Jean Marteilhe, né vers 1684 à Bergerac (Périgord) et mort en 1777 à Culemborg aux Pays-Bas, est un huguenot condamné aux galères sous Louis XIV. Il a écrit ses mémoires, publiés en 1757.
Il naît vers 1684 à Bergerac, de Isaac et Anne Lavergne, marchands calvinistes. En 1685 a lieu la révocation de l'édit de Nantes. Le , à 17 ans, il est condamné à Tournai, aux galères perpétuelles pour avoir voulu sortir du Royaume et échapper aux persécutions contre les protestants. Il passe par Dunkerque, au Havre, à Marseille, sur les navires La Palme et La Grande.

En 1713, sous les pressions répétées de la reine de Grande-Bretagne Anne, un grand nombre de protestants sont libérés à la condition de sortir du royaume de France. Jean Marteilhe est libéré le . Il s'exile à Genève puis à Amsterdam, où il se fixe et fait des affaires. Le il épouse Bernardine Halloy. Il écrit alors dans un livre autobiographique, Mémoires d'un galérien du Roi-Soleil, où il décrit son parcours au travers de la France et sa vie de galérien. L'ouvrage est publié pour la première fois à Rotterdam en 1757,,. Le , il meurt à Culemborg, dans le sud-ouest de la province de Gueldre aux Pays-Bas, à l'âge de 93 ans.
Selon André Zysberg, « Des dragonnades de Bergerac aux galères, et des galères à l'exil en Hollande, l'autobiographie de Jean Martheile témoigne pas à pas de l'histoire des protestants français de la seconde moitié du XVIIe siècle »