un héros populaire aux Pays-Bas.
Jan Carel Josephus van Speijk nait le à Amsterdam, dans la République batave, fils d'Hendrik Johannes van Speijk et de Cornelia Johanna van Brugge. Il devient orphelin à l'âge de dix ans et décide de s'engager dans la marine de Royaume uni des Pays-Bas le en tant qu'élève-officier à bord du vaisseau de ligne De Wassenaar. Le , il est transféré sur la frégate Rijn puis il est envoyé aux Indes orientales néerlandaises en 1824 et participe aux opérations de lutte contre la piraterie à Bangka et à Java. Il prend le commandement de la canonnière no 16 en 1826 et mène des opérations contre les pirates lors desquelels il se distingue particulièrement, ce qui lui vaut le surnom de « Terreur des bandits » (en néerlandais : Schrik der Roovers). Il prend ensuite part à la deuxième guerre de Bone puis à la guerre de Java. Il repart vers la métropole le et est placé en position de non-activité le avant d'être promu lieutenant de vaisseau de 2e classe à bord de l'Amstel le .

Avec le déclenchement de la révolution belge, Jan van Speijk est détaché comme commandant de la canonnière no 2 le , en pleine insurrection de 1830 dans les Pays-Bas méridionaux. Celle-ci est envoyée sur l'Escaut, devant Anvers et participe au bombardement de la ville le , alors que la Belgique a proclamé son indépendance depuis le , lançant de jure la guerre belgo-néerlandaise.
Après le bombardement, les forces armées du Royaume uni des Pays-Bas tiennent toujours la citadelle d'Anvers, sous les ordres du général David Chassé, et font le blocus de l'Escaut, leur flotte inspectant tous les navires entrant ou sortant du port d'Anvers. Un hiver rigoureux et la présence de glaces dérivantes contraignent la plupart des navires à se replier vers l'Escaut occidental, plus proches de la mer du Nord, seules quelques canonnières restant près d'Anvers, dont la canonnière no 2. Cell-ci est un sloop de 104 pieds de long (environ 32 mètres) avec une coque à fond plat, lui conférant un faible tirant d'eau tout en étant lourdement armé pour sa taille, avec un canon de 30 livres orienté vers l'avant et deux canons légèrement plus légers orientés vers l'arrière, en plus de plusieurs pierriers. Il est servit par 31 marins.
Début , van Speijk reçoit l'ordre de regagner Oosterweel, les glaces dérivantes s'étant dissipées sur l'Escaut. Mais les conditions météorologiques sont particulièrement mauvaises : il fait très froid et des vents défavorables rendent le navire incontrôlable, le faisant s'échouer sur la rive sous le vent.