Jean-Marie Martin

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Ne doit pas être confondu avec Jean-Marie Martin (historien).

Jean-Marie Martin
Jean Marie Martin en 2000.
Naissance
Décès
(à 89 ans)
Concarneau
Nom de naissance
Jean Joseph Yves Marie MartinVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Formation
Maître
Mouvement
Figuration narrative (groupe Réalité seconde)

Jean-Marie Martin né le à Lanriec et mort le à Concarneau, est un peintre français.

Biographie

Jean-Marie Martin est fils de marin pêcheur. Sa mère, Marie, tient le café restaurant l'Étoile du Nord, à proximité des chantiers navals de Concarneau.

En 1942, il entre à l'école régionale des beaux-arts de Rennes dans l'atelier de Mathurin Méheut, puis il s'installe à Paris en 1945 où il est admis à l'École des beaux-arts dans l'atelier de Jean Dupas, dont il n'apprécie pas l'enseignement qu'il estime trop rigide[réf. nécessaire].

Souffrant, il va se soigner dans un sanatorium réservé aux étudiants à Bouffémont.

De 1947 à 1951, Jean-Marie Martin fréquente les Ateliers d'art sacré à Paris , où il suit les cours de Jacques Le Chevallier — une part importante de son œuvre demeurera religieuse —, voyage en Espagne et, de 1957 à 1983, vit à Paris. Il y compose La Bataille de Wardepoule et Madame Royale, non sans revendiquer une influence des tableaux de Goya vus au musée du Prado à Madrid. Cette période parisienne s'achève avec le thème pictural de L'Enfer que la ville représente pour Jean-Marie Martin, ce « royaume des ombres » constitué par « le béton, le stress et la course perpétuelle dans les rues déshumanisées ».

En 1983, il quitte Paris avec Denise, son épouse, et le couple s'installe à Saint-Julien-le-Montagnier en Provence, dans une ancienne bastide rénovée, le Courcousier, au milieu des oliviers, où ils avaient l'habitude de venir passer des vacances. Il y peint La Légende du Roi Arthur et la quête du Saint Graal. En « fervent lecteur de Jean Markale, il trouve dans les écrits consacrés par ce dernier au celtisme son propre univers imaginaire, poétique et lyrique ». Il produit des tableaux-sculptures et des assemblages. Vers 1990, il prend une nouvelle direction avec des compositions en noir et blanc et des cordages.

Après la mort de son épouse en 2008, Jean-Marie Martin quitte la Provence pour regagner la Bretagne aux côtés de son frère Adrien. Il s'installe dans le quartier du Passage à Concarneau où il meurt en 2012,.

Peintre figuratif inspiré par le surréalisme, peintre abstrait, peintre de l'irréel, du surnaturel, de l'irrationnel, du fantastique, « metteur-en-scène de toute une population des guignols du quotidien » (Français moyen à la mer), « peintre de figures parodiques » « créateur de panthéon farfelu » à l'imagination féconde, nourri de la mythologie du Graal, Jean-Marie Martin a revisité le cycle arthurien pendant quinze ans, dans des compositions psychédéliques, sans abandonner les paysages ou le portrait.

Œuvres dans les collections publiques

Réception critique

Récompenses

Expositions

Personnelles

  • Galerie Mourgue, Paris, 1957, 1958.
  • Galeries Saluden, Brest et Quimper, 1961, 1963.
  • Robert Savage Gallery, Londres, 1962.
  • Ligoa Duncan Gallery, New-York, 1962.
  • Galerie Stagémus, Suisse, 1966.
  • Théâtre de l'Œuvre, Paris, 1967.
  • Galerie Jacques Massol, Paris, 1968, 1969, 1972, 1973.
  • Instituts français de Cologne et de Hanovre, 1970.
  • Galerie de l'Abbaye, Paris, 1975.
  • Galerie du Fleuve, Bordeaux, 1976, 1980.
  • Galerie Remarque, Trans-en-Provence, 1979, 1999.
  • Galerie de l'Œil de Bœuf (Madame Céres Franco), Paris, 1981.
  • Galerie Gloux, Concarneau, 1981.
  • Maison de la culture, Troyes, 1986.
  • Galerie du Poisson d'Or, Lyon, 1986.
  • Tour du roi René, Marseille, 1986.
  • Gréoux-les-Bains, 1998
  • Chapelle de la Trinité, Concarneau, 2000.
  • Immeuble Berluc à Forcalquier (Alpes-de-Haute-Provence), juin-,.
  • Église Saint-Joseph, Pont-Aven, .

