Jean Mouzat

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Jean Mouzat
Portrait de Jean Mouzat dans les années 1930.
Fonction
Président
Société des lettres, sciences et arts de la Corrèze (d)
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Domicile
Activité
Rédacteur à
Lemouzi, Òc (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Maître

Jean Mouzat (en occitan Joan Mouzat), né le à Tulle en Corrèze et mort le à Saint-Germain-en-Laye dans les Yvelines, est un auteur limousin de langue occitane et française.

Biographie

Enfance

Il est le fils de Guillaume Mouzat, horticulteur, et d'Antoinette Buge. Son enfance se passe sans heurt, 24 rue Anne-Vialle, à Tulle. Il reçoit une éducation traditionnelle. Sa grand-mère paternelle, Marie Combes, dite Míeta, l’initie à la langue occitane, mais il l'entend également beaucoup dans les rues. Il passe toute sa scolarité à Tulle, dans des établissements publics. Finalement, il ne reste que peu de temps dans sa ville natale où il ne revient que pour les vacances.

Formation

Il obtient son baccalauréat en 1921 et son certificat d’études de littérature classique l’année suivante. C’est un bon élève avec un goût pour les voyages. Ensuite, à la faculté de lettres de l’université de Toulouse, il obtient un certificat d'études supérieures d’Anglais en 1925 et devient alors licencié d'Anglais. En 1927, il prépare un certificat d'études supérieures de langue et littérature méridionales avec Joseph Anglade comme professeur. C’est devant lui que Jean Mouzat présente le son mémoire sur Les légendes arthuriennes dans la poésie de Morris, Swinburne, Tennysson...

Carrière professionnelle dans le secondaire

Au cours de sa vie, Jean Mouzat exerce plusieurs métiers. Alors qu'il est encore étudiant, il travaille comme maître d'internat entre 1922 (à Gaillac, Pamiers et Foix) et 1925 (à Montauban et Toulouse). Après avoir obtenu ses diplômes, Jean Mouzat est promu professeur délégué d'anglais à Sillé-le-Guillaume, dans la Sarthe, de 1925 à 1926. Puis, en 1926 et 1927, il enseigne à Revel, dans la Haute-Garonne, ce qui lui permet de revenir dans le Midi de la France. De 1930 à la fin de 1931, Jean Mouzat effectue son service militaire obligatoire. Il devient Caporal-chef. Après avoir terminé son service militaire, il recherche une affectation dans l'enseignement. En 1932, il est délégué pour l'enseignement de l'anglais au lycée de Lons-le-Saunier, dans le Jura, où il reste jusqu'en 1939. Il est reçu agrégé d'anglais au concours de 1938. Le , il est nommé au lycée Ampère à Lyon. Au moment de la Seconde Guerre mondiale, il est appelé du jusqu'au avec le grade de sergent d'infanterie. Il revient ensuite à son enseignement à Ampère, puis au lycée Janson-de-Sailly, à Paris, en 1946. D'aucuns l'estiment très bon professeur. Paul Dottin, son directeur de diplôme d'étude supérieure dit qu'il possède une « vraie expérience de l'enseignement » et un collègue de Janson-de-Sailly disait que Jean Mouzat « sait intéresser les apprenants et les amener à s'exprimer en langue étrangère ».

Il caresse un temps un projet sur Gaucelm Faidit à l'Institut d'études provençales de la Sorbonne

Carrière professionnelle dans le supérieur

Le parcours professionnel de Jean Mouzat est très diversifié. Dans un premier temps, il anime des conférences en France (Avignon, Paris), en Allemagne (Heidelberg) et à Bruxelles entre 1962 et 1966. Il rend notamment un hommage à Albert Pestour avec une conférence le . Parallèlement, il participe à l'élaboration de nombreuses revues telles que la revue OC (de 1941 jusqu'à 1976). Il enseigne à l'université du Minnesota (Minneapolis, 1966-1967), puis à Besançon comme maître de conférences (1967). Pour finir, il est affecté à la faculté de lettres et sciences humaines de Limoges (1968). En 1969, il est élu président de la Société de Lettres, Sciences et Arts de Corrèze. Peu de temps après, sa femme meurt, le . Puis, il part à la retraite la même année, à 65 ans, et déménage de Limoges à Collonges. En 1973, il crée La Clau Lemosina, une revue qui met en valeur la langue et la culture occitane du limousin. Il tombe malade et meurt le .

Principales œuvres

Mentions

Notes et références

  1. ↑ Joseph Loubet, « L'Institut d'études provençales de la Sorbonne », dans Dis Aup i Pirenèu, Avignon, Aubanel, 1954, p. 90 (BNF 31805720).

Pour approfondir

Bibliographie

Liens externes