Jean-Jacques Wondo, né le 26 mars 1968 à Kinshasa, est un analyste belgo-congolais spécialisé dans les questions militaires, sécuritaires et géopolitiques en République démocratique du Congo et en Afrique centrale.
Diplômé de l’École royale militaire de Belgique, il est également titulaire d’un master en criminologie de l’Université de Liège et d’un postgraduat en science politique de l’Université libre de Bruxelles. Ses travaux portent principalement sur l’histoire des armées congolaises, la réforme du secteur de la sécurité, les rapports entre armée et pouvoir politique, ainsi que les dynamiques sécuritaires en Afrique centrale.
En février 2024, la République démocratique du Congo l'invite à venir à Kinshasa pour aider l'Agence nationale de renseignements à se réformer. Toutefois, après la tentative de coup d’État de 2024, il est arrêté le . Condamné à mort en septembre 2024 par un tribunal militaire, puis en appel en janvier 2025, une très forte pression internationale conduit à sa libération le et il retourne en Belgique.
Jean-Jacques Wondo Omanyundu naît le 26 mars 1968 à Kinshasa.
Il travaille en Belgique dans l’Administration générale des maisons de justice.
Après des études à Kinshasa, il suit une formation militaire en Belgique. Il est diplômé de l’École royale militaire de Belgique. Il est également titulaire d’un master en criminologie de l’Université de Liège et d’un postgraduat en science politique de l’Université libre de Bruxelles.
En 2013, il publie Les Armées au Congo-Kinshasa : radioscopie de la Force publique aux FARDC, ouvrage consacré à l’évolution des armées congolaises depuis la Force publique coloniale jusqu’aux Forces armées de la république démocratique du Congo.
Il publie ensuite Les Forces armées de la RD Congo : une armée irréformable ?, ouvrage consacré aux difficultés de réforme des Forces armées de la République démocratique du Congo.
En 2019, il publie L’essentiel de la sociologie politique militaire africaine, consacré aux rapports entre armées africaines, pouvoir politique et régimes prétoriens.
En 2025, il contribue à l’ouvrage collectif The Handbook of African Defence and Armed Forces, publié par Oxford University Press sous la direction d’Evert Kleynhans et Marco Wyss. Son chapitre, intitulé « Democratic Republic of the Congo », porte sur les forces armées et les politiques de défense de la République démocratique du Congo.
Jean-Jacques Wondo est arrêté en République démocratique du Congo après les événements du 19 mai 2024 à Kinshasa, au cours desquels des hommes armés attaquent notamment la résidence de Vital Kamerhe et le Palais de la Nation. Les autorités congolaises présentent ces événements comme une tentative de coup d’État.
Le 13 septembre 2024, il est condamné à mort par un tribunal militaire congolais dans le cadre du procès lié à cette affaire. Reuters rapporte que trente-sept accusés sont condamnés à mort lors de ce procès.
La peine de mort prononcée contre lui est confirmée en appel le 27 janvier 2025.
Le même jour, le ministère belge des Affaires étrangères réagit au verdict en évoquant une « grande déception » et une « incompréhension totale », en raison, selon lui, du manque manifeste de preuves crédibles présenté lors des audiences.
Le Parlement européen adopte une résolution consacrée au cas de Jean-Jacques Wondo, demandant notamment sa libération et critiquant le recours à la peine de mort. Amnesty International critique également sa condamnation et rappelle son opposition à la peine de mort.
Jean-Jacques Wondo est libéré le 4 février 2025. Les autorités belges annoncent sa libération et son retour vers la Belgique. Amnesty International Belgique annonce le 5 février 2025 qu’il est libre et de retour en Belgique.