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Jean Coustou est un peintre français né à Montpellier le , et mort dans la même ville le .
La famille Coustou de Montpelier n'a pas de lien avec la famille Coustou de Lyon puis de Paris contrairement à ce qu'écrit Louis de La Roque dans Peintres, sculpteurs et architectes de Montpellier.
Jean Coustou est le fils de Pierre Coustou, maçon, fils du maçon François Coustou, devenu maître maçon et architecte du consulat de Montpellier, et de Marie Martin, fille d’un maître tailleur. Des huit enfants du couple, seuls trois qui auraient pu atteindre l'âge adulte et Jean Coustou est le plus jeune.
D'après Louis de La Roque et le catalogue des tableaux du musée Fabre de 1879, il s'est formé à Paris auprès de Jean Restout. Certains de ses tableaux religieux sont directement inspirés d'œuvres de Charles Le Brun. Jean Coustou est un contemporain de Joseph-Marie Vien.
La Société des beaux-arts de Montpellier fondée en 1779 crée une école de dessin publique et gratuite avec quatre classes dans lesquelles les élèves traitent successivement les parties séparées, la figure entière d'après l'estampe, d'après la bosse, d'après le modèle vivant et l'architecture. Jean Coustou a été un des premiers peintres de l'école de dessin. Il a été le premier maître de François-Xavier Fabre (1766-1837), peintre et fondateur du musée Fabre.
Jean Coustou est devenu peintre officiel du consulat de Montpellier en 1746. Il a remplacé un peintre du nom de Desfours qui lui-même avait succédé en 1741 à Jacques Giral (1684-1749) qui a été professeur de Joseph-Marie Vien. Il a été le peintre officiel du consulat jusqu'en 1789. À ce titre, il doit réaliser chaque année les portraits des consuls qui lui sont d'abord payés 300 livres, puis 400 livres. Il a été remplacé pour l'année 1757 par le peintre Henri Vialla.
Les œuvres de Jean Coustou sont visibles dans les musées de Montpellier et de Béziers, ou dans les églises à Béziers, Lodève, Clermont-l'Hérault et Baillargues. Les tableaux consulaires qui ont été peints pendant deux siècles ont pour la plupart disparus après la vente de l'ancien hôtel de ville, en 1791.