Collectives

Notes et références

  1. ↑ « Vérification que vous n'êtes pas un robot ! », sur recherche.archives.finistere.fr (consulté le )
  2. 1 2 « Jean-Marie-Martin, un grand artiste du Passage », Ouest-France, .
  3. 1 2 « Nécrologie. Jean-Marie Martin peintre hors normes », sur Le Télégramme, (consulté le )
  4. 1 2 3 « L'hommage au peintre Jean-Marie Martin », Ouest-France.fr,‎ (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  5. 1 2 3 « Jean-Marie Martin - Peintres Français - Concarneau et ses Peintres - Jean-Marie Martin » [archive du ], sur www.concarneau-peintres.fr (consulté le )
  6. ↑ Où ses condisciples sont Joseph Archepel, Roland Guillaumel, Geoffroy Dauvergne, Roger Marage, Frédéric Back et Jean Le Merdy.
  7. 1 2 3 4 5 Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, t. 9, Günd, , p. 279.
  8. ↑ « Jean-Marie Martin et l'art sacré », concarneau-peintres.fr.
  9. 1 2 « Jean-Marie Martin Concarneau et ses Peintres -Peintres Français - » [archive du ], sur www.concarneau-peintres.fr (consulté le )
  10. ↑ Jeanine Rivais, « Jean-Marie Martin, chantre des mythes celtiques et occitans », jeaninerivais.fr.
  11. 1 2 Bretagne et celtisme, Jean-Maris Martin à la Galerie Mourgue, 1958, Les peintres de Concarneau.
  12. 1 2 « Retour à quai pour Jean-Marie Martin », Quotidien Le Télégramme, .
  13. ↑ « MARTIN, Jean- Marie - Le Delarge -Le dictionnaire des arts plastiques modernes et contemporains », sur www.ledelarge.fr (consulté le )
  14. ↑ « Jean-Marie Martin Concarneau et ses Peintres -Peintres Français - » [archive du ], sur www.concarneau-peintres.fr (consulté le )
  15. ↑ « Jean-Marie Martin Concarneau et ses Peintres - Peintres Français - » [archive du ], sur www.concarneau-peintres.fr (consulté le )
  16. ↑ Jeanine Rivais, « La collection Cérès Franco, musée de Lagrasse », Bulletin de l'Association des amis de François Ozenda, no 75,‎ (lire en ligne).
  17. ↑ FAC Paris Collections, « FAC Paris Collections », sur Navigart.fr, (consulté le )
  18. ↑ Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, « Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris », sur Navigart.fr, (consulté le )
  19. ↑ Centre national des arts plastiques, « Centre national des arts plastiques », sur Navigart.fr, (consulté le )
  20. ↑ Centre national des arts plastiques, « Centre national des arts plastiques », sur Navigart.fr, (consulté le )
  21. ↑ « Une biographie se prépare sur Jean-Marie Martin », Ouest-France,
  22. ↑ « Le fabuleux destin de Jean-Marie Martin », Le Télégramme, 2 décembre 2002
  23. ↑ Jean-Marie Martin, « interview à propos de son exposition à la galerie Jacques Massol », émission Arts d'aujourd'hui, France Culture, .
  24. 1 2 3 4 5 6 Voir affiche de l'exposition Les peintres de Concarneau
  25. ↑ [vidéo] Jean-Marie Martin exposait chez Céres Franco, film d'Yvon Le Floc'h (source : YouTube ; durée : 8 min 09 s).
  26. ↑ [vidéo] Jean-Marie Martin à Forcalquier, vidéo, 5 min 31 s sur Youtube.
  27. ↑ « Jean-Marie Martin exposé à l'église Saint-Joseph de Pont-Aven », Ouest-France, .
  28. ↑ Patrick-F. Barrer, Histoire du Salon d'Automne de 1903 à nos jours, Arts et Images du Monde, 1992.
  29. ↑ Jeanine Rivais, Carte blanche à Céres Franco à la Grande Maison de Bures-sur-Yvette, 1999.
  30. ↑ Jeanine Rivais, « Présentation de l'exposition du fonds Céres Franco à Miramas, 2000 », Bulletin de l'Association des amis de François Ozenda, no 69,‎ (lire en ligne).
  31. ↑ Jeanine Rivais, « Désirs bruts aux Ulis », Bulletin de l'Association des Amis de François Ozenda, no 64, .
  32. ↑ Maison des arts de Châtillon, Exposition désirs bruts, collection céres Franco, 2013.

Annexes

Bibliographie

Liens externes