Jean Matal

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Jean Matal
Fonctions
Jurisconsulte
Biographie
Naissance
Décès
Surnom
Johannes Metellus
Nationalité
Formation
Activité
Jurisconsulte, Poète, Géographe, Cartographe, Historien
Autres informations
Mouvement
Maître
Genre artistique
Poésie
Distinction
1556: Chevalier du Saint-Empire
Blason.

Jean Matal (ou Métel), né vers 1517 à Poligny dans le comté de Bourgogne et mort en 1597 à Cologne en Allemagne, ville libre d'Empire où il fut enterré dans l'église paroissiale de S. Paul près de l'église collégiale de S. André, est un jurisconsulte, poète, cartographe, géographe, historien et érudit comtois du XVIe siècle, défenseur, à la suite d'Érasme, de l'irénisme en matière de religion. Il était aussi surnommé en latin Johannes Metellus ou Johannes Matalius Metellus Sequanus. Il est également l'un des représentants du courant dit de l'humanisme juridique, à la suite de ses maîtres André Alciat et Ulrich Zasius.

Biographie

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Jean Matal naît vers 1517 à Poligny, dans le comté de Bourgogne, de Jean Matal et Catherine de la Vaissière, une famille considérée. Il commence ses études de droit à l'université de Dole, les poursuit à Fribourg en Brisgau, où il est élève d'Ulrich Zasius, puis entre 1538 et 1541 à Bologne, pour entendre les leçons du célèbre Alciat et de Giovanni Ansovino di Medicis, avec qui il se rend, en 1541, à l'université de Padoue. En 1542, il suit l'Alciat à Ferrare, et il obtient, au 26/, son doctorat 'utriusque iuris' à l'université de Sienne. A Bologne, il se lie d’une étroite amitié avec deux de ses condisciples, Antonio Agustín et Jerónimo Osório. En 1545, il suit Agustín, devenu auditeur à la 'Rota Romana', à Rome, où il rassemble sa fameuse sylloge épigraphique preservée dans la Bibliothèque Vaticane. En , il part avec Agustín pour l'Angleterre, où Agustín est expédié comme envoyé du Pape. En quittant l’Angleterre en automne 1555, Matal se rend en Flandre, à la cour de Charles-Quint à Bruxelles, où son père Jean Matal est anobli par lettres patentes du (noblesse héréditaire) et du (élevation à la chevalerie avec titre de 'eques auratus', amélioration de ses armoires), et s'intègre dans un cercle d'étudiants espagnols autour de Pedro Ximénez (Petrus Ximenius Hispanus, environ 1524-1595) et Fadrique Furió Ceriol qui oppose la politique ecclésiastique de Philippe II d'Espagne. En 1563, il gagne Cologne, le futur centre de ses activités politiques, iréniques, cartographiques, philologiques et antiquaires jusqu'à son décès le . Vers 1580 il entreprend de faire imprimer les ouvrages de son ami Osorio, ce qu'il fait en 1581 à Cologne. Il rédige pour cet ouvrage une préface d'une centaine de pages dans lesquels il démontre ses capacités de géographe et d'historien.

Il avait des connaissances très-étendues dans la jurisprudence, la géographie, l’histoire et les antiquités. Il était en correspondance avec la plupart des savants de son temps, entre autres Georges Cassander. On a publié quelques-unes des lettres qu’il lui écrivait; elles sont assez curieuses (Voy. Bayle, art. J. Métel). Gilbert Cousin, son compatriote, lui a dédié plusieurs de ses ouvrages; Benoît Ægius, de Spolète, la première édition de la Bibliothèque d’Apollodore, et Barthel. Bodegem, le traité d’Osorio de Gloria (Cologne, 1577, in-12), dont Matal et Antonio Agustín sont les deux interlocuteurs. On a une lettre d’Onofrio Panvinio, imprimée au-devant de la Chronique de Gérard Mercator (1568), dans laquelle il déclare que c’est Matal qui lui a inspiré le goût de l’antiquité, et que c’est à sa sollicitation qu’il a entrepris les Fastes romains. Matal fut l’un des correcteurs des Pandectes Florentines, et des Inscriptions étrusques, publiées par Gruter.

Distinctions

Le , Bruxelles: Charles-Quint élève Jean Matal (père) à la noblesse héréditaire.

Le , à Bruxelles, Charles-Quint l'élève à la chevalerie avec titre de 'eques auratus' et amélioration de ses armoires.

Les 20 et , de Philippe II: confirmation de noblesse pour les frères Pierre, Claude et Jean Matal, 'fils de feu Jean Matal'.

Œuvres

On a de lui:

Galerie

Notes et références

  1. ↑ Gilbert Cousin, La Franche-Comté au milieu du XVIe siècle : ou, Description de la Haute-Bourgogne, L. Declume, (lire en ligne).
  2. ↑ Roger de Lurion, Nobiliaire de Franche-Comté, (lire en ligne).
  3. ↑ William Stenhouse, « Jean Matal: Humanistischer Jurist und europäischer Friedensdenker (um 1517-1597) (review) », Renaissance Quarterly, vol. 58, no 4,‎ , p. 1374–1375 (ISSN 1935-0236, lire en ligne, consulté le ).
  4. 1 2 François Félix Chevalier, Mémoires historiques sur la ville et seigneurie de Poligny : avec des recherches relatives à l'histoire du Comté de Bourgogne & de ses anciens souverains, et une collection de chartes intéressantes, Delhorme, (lire en ligne).
  5. ↑ (de) Peter Arnold Heuser, Jean Matal. Humanistischer Jurist und europäischer Friedensdenker (um 1517-1597, Köln - Weimar - Wien, Böhlau Verlag, , 566 p. (ISBN 3-412-06003-8), p. 245-248 (chapitre 2.2: 'Tod und letzte Ruhestätte'), pp. 223-439 (section C: 'Matal in Köln (1563-1597)'.
  6. ↑ De La Grave, Essai historique et militaire sur la province de Roussillon ; suivi d'un Mémoire de localité, et d'un projet de cession entre les couronnes de France et Espagne ; avec des projets d'offensive & de défensive. Par M. le chevalier D. L. G., (lire en ligne).
  7. ↑ Eugène Rougebief, Histoire de la Franche-Comté ancienne et moderne : précédée d'une description de cette province, Ch. Stèvenard, (lire en ligne).

Bibliographie

Liens externes